Un incendie d’origine criminelle a ravagé, au petit matin du jeudi 8 octobre 2026, une maison servant de lieu de stockage d’arachides à Houin-Segbeya, dans l’arrondissement d’Assanté, commune de Glazoué dans le département des Collines. Des sources du département enquête et investigation (DEI) du groupe de presse Le Potentiel, le préjudice dépasse un million de francs CFA pour les seules arachides, sans compter les dégâts subis par la maison. Mais dans cette affaire, le feu aurait laissé derrière lui un indice inattendu, les brûlures du suspect présumé.
Pour le propriétaire des lieux, le cauchemar a un goût de déjà-vu. L’année dernière, son stock de coton avait déjà été réduit en cendres dans des circonstances similaires. L’auteur de ce premier sinistre n’avait alors pas été identifié. Douze mois plus tard, l’histoire semble se répéter, avec cette fois une piste qui pourrait conduire à son dénouement.

Selon les informations exclusives recueillies par la rédaction du Potentiel, le présumé incendiaire aurait utilisé de l’essence pour mettre le feu à la maison. Mais l’opération aurait mal tourné, le liquide inflammable se serait également répandu sur lui, provoquant des brûlures aux pieds. Après avoir réussi à prendre la fuite, l’homme aurait finalement été contraint de solliciter des soins au centre de santé d’Assanté.
Le feu s’éteint, les soupçons s’allument
Au centre de santé, les déclarations du patient auraient paru incohérentes aux agents soignants. Intrigués par ses explications, ces derniers ont alerté les autorités compétentes. Leur intervention aurait permis d’établir un lien présumé entre le patient et les incendies dont le producteur a été victime depuis l’année dernière.
Le commissariat d’Aklampa, territorialement compétent, a été saisi pour la suite de la procédure. Le suspect présumé reçoit actuellement des soins intensifs au centre de santé d’Assanté. Son audition et les suites judiciaires devraient intervenir lorsque son état de santé le permettra, selon les informations disponibles.

Un producteur frappé deux fois
Derrière cette affaire, il y a surtout un producteur confronté à la destruction répétée du fruit de son travail. Après le coton, ce sont désormais les arachides qui disparaissent dans les flammes. Une succession de pertes qui soulève des interrogations sur les raisons de ces actes et sur les éventuelles rancœurs qui pourraient les alimenter.

Son pantalon qui a brûlé
Dans cette histoire, l’ironie est cruelle, celui qui aurait voulu faire disparaître les traces d’un forfait présumé se retrouve avec des blessures susceptibles d’attirer l’attention sur lui. Le feu, lui, n’a ni parole ni mémoire. Mais ses conséquences peuvent parfois compliquer sérieusement la tâche de ceux qui comptent sur l’impunité.
L’enquête devra désormais établir les circonstances exactes des deux incendies, déterminer les responsabilités et préciser les mobiles éventuels. En attendant, le principe de la présomption d’innocence demeure, le suspect devra répondre des faits qui lui sont imputés devant les autorités compétentes, sur la base des éléments de preuve réunis.
Joseph Sossou
























































