Une nouvelle voie diplomatique se dessine entre l’Iran et les États-Unis autour du détroit d’Ormuz. À New York, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué ce vendredi 25 septembre 2026 que Téhéran avait transmis à Washington une proposition prévoyant la réouverture du passage maritime dans un délai de sept jours, sous certaines conditions.

Le dispositif prévoit d’abord une cessation des hostilités au Moyen-Orient pendant sept jours. Téhéran demande aussi le déblocage d’avoirs iraniens, la levée des sanctions visant son secteur pétrolier et la fin du blocus naval américain. En contrepartie, le détroit serait rouvert au terme de cette période et les discussions sur le dossier nucléaire pourraient reprendre. Cette proposition intervient après l’échec d’un accord conclu en juin entre les deux pays. Le texte devait permettre de mettre fin aux hostilités, de rétablir la circulation dans le détroit puis d’ouvrir des négociations sur le programme nucléaire iranien. Des divergences d’interprétation ont toutefois empêché sa mise en œuvre durable.
Depuis, la circulation maritime dans le détroit reste fortement perturbée. L’Iran exige des navires qu’ils obtiennent une autorisation pour le franchir, tandis que les États-Unis maintiennent une pression militaire sur les côtes iraniennes. À New York, Abbas Araghchi affirme désormais attendre la réponse américaine. Selon lui, la Chine soutient la proposition iranienne. Washington et Téhéran poursuivent parallèlement des échanges indirects par l’intermédiaire de médiateurs.























































