En Guinée-Conakry, l’interdiction d’importer, de fabriquer et d’utiliser les emballages plastiques à usage unique est entrée en vigueur le 20 septembre 2026. Les industriels avaient bénéficié de deux ans pour s’y préparer. Ce délai devait leur permettre de modifier leurs équipements, de remplacer les emballages interdits et de mettre en place des systèmes de collecte et de recyclage des déchets plastiques.
Face aux difficultés rencontrées, les producteurs ont demandé un délai supplémentaire. Ils souhaitent disposer de plus de temps pour adapter leurs machines, investir dans de nouveaux emballages et organiser la récupération des déchets. Après examen de leur demande, le président guinéen Mamadi Doumbouya, a accordé un moratoire de six mois pour la fabrication des sachets plastiques servant à conditionner l’eau minérale et minéralisée. Cette autorisation temporaire ne concerne que les sachets d’eau. L’interdiction reste en vigueur pour les autres emballages plastiques à usage unique visés par le décret.

Pour encourager l’adoption de solutions moins polluantes, le gouvernement prévoit des avantages fiscaux et douaniers en faveur des emballages biodégradables et des matières premières nécessaires à leur fabrication. Les producteurs sont aussi invités à profiter de ces six mois pour mieux organiser la collecte et le recyclage des déchets plastiques.Une commission interministérielle dirigée par le premier ministre assurera le suivi de ces mesures. À l’issue du moratoire, les producteurs devront avoir avancé dans leur adaptation aux nouvelles règles, tout en contribuant au maintien de l’accès à l’eau potable à des prix abordables.
























































