Dans les villes françaises,la mobilisation des lycéens se poursuit en France ce lundi 5 octobre 2026, avec des cours totalement ou partiellement suspendus dans 400 à 500 établissements. L’annonce a été faite le dimanche 04 octobre 2026 par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, alors que le mouvement s’est accompagné ces derniers jours de heurts et de dégradations.

Le ministre a expliqué que ces suspensions étaient liées aux conditions de sécurité, jugées insuffisantes dans certains établissements. Selon lui, 24 lycées ont été « incendiés ou saccagés » depuis le début des manifestations. Au moins 78 personnels de l’éducation nationale ont également été blessés. La contestation, engagée depuis la mi-septembre, s’est progressivement étendue à plusieurs villes françaises. Les lycéens dénoncent le manque d’enseignants, les classes surchargées, l’état de certains bâtiments et la pression liée à Parcoursup. Le mouvement a donné lieu à de nombreux blocages et à des affrontements avec les forces de l’ordre.
Vendredi, plus de 400 établissements avaient déjà suspendu leurs cours. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait par ailleurs fait état de 1 747 interpellations ce jour-là. Depuis le début du mouvement, plus de 5 000 personnes auraient été interpellées, dont environ 85 % de mineurs, selon l’Afp citée par les médias français. Face à cette situation, le gouvernement annonce une reprise progressive des enseignements et de nouvelles mesures concernant la continuité des cours, les infrastructures scolaires, l’organisation des journées et la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur. Les organisateurs de la mobilisation appellent toutefois à poursuivre les actions mardi, dénonçant l’absence de réponses jugées suffisamment concrètes.
Laura LEKE
























































