Le président américain Donald Trump a annoncé le dimanche 11 octobre 2026,qu’un cessez-le-feu énergétique avait été conclu entre la Russie et l’Ukraine. Pourtant, ni Moscou ni Kiev n’ont confirmé l’existence d’un accord formel. Dès le lendemain, les autorités ukrainiennes ont réclamé des précisions, alors que les frappes russes contre les infrastructures énergétiques se poursuivaient, notamment à Kharkiv.

Après l’annonce américaine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué que Kiev était disposée à suspendre ses attaques contre les installations énergétiques russes, à condition que Moscou cesse également de frapper le réseau ukrainien. Ce lundi 12 octobre 2026, lors d’une intervention par visioconférence au forum de Varsovie sur la sécurité, il a dénoncé de nouvelles attaques et prévenu que son pays riposterait si les frappes russes continuaient.
Le Kremlin n’a, de son côté, confirmé aucun cessez-le-feu. Son porte-parole, Dmitri Peskov, a simplement déclaré que les contacts se poursuivaient. Il a toutefois affirmé que la Russie pourrait suspendre ses frappes le jour d’éventuelles élections en Ukraine. Cette déclaration fait suite à une autre demande de Volodymyr Zelensky, qui souhaite un cessez-le-feu général de 60 jours pour organiser un scrutin présidentiel. Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a rejeté cette proposition.
Sur le terrain, aucune désescalade n’est constatée. Selon les autorités ukrainiennes, la Russie avait mené, au cours de la semaine précédente, plus de 200 frappes contre les installations de production et de transport d’électricité, ainsi que 17 attaques visant les secteurs gazier et pétrolier. La trêve énergétique annoncée par Donald Trump reste donc incertaine, faute de confirmation et de modalités clairement définies.



























































