{"id":27526,"date":"2022-06-21T19:00:20","date_gmt":"2022-06-21T18:00:20","guid":{"rendered":"https:\/\/lepotentiel.bj\/?p=27526"},"modified":"2022-06-21T19:00:20","modified_gmt":"2022-06-21T18:00:20","slug":"benin-environ-47-milliards-pour-juguler-definitivement-la-penurie-deau-potable-a-cotonou","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lepotentiel.bj\/?p=27526","title":{"rendered":"B\u00e9nin : Environ 47 milliards pour juguler d\u00e9finitivement la p\u00e9nurie d&rsquo;eau potable \u00e0 Cotonou"},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019eau est indispensable \u00e0 l&rsquo;homme dit-on. \u00c0 son av\u00e8nement en 2016, le gouvernement de la rupture en a fait une priorit\u00e9. Apr\u00e8s six ans de gouvernance, l&rsquo;eau est-elle le bien le mieux partag\u00e9 au B\u00e9nin ? Donner de l&rsquo;eau potable aux populations d&rsquo;ici 2024 est-il encore possible ? Ce sont les questions auxquelles Samou S\u00e9idou ADAMBI, Ministre de l\u2019Eau et des Mines apporte des r\u00e9ponses \u00e0 travers cet entretien r\u00e9alis\u00e9 lors de son intervention sur l&rsquo;\u00e9mission \u2039\u2039 le Gouvernement en action \u203a\u203a.<\/p>\n\n\n\n<p>ORTB&nbsp;: Monsieur le ministre, nos populations n\u2019ont pas de l&rsquo;eau potable, nos populations manquent encore de l&rsquo;eau \u00e0 boire. Pourquoi cela, Monsieur le Ministre&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Samou S\u00e9idou ADAMBI&nbsp;: L\u2019objectif du gouvernement c\u2019est de donner de l&rsquo;eau \u00e0 tous nos compatriotes donc tant qu&rsquo;il reste un pan de la population qui n&rsquo;a pas encore ce liquide pr\u00e9cieux, pour nous, donc rien n&rsquo;est fait ; m\u00eame si des efforts ont \u00e9t\u00e9 faits depuis 2016 \u00e0 nos jours.<br>Il faut reconna\u00eetre que le creux \u00e9tait vraiment profond, tr\u00e8s profond. On s&rsquo;y est jet\u00e9, mais aujourd&rsquo;hui, on a quand m\u00eame fait des efforts louables. Que \u00e7a soit en milieu urbain ou en milieu rural. M\u00eame si aujourd&rsquo;hui, \u00e0 Cotonou, le manque d&rsquo;eau est un peu criard, \u00e7a peut s&rsquo;expliquer parce que la volont\u00e9 du gouvernement d&rsquo;impacter toute la population nous a amen\u00e9 \u00e0 concevoir des projets gigantesques. C&rsquo;est \u00e7a le cas de Cotonou pour lequel, aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;appel d&rsquo;offres est d\u00e9j\u00e0 lanc\u00e9, avec l&rsquo;appui de la Banque europ\u00e9enne d&rsquo;investissement et de l&rsquo;AFD, pour permettre \u00e0 ce que nous r\u00e9glions de fa\u00e7on d\u00e9finitive la question de Cotonou. Le gouvernement n&rsquo;est pas rest\u00e9 seulement sur ce projet.<br>Les quartiers les plus touch\u00e9s, difficiles, ce sont les p\u00e9riph\u00e9ries de Cotonou \u00e0 savoir: Fidjross\u00e8 et Godomey que nous mettons un peu dans la p\u00e9riph\u00e9rie de Cotonou et PK 10. Pour Fidjross\u00e8 et Godomey, on a essay\u00e9 de r\u00e9gler avec un projet que nous avons appel\u00e9 \u00ab&nbsp;mesures d&rsquo;urgence&nbsp;\u00bb et l\u00e0, aujourd&rsquo;hui, \u00e7a s&rsquo;est am\u00e9lior\u00e9 m\u00eame si ce n&rsquo;est pas encore ce que nous voulons.<br>A Akpakpa, nous sommes \u00e9galement dans une autre mesure pour pouvoir att\u00e9nuer la souffrance des populations en attendant que le v\u00e9ritable projet, qui est d&rsquo;environ 47\u202fmilliards rien que pour la ville de Cotonou, ne d\u00e9marre dans quelques temps pour soulager d\u00e9finitivement, d&rsquo;ici deux ans, les souffrances en mati\u00e8re d&rsquo;eau potable dans la ville de Cotonou.<br>C&rsquo;est presque le cas partout sur le territoire national. Il y a des projets qui sont d\u00e9j\u00e0 termin\u00e9s que vous avez couverts avec nous, que \u00e7a soit \u00e0 Djougou, \u00e0 Parakou, dans les collines et \u00e0 Adjara. Et aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est termin\u00e9 en milieu urbain et d&rsquo;autres localit\u00e9s, \u00e9galement en milieu rural, sont termin\u00e9es. On va dans cet \u00e9lan pour permettre de pouvoir faire le point du trajet parcouru aujourd&rsquo;hui par le gouvernement que \u00e7e soit en milieu rural ou en milieu urbain.<\/p>\n\n\n\n<p>Si vous le permettez, on ira \u00e0 la r\u00e9gie parce que l\u00e0, vous avez parl\u00e9 de Akpakpa. C&rsquo;est au c\u0153ur de la ville de Cotonou o\u00f9 les populations n&rsquo;ont pas de l&rsquo;eau. Elles se plaignent chaque jour si vous voulez, suivez cet \u00e9l\u00e9ment pour plus de pr\u00e9cisions.<br>Citoyens&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>1- Des fois, on trouve de l\u2019eau&nbsp;; des fois, on n\u2019en trouve pas. Tous les matins, si on veut bouillir de l\u2019eau pour pr\u00e9parer, il n\u2019y a pas de l&rsquo;eau.<br>On se d\u00e9brouille comme \u00e7a et on souhaite que \u00e7a s\u2019am\u00e9liore, c&rsquo;est tout ce qu&rsquo;on veut.<br>2- Nous aimerions que les autorit\u00e9s puissent vraiment nous aider pour que nous, en tant que citoyens, nous ayons de l&rsquo;eau propre.<\/p>\n\n\n\n<p>ORTB : Vous venez de suivre cet \u00e9l\u00e9ment-t\u00e9moin en plein c\u0153ur de Cotonou, la m\u00e9tropole du B\u00e9nin. Alors qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9 que le taux de desserte nationale en eau potable en milieu urbain est de 70% en 2021\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>En fait, ce n&rsquo;est qu&rsquo;un pan de la ville de Cotonou qui n&rsquo;a pas d&rsquo;eau potable. Je le disais tant\u00f4t, Cotonou, c&rsquo;est la ville m\u00e9tropole, c&rsquo;est la ville phare de notre pays donc nous avons con\u00e7u un projet important et avec l&rsquo;accompagnement des partenaires que j\u2019ai cit\u00e9s tant\u00f4t, nous allons r\u00e9gler d\u00e9finitivement la question. Le gouvernement n&rsquo;a pas attendu que le projet d\u00e9marre pour r\u00e9gler au moins la souffrance des populations. Pour celles qui sont \u00e0 Akpakpa, je pense bien que d&rsquo;ici le mois d&rsquo;ao\u00fbt, normalement, la situation devrait pouvoir s&rsquo;am\u00e9liorer parce que, depuis le mois de mars, on a lanc\u00e9 cette mesure d&rsquo;urgence pour pouvoir att\u00e9nuer un tant soit peu les difficult\u00e9s de nos concitoyens en attendant la mise en \u0153uvre du projet que nous appelons Cotonou 3. Aujourd&rsquo;hui, les \u00e9tudes sont termin\u00e9es pour pouvoir apporter ce surplus qui manque.<br>En fait, c&rsquo;est quoi le besoin de Cotonou ? Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est environ 124\u202f000 m3 d&rsquo;eau par jour. Malheureusement, la production est de 84. Le gap est de 40\u202f000 m3.<br>Donc, dans le cadre du projet Cotonou 3, avec les partenaires que j\u2019ai cit\u00e9s tant\u00f4t, nous avons d\u00e9j\u00e0 fait r\u00e9aliser les forages pour combler le gap. On est all\u00e9 au del\u00e0 des 40\u202f000 m3 qui manquent&nbsp;; et ce qui reste, ce sont les autres phases de mise en \u0153uvre du projet dont les travaux de canalisation qui vont d\u00e9marrer bient\u00f4t et de renforcement des deux stations de traitement, l&rsquo;une \u00e0 TOGOUDO au niveau de Carrefour IITA et l\u2019autre \u00e0 AKOSSOMBO que vous connaissez. Les deux seront renforc\u00e9s pour permettre d&rsquo;envoyer de l&rsquo;eau directement \u00e0 Akpakpa, au niveau du ch\u00e2teau d&rsquo;eau. L&rsquo;autre chose, c\u2019est de connecter \u00e9galement de Porto-Novo et d&rsquo;amener de l&rsquo;eau \u00e0 Akpakpa parce qu\u2019Akpakpa se trouve en bout de r\u00e9seau. Quitter AKOSSSOMBO pour arriver \u00e0 AKPAKPA, c&rsquo;est environ dix kilom\u00e8tres, c&rsquo;est tr\u00e8s loin.<br>Et dites-vous, avec les travaux en cours dans la ville de Cotonou, les travaux d&rsquo;assainissement, d&rsquo;asphaltage et autres, nous avons subi trop de casses. Ce que la dame disait tant\u00f4t, c&rsquo;est d\u00fb aux casses&nbsp;; et l\u2019eau qui quitte la station de traitement ne peut jamais \u00eatre impropre, c\u2019est de l\u2019eau potable toujours mais dans le transport nous subissons de ces difficult\u00e9s. Soit c&rsquo;est une casse qui n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9e et parfois jusqu\u2019\u00e0 l\u2019heure-l\u00e0 il y a des casses qu&rsquo;on n&rsquo;a pas encore d\u00e9tect\u00e9es. Donc, \u00e7a peut amener \u00e0 ce que la dame a constat\u00e9 parce que c&rsquo;est tard dans la nuit, au moment o\u00f9 ceux qui sont au c\u0153ur de la ville, la zone juste avant la lagune, la zone ouest, c&rsquo;est quand eux ils baissent en consommation que l\u2019eau peut aller \u00e0 Akpakpa. C\u2019est donc entre 2h et 5 h du matin que l\u2019eau peut aller l\u00e0-bas. A 5h, tout le monde se met debout pour aller au boulot le lendemain, donc forc\u00e9ment Akpakpa manque d&rsquo;eau. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on vivait \u00e0 Fidjross\u00e8 o\u00f9 \u00e7a a \u00e9t\u00e9 att\u00e9nu\u00e9 un peu. Au moins, avec \u00e7a, vous pouvez avoir de l&rsquo;eau m\u00eame si \u00e7a ne monte pas \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage pour l&rsquo;instant. C&rsquo;est ce que nous voulons \u00e9galement \u00e0 Akpakpa&nbsp;: avoir en permanence de l&rsquo;eau, en attendant que le programme d\u00e9marre. Lorsque le projet va d\u00e9marrer, tout au moins jusqu&rsquo;au troisi\u00e8me \u00e9tage, on doit avoir de l&rsquo;eau parce que nos ch\u00e2teaux d&rsquo;eau ont au moins cette hauteur d&rsquo;aller jusqu&rsquo;au troisi\u00e8me \u00e9tage pour pouvoir couvrir enti\u00e8rement Cotonou.<br>Nous voulons amener de l&rsquo;eau de Porto-Novo pour renforcer le syst\u00e8me d&rsquo;alimentation en eau potable. Traverser la commune de S\u00e8m\u00e8 Podji et venir renforcer pour faire corps avec PK10 pour permettre que les deux zones puissent se ravitailler \u00e0 partir de Porto-Novo.<br>Voil\u00e0 ce que je peux vous dire par rapport \u00e0 ce qui concerne Cotonou. Nous sommes \u00e0 pied d&rsquo;\u0153uvre. Nous n&rsquo;attendons pas que le grand projet d\u00e9marre, mais nous pouvons trouver des solutions palliatives en attendant que la satisfaction soit totale.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019autre ville o\u00f9 il y a assez de population, c&rsquo;est bien s\u00fbr la ville d\u2019Abomey-Calavi. L\u00e0 aussi, il y a assez de plaintes. Est-ce qu&rsquo;avec les travaux men\u00e9s \u00e0 ce niveau, \u00e7a pourra permettre de couvrir tous les besoins parce que Abomey-Calavi, c\u2019est aujourd&rsquo;hui une ville dortoir ?<\/p>\n\n\n\n<p>Bien s\u00fbr ! La ville a \u00e9t\u00e9 scind\u00e9e en trois phases. La premi\u00e8re phase est termin\u00e9e, la deuxi\u00e8me \u00e9galement termin\u00e9e, la troisi\u00e8me va d\u00e9marrer bient\u00f4t. Nous avons fait un appel d&rsquo;offres qui est, malheureusement, devenu infructueux parce qu&rsquo;il y a des crit\u00e8res qui ont \u00e9limin\u00e9 tous les soumissionnaires. Nous allons donc reprendre rapidement, peut-\u00eatre trouver les voies les plus courtes pour pouvoir rapidement lancer ce qui va permettre aux populations de Ou\u00e8do et toute la zone non impact\u00e9e jusqu&rsquo;ici d&rsquo;avoir de l&rsquo;eau parce que nous avons la ressource. C&rsquo;est \u00e7a qui est important.<br>Ce que nous produisons aujourd&rsquo;hui \u00e0 Zinvi\u00e9 devrait pouvoir couvrir enti\u00e8rement la ville sans aucun souci. Tout ce qui nous reste, c\u2019est l&rsquo;extension et la construction des ouvrages de stockage des ch\u00e2teaux d&rsquo;eau et des b\u00e2ches au sol. La production n&rsquo;a aucun probl\u00e8me \u00e0 partir de Zinvi\u00e9, on n&rsquo;a aucun souci pour couvrir enti\u00e8rement Abomey-Calavi urbain parce que cette commune \u00e0 \u00e9t\u00e9 scind\u00e9e en urbain et en rural. Le rural par exemple, c\u2019est GLO-DJIGBE qui est impact\u00e9e par l&rsquo;Agence de l&rsquo;eau en milieu rural que vous connaissez et puis, les autres villages qui ne sont pas tr\u00e8s coll\u00e9s \u00e0 Abomey-Calavi seront aliment\u00e9s par l&rsquo;Agence de l&rsquo;eau pour couvrir enti\u00e8rement la ville. C&rsquo;est le m\u00eame m\u00e9canisme partout o\u00f9 nous avons les centres urbains et les parties rurales.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans pratiquement toutes les villes du B\u00e9nin, la situation est presque identique. Vous avez annonc\u00e9 dans le programme d&rsquo;action du gouvernement de 2021 \u00e0 2026 que l&rsquo;objectif, c&rsquo;est de r\u00e9aliser la disponibilit\u00e9 d&rsquo;eau potable pour tous d&rsquo;ici 2024 pr\u00e9cis\u00e9ment. Est-ce qu\u2019avec l&rsquo;\u00e9tat des lieux actuel, m\u00eame si des r\u00e9formes sont engag\u00e9es, des chantiers ainsi de suite, vous pensez pouvoir r\u00e9aliser cet objectif en 2024 quand on sait que vous avez commenc\u00e9 depuis 2016 d\u00e9j\u00e0 ?<\/p>\n\n\n\n<p>Oui ! Il faut reconna\u00eetre que les d\u00e9buts sont toujours difficiles. 2016 a \u00e9t\u00e9 d\u2019abord l&rsquo;ann\u00e9e d&rsquo;\u00e9valuation. En 2017, les premiers projets ont vu le jour et dites-vous que ce qu\u2019on pensait et je l\u2019avais d\u00e9j\u00e0 dit ici en 2020, les chiffres dont on disposait n\u2019\u00e9taient pas exacts. On a d\u00fb d\u2019abord corriger ces chiffres pour se rendre compte que le chemin \u00e9tait encore plus long que ce qui \u00e9tait pr\u00e9vu. Et l\u00e0, nous sommes en train de faire notre chemin tout doucement et \u00eatre s\u00fbr que, une fois termin\u00e9, tout le monde va \u00eatre impact\u00e9 parce que c\u2019est l\u2019objectif.<br>Certes, on \u00e9tait parti pour 2021 mais malheureusement l\u2019homme propose, Dieu dispose et avec tout ce que vous connaissez, les situations \u00e0 la fois int\u00e9rieure et ext\u00e9rieure, la covid-19 et tout ce qui s\u2019en suit, on n\u2019a pas pu encore boucler. La covid-19, c\u2019est pratiquement deux ans de fermeture des industries qui produisent des pompes par exemple. Lorsque vous prenez le projet d\u2019alimentation en eau potable des trois villes des collines, on a \u00e9t\u00e9 bloqu\u00e9 pendant deux ans. Les commandes sont parties mais, deux ans durant, n\u2019ont pas pu \u00eatre livr\u00e9es. C\u2019est maintenant que le chantier reprend tout doucement parce que le premier barrage est termin\u00e9, le second sera bient\u00f4t termin\u00e9 aussi d\u2019ci d\u00e9cembre. Les ouvrages sont presque termin\u00e9s de m\u00eame que les grosses canalisations qui sont presque termin\u00e9es. Il ne reste que l\u2019extension au c\u0153ur de la ville qui ne prendra pas plus d\u2019un an. Nous avons donc \u00e9t\u00e9 frein\u00e9 pendant deux ans. C\u2019est pourquoi nous repartons sur 2024 dans l\u2019espoir que d\u2019ici au plus tard d\u00e9cembre 2024 ou d\u00e9but 2025, tout sera enti\u00e8rement fini&nbsp;; et commencer maintenant par voir quelles sont les zones qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 couvertes et puis aller ratisser pour couvrir enti\u00e8rement en un ou deux ans. Tout compte fait avant la fin du mandat, le pari sera tenu.<\/p>\n\n\n\n<p>Vous avez trouv\u00e9 la transition. C\u2019est surtout par rapport au d\u00e9partement des collines. Dans la commune de Savalou, les gens continuent de se plaindre. Aujourd\u2019hui, la pluie, elle se fait rare dans cette localit\u00e9 et puis la population dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;mais attend&nbsp;! on va encore continuer \u00e0 supplier l\u2019Etat pour avoir l\u2019eau&nbsp;?&nbsp;\u00bb. C\u2019est vrai, vous avez dit 2024. C\u2019est d\u00e9j\u00e0 trop loin pour les populations. Elles ne vont pas attendre. Elles veulent boire de l\u2019eau potable, Monsieur le Ministre&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est vrai&nbsp;! Savalou, c\u2019est la premi\u00e8re mesure d\u2019urgence que nous avons eu \u00e0 prendre pour environ deux milliards de francs CFA mais malheureusement, les forages n\u2019ont pas tenu. Nous avons r\u00e9alis\u00e9 une quinzaine de forages que nous avons reli\u00e9e mais, en un an, tout est parti. Les forages ne tiennent plus, c\u2019est une zone de socle. Nous sommes tomb\u00e9s sur des r\u00e9servoirs d\u2019eau dont le renouvellement n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 assur\u00e9 avec les pluies successives qui s\u2019en sont suivies. La d\u00e9cision a donc \u00e9t\u00e9 prise, aujourd\u2019hui, de partir du barrage de LIFFO qui est environ \u00e0 30km du centre de Savalou pour alimenter toute la commune.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelle est la capacit\u00e9 de ce barrage, Monsieur le Ministre&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Douze million de m\u00e8tre cube (12 000 000 m3). C\u2019est le plus gros barrage en construction dans notre pays, dans la commune de Glazou\u00e9, dans le village de LIFFO. Les travaux de correction sont en cours pour \u00eatre achev\u00e9s en f\u00e9vrier, ensemble, avec les autres travaux pour les trois communes \u00e0 savoir&nbsp;: Glazou\u00e9, Sav\u00e8 et Dassa-Zoum\u00e8. C\u2019est de ce barrage que nous allons prendre de l\u2019eau pour alimenter Savalou et alimenter tous les autres villages que nous allons traverser avant d\u2019arriver \u00e0 Savalou.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors, quelles solutions imm\u00e9diates trouver pour sortir Savalou de cette situation, parce que les populations ne peuvent pas attendre&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Les conduites, en fait, ne tiennent pas. La SONEB a \u00e9t\u00e9 instruite avec le renfort de SATOM et le bureau d\u2019\u00e9tude IRGIB pour voir comment faire pour que les robinets ne restent pas \u00e0 sec m\u00eame si tout le monde ne peut pas avoir de l\u2019eau au m\u00eame moment. Savalou a d\u00e9j\u00e0 eu l\u2019eau, et c\u2019est l\u00e0 o\u00f9 c\u2019est difficile. Pour quelqu\u2019un qui a connu les yeux, devenir aveugle, c\u2019est difficile \u00e0 g\u00e9rer contrairement aux populations qui n\u2019ont jamais eu l\u2019eau de robinet. Avec la saison pluvieuse qui a commenc\u00e9, \u00e7a devrait pouvoir s\u2019att\u00e9nuer pour que d\u2019ici f\u00e9vrier, Savalou soit connect\u00e9 au barrage de LIFFO pour r\u00e9gler d\u00e9finitivement la question de cette ville.<br>L\u2019autre barrage qui est celui d\u2019AYEDJOKO alimentera toujours les trois villes.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons entre temps survol\u00e9 le plateau d\u2019Abomey. L\u00e0 aussi, le probl\u00e8me du manque d\u2019eau se posait avec acuit\u00e9. Est-ce qu\u2019aujourd\u2019hui, on pourrait dire que les populations ne manquent plus d\u2019eau potable, Monsieur le Ministre&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>On ne peut pas dire enti\u00e8rement que les populations ne manquent plus d\u2019eau potable parce qu\u2019il y a le milieu urbain et le milieu rural.<br>Pour le milieu urbain, c\u2019est r\u00e9gl\u00e9 presqu\u2019\u00e0 90%. Que ce soit \u00e0 Abomey, Bohicon, Zakpota, Zagnanado, Djidja et Zogbodomey, c\u2019est r\u00e9gl\u00e9. Il y a eu deux phases\u00a0: la premi\u00e8re phase a consist\u00e9 \u00e0 la mobilisation, la conduite et le traitement de l\u2019eau. Puis la deuxi\u00e8me phase, \u00e0 l\u2019extension du r\u00e9seau pour atteindre les populations qui sont install\u00e9es en milieu urbain mais cela ne veut pas dire que d\u2019ici deux ans, on ne va pas connaitre les gens qui n\u2019ont pas d\u2019eau parce que l\u2019urbanisation continue et c\u2019est \u00e7a qui sera du ressort de la SONEB. Le gouvernement aura fini ainsi en milieu urbain. La SONEB sera ainsi outill\u00e9e et aura les ressources pour atteindre les populations l\u00e0 o\u00f9 elles sont install\u00e9es tout en contr\u00f4lant l\u2019urbanisation.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y aussi les villes comme Parakou o\u00f9 l\u2019eau manque cruellement. Quel est aujourd\u2019hui le sort de ces populations ?<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne faut pas dire que l\u2019eau manque cruellement \u00e0 Parakou. C\u2019est en 2020 que nous avons r\u00e9ceptionn\u00e9 les travaux d\u2019alimentation en eau potable de la ville, financ\u00e9s par la BOAD, l\u2019Etat b\u00e9ninois et la SONEB. Nous avons donc r\u00e9gl\u00e9 la question de la mobilisation. Nous avons fait une extension d\u2019environ 360 km mais \u00e7a n\u2019a pas suffi. On a encore projet\u00e9 pour 600 km mais, malheureusement, l\u2019entreprise avec laquelle nous avons contract\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9faillante. L\u00e0 \u00e9galement, la Direction Nationale du Contr\u00f4le des march\u00e9s publics nous a donn\u00e9 l\u2019avis de r\u00e9siliation. Nous avons r\u00e9sili\u00e9 le contrat et, dans quelques jours, nous allons proc\u00e9der au recrutement d\u2019une nouvelle entreprise qui va faire l\u2019extension puisque l\u00e0-bas c\u2019est de l\u2019extension seulement qu\u2019il s\u2019agit.<br>Dans tous les projets r\u00e9ceptionn\u00e9s, c\u2019est Parakou qui a la plus grande quantit\u00e9 d\u2019eau disponible, aujourd\u2019hui. La ressource existe et est disponible en quantit\u00e9 suffisante. C\u2019est l\u2019extension dans les quartiers p\u00e9riph\u00e9riques qui reste pour atteindre les zones qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 impact\u00e9es.<br>Parakou, c\u2019est l\u2019urbanisation pas tr\u00e8s bien contr\u00f4l\u00e9e o\u00f9 les gens sont isol\u00e9s&nbsp;; et la SONEB est oblig\u00e9e de faire des canalisations pour 4 ou 5 m\u00e9nages sur des centaines de kilom\u00e8tre, ce qui n\u2019est pas rentable. C\u2019est pourquoi le gouvernement a pris \u00e7a pour r\u00e9aliser le projet et remettre la gestion \u00e0 la SONEB, avec un souci de ma\u00eetrise de l\u2019urbanisation dont je parlais tant\u00f4t pour faciliter donc l\u2019acc\u00e8s des populations \u00e0 l\u2019eau et m\u00eame \u00e0 l\u2019\u00e9nergie parce que la viabilisation c\u2019est l\u2019eau et l\u2019\u00e9nergie, et les routes par la suite.<\/p>\n\n\n\n<p>On ira \u00e0 Djougou, Natitingou pourquoi pas \u00e0 Tangui\u00e9ta, parce que ce sont des zones o\u00f9 les populations se plaignent aussi\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Bien s\u00fbr. A Djougou, c\u2019est le m\u00eame probl\u00e8me qu\u2019\u00e0 Parakou. On a r\u00e9ceptionn\u00e9 les ouvrages depuis 2018, mais, malheureusement, l\u2019extension n\u2019a pas suivi. La ressource est disponible mais il reste l\u2019extension.<br>Les villes que nous avons cit\u00e9es ici n\u2019ont pas les m\u00eames probl\u00e8mes. Que ce soit \u00e0 Abomey-Calavi, Cotonou, le plateau d\u2019Abomey, Parakou, Djougou, ce sont des villes qui ont connu d\u00e9j\u00e0 une premi\u00e8re phase en ce qui concerne la mobilisation de la ressource qui est aujourd\u2019hui disponible. Pour Djougou, ce qui reste, c\u2019est de pouvoir atteindre les populations qui, jusqu\u2019ici, n\u2019ont pas eu acc\u00e8s \u00e0 \u00e7a parce qu\u2019elles ont vu l\u2019eau chez elles dans les robinets mais elles n\u2019ont pas acc\u00e8s \u00e0 \u00e7a dans les p\u00e9riph\u00e9ries. C\u2019est plus facile puisqu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 de faire l\u2019extension.<br>Lorsqu\u2019on quitte l\u00e0, on entre maintenant dans les zones les plus difficiles, c\u2019est ce que nous appelons \u00ab&nbsp;autres&nbsp;\u00bb.<br>Dans notre appellation de la d\u00e9nomination des projets les \u00ab&nbsp;autres&nbsp;\u00bb, ce sont les communes qui n\u2019ont pas encore eu une premi\u00e8re phase comme, par exemple, Natitingou qui est une zone extr\u00eamement difficile.<br>Natitingou est aliment\u00e9e par deux sources&nbsp;: les forages et une retenue d\u2019eau qui, malheureusement, \u00e0 chaque saison fait le plein en boue. L\u2019eau est renvoy\u00e9e par la boue. On fait le curage et la saison qui suit, la boue reprend sa place. \u00c7a fait qu\u2019on a d\u00e9cid\u00e9 de redimensionner et m\u00eame de d\u00e9placer l\u2019ouvrage pour pouvoir avoir cette eau en permanence. Parce que nous sommes en milieu de socle, les forages ne peuvent pas traverser la saison s\u00e8che enti\u00e8rement, c\u2019est pas \u00e9vident. On peut les exploiter en saison pluvieuse mais en saison s\u00e8che, il n\u2019y a pas possibilit\u00e9, \u00e7a ne tient pas. C\u2019est la difficult\u00e9 que nous avons \u00e0 Natitingou. \u00c7a fait partie donc des projets pour lesquels les \u00e9tudes sont presque termin\u00e9es. On va lancer la r\u00e9alisation des forages, \u00e7a fait environ 81 forages pour les communes de Natitingou, Toucountouna, P\u00e9hunco, Copargo, Ouak\u00e9 et les environs. 81 forages vont \u00eatre lanc\u00e9s pour couvrir ces zones sachant bien que Natitingou et Tangui\u00e9ta vont \u00eatre renforc\u00e9es par les eaux de surface pour garantir deux possibilit\u00e9s. D\u00e8s que les forages ne vont pas tenir, on a recours, en m\u00eame temps, aux eaux de surface parce que la difficult\u00e9 des eaux de surface est que le traitement est lourd et co\u00fbteux. \u00c7a co\u00fbte tr\u00e8s cher alors que pour les forages en milieu de socle, le traitement n\u2019est pas lourd mais aucune certitude que vous allez avoir de l\u2019eau en saison s\u00e8che parce que vous ne pouvez pas savoir est-ce que c\u2019est une poche qui peut se renouveler en saison de pluie ou pas, on ne sait pas.<br>Nous avons toujours deux options&nbsp;: aller avec les eaux souterraines et si, apr\u00e8s un ou deux ans d\u2019exploitation les forages ne tiennent pas, on n\u2019a pas d\u2019autre choix que d\u2019aller avec les eaux de surfaces m\u00eame si cette option est plus co\u00fbteuse. L\u2019objectif du gouvernement, c\u2019est de tout mettre en \u0153uvre pour que l\u2019eau soit accessible \u00e0 tout le monde, m\u00eame aux plus pauvres.<\/p>\n\n\n\n<p>Vous avez parl\u00e9 des plus pauvres. On va quitter les villes pour aller au village. L\u00e0-bas, nos parents ont l\u2019impression qu\u2019ils sont rel\u00e9gu\u00e9s au second rang et parfois ils ach\u00e8tent cette eau plus ch\u00e8re qu\u2019en ville\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>:<br>Il faut reconnaitre qu\u2019en milieu rural, nos parents ach\u00e8tent le m3 \u00e0 2000 francs CFA. La bassine leur est vendue \u00e0 25 francs CFA, le bidon de 50 litres leur est vendu \u00e0 100 francs CFA. Et donc, pour arriver au m\u00e8tre cube, vous devez d\u00e9bourser deux mille francs CFA. Or, en milieu urbain, dans le m\u00eame pays, \u00e7a ne d\u00e9passe pas 500 francs CFA.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019est-ce qui explique cette situation&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est normal parce qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019eau. Et pour vivre, il faut de l\u2019eau&nbsp;; donc quel que soit le prix, les gens sont pr\u00eats \u00e0 le faire.<br>Ce que le gouvernement a d\u00e9cid\u00e9 de faire, c\u2019est scinder la question de l\u2019eau potable en deux&nbsp;: le milieu rural, aujourd\u2019hui, g\u00e9r\u00e9 par l\u2019Agence de l\u2019eau. Vous avez suivi avec nous que tout le m\u00e9canisme de gestion des ouvrages en construction est presque d\u00e9j\u00e0 termin\u00e9. On va passer en conseil pour permettre aux op\u00e9rateurs de d\u00e9marrer. Les contrats sont d\u00e9j\u00e0 sign\u00e9s, le conseil va valider&nbsp;; ce qui va permettre aux op\u00e9rateurs de d\u00e9marrer leur mission sur le terrain avec un co\u00fbt moindre que ce qui se passe aujourd\u2019hui et ce sera un prix unique en milieu rural. Que vous soyez \u00e0 Tchoumi-Tchoumi dans l\u2019Atacora ou Houakp\u00e8-Daho \u00e0 Ouidah, le prix sera identique parce que le gouvernement s\u2019est arrang\u00e9 pour avoir une p\u00e9r\u00e9quation de ce prix.<\/p>\n\n\n\n<p>On a entendu parl\u00e9 d\u2019affermage et l\u00e0, la panique s\u2019est empar\u00e9e des populations. La crainte est que ces priv\u00e9s vendent encore ce liquide plus cher, Monsieur le Ministre\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Non. En optant pour l\u2019affermage avec de gros op\u00e9rateurs, c\u2019est pour pouvoir rendre le service de l\u2019eau plus p\u00e9renne. Il faut qu\u2019il y ait la p\u00e9rennit\u00e9 parce qu\u2019on s\u2019est rendu compte que lorsque les ouvrages tombent en panne, il n\u2019y a personne pour r\u00e9parer. Nous avons plus de onze mille (11000) forages&nbsp;; sur les onze mille, huit mille (8000) sont en panne.<\/p>\n\n\n\n<p>Vous voulez dire que les communes ne g\u00e8rent pas bien l\u2019eau dans leur localit\u00e9 de juridiction, c\u2019est \u00e7a&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>En fait, c\u2019est ce qui s\u2019est pass\u00e9 avec les fermiers qui ont contract\u00e9 avec les mairies. Le constat est l\u00e0&nbsp;; l\u2019ouvrage tombe en panne et il n\u2019y a personne pour r\u00e9parer. Le gouvernement s\u2019est dit parce que j\u2019ai le devoir et l\u2019obligation de donner de l\u2019eau \u00e0 mes compatriotes, il faut que je prenne le dossier en main et des accords ont \u00e9t\u00e9 sign\u00e9s avec les communes, les op\u00e9rateurs sont d\u00e9sign\u00e9s et, en r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est eux qui r\u00e9pondront de tout&nbsp;: la qualit\u00e9, le prix que le gouvernement a fix\u00e9 que nous vous communiquerons plus tard.<\/p>\n\n\n\n<p>Est-ce-que ce projet prend en compte toutes les communes sur l\u2019ensemble du territoire&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Sauf les trois communes \u00e0 statut particulier, Parakou, Cotonou, Porto-Novo, qui n\u2019ont pas de zone rurale.<\/p>\n\n\n\n<p>Quel est le calendrier de r\u00e9alisation&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Ils (les op\u00e9rateurs) n\u2019attendent que la validation par le conseil des ministres. Une fois valid\u00e9, ils d\u00e9marrent ainsi sur le terrain par la mise en service des ouvrages qui sont d\u00e9j\u00e0 termin\u00e9s. C\u2019est pour assurer la continuit\u00e9 du service que ces ouvrages ont \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s \u00e0 des connaisseurs qui se chargeront de l\u2019entretien et de la vente de l\u2019eau \u00e0 un prix qui n\u2019a rien \u00e0 voir avec ce qui se passe actuellement dans ces milieux. L\u2019Etat fait le suivi parce que c\u2019est du social la mise, \u00e0 disposition de l\u2019eau aux populations.<\/p>\n\n\n\n<p>Monsieur le Ministre, votre d\u00e9partement a en charge le secteur Eau. On va aussi aborder l\u2019autre pan de ce d\u00e9partement minist\u00e9riel si vous le permettez, c\u2019est bien s\u00fbr les mines. On a appris qu\u2019on a trouv\u00e9 de l\u2019or \u00e0 GNANKPA, \u00e0 Banikoara. Monsieur le Ministre, est-ce que vous confirmez la pr\u00e9sence de cette ressource&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Oui. Effectivement, pour rappel, au cours primaire, on nous a appris qu\u2019on a de l\u2019or \u00e0 Perma. Ce qui est vrai. Nous avons d\u00e9couvert \u00e9galement \u00e0 Gnankpa dans la commune de Banikoara, dans la commune de Sinend\u00e9 mais aussi \u00e0 Djougou, on a des indices.<br>A Banikoara, on a install\u00e9 deux op\u00e9rateurs pour poursuivre la recherche et confirmer les indices, l\u2019\u00e9tendue et la teneur afin de voir si c\u2019est suffisant pour lancer la production, l\u2019exploitation.<br>Du c\u00f4t\u00e9 de Natitingou, \u00e0 Perma, on a d\u00e9limit\u00e9 des p\u00e9rim\u00e8tres et install\u00e9 huit (08) op\u00e9rateurs. Il y en a qui ont presque termin\u00e9. Le r\u00e9sultat est bon. La teneur est bonne. Il ne reste que les formalit\u00e9s de laboratoire et de l\u2019administration pour leur permettre de d\u00e9marrer l\u2019exploitation peut-\u00eatre d\u2019ici un an.<\/p>\n\n\n\n<p>Est-ce que cela va effectivement se concr\u00e9tiser, parce que les gouvernements qui se succ\u00e8dent nous parlent toujours de ces ressources mais finalement rien ne se fait \u00e0 la fin&nbsp;? Pourrez-vous rassurer les populations que d\u2019ici la fin de ce mandat, l\u2019exploitation va d\u00e9marrer&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u2019exploitation industrielle. Sinon, aujourd\u2019hui, les orpailleurs, nous en avons plus de cinq mille (5000) install\u00e9s \u00e0 Perma et qui exploitent cet or mais de fa\u00e7on artisanale. Ce sont des tonnes et des tonnes d\u2019or par an.<\/p>\n\n\n\n<p>Est-ce qu\u2019on ne peut pas voir la strat\u00e9gie aussi \u00e0 ce niveau&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>En installant l\u2019industriel, c\u2019est pour pouvoir canaliser l\u2019exploitation artisanale de l\u2019or. On les a recens\u00e9s. Bient\u00f4t, nous allons les enr\u00f4ler avec le ravip et on aura l\u2019identit\u00e9 exacte de chaque orpailleur pour pouvoir les ma\u00eetriser. Une fois cela fait, avec les forces de s\u00e9curit\u00e9 et de d\u00e9fense, nous allons s\u00e9curiser la zone et sans votre carte, vous n\u2019aurez plus acc\u00e8s aux p\u00e9rim\u00e8tres. A la fin du travail que nous sommes en train de faire, il va y avoir des industriels et aussi des orpailleurs qui vont cohabiter sans se d\u00e9ranger mais se compl\u00e9ter.<br>Nous sommes en train d\u2019aller vers la valorisation de nos ressources min\u00e9rales et mini\u00e8res. Cette option est un pilier du PAG. C\u2019est ce qui nous a conduit \u00e0 commencer la valorisation de nos pierres. Vous allez constater dans beaucoup de nos concessions que ce sont nos pierres que vous allez voir \u00e0 la place des carreaux.<\/p>\n\n\n\n<p>On a aussi vu ces pierres dans la construction de la cl\u00f4ture du SOFITEL HOTEL. Tout \u00e7a, c\u2019est produit au B\u00e9nin&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Exactement&nbsp;! C\u2019est \u00e0 Natitingou, au B\u00e9nin. C\u2019est \u00e0 Natitingou seul qu\u2019on produit \u00e7a. \u00c7a s\u2019appelle du quartzite. Une pierre avec plusieurs couleurs. L\u2019exploitation a commenc\u00e9 avec les artisans. Certes, on a amen\u00e9 la machine pour tailler et avoir des formes r\u00e9guli\u00e8res. Il y a des industriels qui vont \u00eatre install\u00e9s. Le gouvernement conduit une unit\u00e9 mais il y en a cinq qui se sont annonc\u00e9es pour, \u00e0 la fois, le granite, le quartzite et aussi le marbre parce que nous en avons aussi presque partout dans le centre du B\u00e9nin.<\/p>\n\n\n\n<p>Est-ce que vous avez pu avoir une id\u00e9e de la quantit\u00e9 de ces diff\u00e9rentes ressources&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Oui. Nous avons une id\u00e9e clairement d\u00e9finie avec un partenaire et nous connaissons les quantit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a aussi d\u2019autres ressources. On parle du lithium qu\u2019on a d\u00e9couvert \u00e0 S\u00e9gbana mais aussi \u00e0 K\u00e9tou. C\u2019est une ressource tr\u00e8s importante, recherch\u00e9e un peu partout dans le monde\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Pour le lithium, nous allons \u00e0 pas de cam\u00e9l\u00e9on parce que c\u2019est une ressource tr\u00e8s rare et strat\u00e9gique \u00e0 la fois. Nous voulons nous rassurer de tout le potentiel de ce qu\u2019il y a \u00e0 S\u00e9gbana et de ce qu\u2019il y a \u00e0 K\u00e9tou. On est dans les travaux de laboratoire et \u00e0 chaque fois que nous avan\u00e7ons, on fait des pr\u00e9l\u00e8vements pour aller au laboratoire et avoir la teneur. Et c\u2019est ce que nous allons faire jusqu\u2019\u00e0 savoir le p\u00e9rim\u00e8tre global. Ce n\u2019est qu\u2019apr\u00e8s \u00e7a que nous allons commencer par discuter avec les partenaires qui se sont annonc\u00e9s. Nous avons des Europ\u00e9ens et aussi des Am\u00e9ricains qui sont \u00e0 nos trousses puisque, pour eux, ce sont des ressources strat\u00e9giques. Mais nous aussi, nous avons notre petite id\u00e9e l\u00e0-dessus par rapport \u00e0 l\u2019exploitation. Ce n\u2019est pas d\u2019exporter la ressource de fa\u00e7on brute, on va avoir toute une chaine de valeur ici au B\u00e9nin c\u2019est-\u00e0-dire, si on veut aller fabriquer une batterie avec le lithium du B\u00e9nin, la batterie sera fabriqu\u00e9e ici au B\u00e9nin. C\u2019est notre d\u00e9cision.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c7a permet d\u2019avoir un secteur porteur de devises&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Pas seulement la devise, mais la main d\u2019\u0153uvre et \u00e9galement la technique. La technologie nous sera forc\u00e9ment transf\u00e9r\u00e9e au bout de la cha\u00eene de valeur et nous \u00e9voluons de fa\u00e7on m\u00e9thodique, \u00e0 pas de cam\u00e9l\u00e9on.<\/p>\n\n\n\n<p>On va maintenant parler du p\u00e9trole Monsieur le Ministre. Autour de nous, il y a du p\u00e9trole au Niger, au Nig\u00e9ria, au Togo, au Burkina-Faso mais chez nous, apparemment, on en fait tout un mythe. Est-ce qu\u2019on a du p\u00e9trole au B\u00e9nin, Monsieur le Ministre&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Oui, nous avons du p\u00e9trole&nbsp;! Cette question m\u2019a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9e mille (1000) fois, je r\u00e9ponds toujours que nous avons du p\u00e9trole. Les exp\u00e9riences des pays qui nous entourent nous obligent \u00e0 g\u00e9rer autrement et m\u00eame notre propre exp\u00e9rience par rapport au pass\u00e9.<br>Nous cherchons des op\u00e9rateurs vraiment capables de nous accompagner r\u00e9ellement \u00e0 tirer le maximum de retomb\u00e9es&nbsp;: que ce soit les emplois, la technologie et la manne financi\u00e8re.<br>Nous sommes en train d\u2019analyser les manifestations d\u2019int\u00e9r\u00eat et les attentes du B\u00e9nin pour voir qui r\u00e9pond le mieux aux attentes du B\u00e9nin. Nous devons avoir la garantie que l\u2019exploitation qui va \u00eatre faite sera b\u00e9n\u00e9fique au B\u00e9nin.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes presque \u00e0 la fin de cet entretien, vous avez certainement des choses \u00e0 dire pour rassurer nos populations\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Ce serait pour l\u2019eau puisque nous sommes le minist\u00e8re de l\u2019eau.<br>Ce que j\u2019ai \u00e0 dire, c\u2019est rassurer nos compatriotes que le gouvernement met les bouch\u00e9es doubles pour pouvoir vous faciliter la vie. Vous faciliter la vie, c\u2019est vous apporter de l\u2019eau ou que vous soyez. En d\u00e9cembre 2024, les derniers qui n\u2019auront pas l\u2019eau sauront que les travaux seront termin\u00e9s dans quelques jours ou au plus dans deux mois. On ne peut pas entrer en 2025 et dans une contr\u00e9e ou dans un pan d\u2019une contr\u00e9e qu\u2019on dise qu\u2019on n\u2019a rien vu. Ce n\u2019est pas possible, tout est programm\u00e9 de telle mani\u00e8re qu\u2019\u00e0 la fin de 2024, normalement, on devrait pouvoir satisfaire tous nos compatriotes. Les quelques rares qui vont exister, ce serait des hameaux difficiles d\u2019acc\u00e8s et on ira les chercher pour leur apporter de l\u2019eau parce que c\u2019est la priorit\u00e9 des priorit\u00e9s du gouvernement c\u2019est-\u00e0-dire de tous les probl\u00e8mes qu\u2019on a, celui-l\u00e0, on doit le faire \u00e0 100%.<br>Aux populations de Cotonou, je vous dis que c\u2019est une question de jour. Nous allons att\u00e9nuer la souffrance des populations de Akpakpa et PK10. Tout le reste, nous allons, ensemble, suivre l\u2019ex\u00e9cution des travaux au jour le jour pour que dans deux ans maximum que la question de l\u2019eau potable soit d\u00e9finitivement r\u00e9gl\u00e9e<\/p>\n\n\n\n<p>Merci beaucoup \u00e0 vous Monsieur le Ministre. En 2024, il y aura de l\u2019eau potable pour tous les B\u00e9ninois, une promesse du gouvernement. Notre pays est aussi bourr\u00e9 de ressources mini\u00e8res que le gouvernement s\u2019att\u00e8le avec m\u00e9thode \u00e0 mettre en exploitation, avec tact pour permettre que le b\u00e9n\u00e9fice puisse revenir aux B\u00e9ninois.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong><sub>Transcription effectu\u00e9e par Mansourou TRAORE, PFCom-MEM<\/sub><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019eau est indispensable \u00e0 l&rsquo;homme dit-on. \u00c0 son av\u00e8nement en 2016, le gouvernement de la rupture en a fait une priorit\u00e9. Apr\u00e8s six ans de gouvernance, l&rsquo;eau est-elle le bien le mieux partag\u00e9 au B\u00e9nin ? Donner de l&rsquo;eau potable aux populations d&rsquo;ici 2024 est-il encore possible ? 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