La capitale sénégalaise s’est réveillée sous les eaux après les fortes pluies enregistrées dimanche 4 octobre 2026. Dans plusieurs quartiers de Dakar, les rues ont été submergées, des véhicules immobilisés et des murs effondrés. Le bilan humain fait état d’au moins quatre décès enregistrés à Grand-Yoff, Hann Bel Air et aux Parcelles Assainies et plusieurs quartiers de la capitale restent affectés par les eaux, tandis que les activités et la circulation sont fortement perturbées.

Par endroits, les précipitations ont dépassé 140 millimètres en l’espace de 24 heures. Une quantité d’eau qui a rapidement mis à rude épreuve les dispositifs d’évacuation, laissant plusieurs axes difficiles d’accès jusqu’au lundi soir. À Ngor-les Almadies, l’eau a atteint les genoux dans certaines rues. Habitants et riverains ont dû intervenir eux-mêmes pour tenter de libérer les voies d’évacuation obstruées par les déchets. Les conséquences se font également sentir sur les déplacements. Plusieurs véhicules sont restés bloqués dans les eaux, contraignant leurs occupants à compter sur l’aide des riverains pour les dégager. Au-delà des difficultés de circulation, les inondations perturbent les activités professionnelles et commerciales. Certains habitants indiquent ne plus pouvoir accéder normalement à leurs logements ou aux équipements nécessaires à leur travail.
Un phénomène récurrent
La situation ravive également les inquiétudes liées à la capacité du réseau d’assainissement à absorber d’importants volumes d’eau. Pour plusieurs habitants, les mêmes difficultés réapparaissent lors des épisodes de fortes précipitations. Dakar n’est d’ailleurs pas la seule ville touchée. Des inondations ont également été signalées à Matam, Touba et Kaolack. De nouvelles pluies sont annoncées, les autorités, elles sont confrontées à une situation qui remet une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité de plusieurs zones urbaines sénégalaises face aux épisodes pluvieux intenses.
Laura LEKE























































