Le département enquêtes et investigations (Dei) du Groupe de presse Le Potentiel documente, depuis plusieurs semaines, le cas d’une grande entreprise du secteur du BTP, dirigée par un patron non béninois, et adjudicatrice de marchés publics se chiffrant en plusieurs milliards de francs CFA. Selon nos informations, cette entreprise aurait acheté, auprès d’un fournisseur béninois, des fers à béton pour un montant de plus de 300 millions de francs CFA, sans jamais s’acquitter de cette facture alors même qu’elle aurait récemment perçu un paiement de près de 400 millions de francs CFA. D’après nos sources, le fournisseur de fers à béton réclame depuis plusieurs mois le règlement de sa créance, estimée à plus de 300 millions de francs CFA, auprès de cette entreprise de BTP. Le non-paiement serait d’autant plus difficile à justifier que la société aurait, selon nos informations, perçu un paiement de près de 400 millions de francs CFA il y a peu, dans le cadre de l’exécution de ses marchés publics. Cette rentrée d’argent aurait pu, en toute logique, permettre d’apurer au moins une partie de cette dette au fournisseur. Hélas, rien n’y fit. Face à cette mauvaise volonté apparente, le fournisseur de fers a engagé une procédure judiciaire pour recouvrer sa créance. Plusieurs biens de l’entreprise ont été saisis dans ce cadre et doivent être vendus aux enchères publiques ce mercredi 14 Octobre 2026, en pleine ville de Cotonou. Cette opération de vente aux enchères illustre, de façon on ne peut plus concrète, l’ampleur du différend qui oppose l’entreprise de BTP à son fournisseur.
Des employés et d’autres prestataires également en souffrance

Selon nos informations, la dette de 300 millions de francs CFA due au fournisseur de fers ne serait pas un cas isolé. La même entreprise de BTB reste devoir également de l’argent à plusieurs de ses employés, ainsi qu’à d’autres prestataires intervenus sur ses chantiers. Un faisceau d’impayés qui interroge sur la solidité financière réelle d’une entreprise pourtant adjudicataire de marchés publics de plusieurs milliards de francs CFA au Benin. Au regard de ces éléments à charge, la qualité des ouvrages livrés par cette entreprise mériterait débat et contrôle. Au-delà du volet financier, notre rédaction documente, avec le concours d’experts du secteur, la qualité des ouvrages réalisés par cette entreprise dans le cadre de ses marchés publics. Ce travail d’investigation, actuellement en cours, fera l’objet de publications ultérieures. Avec des biens saisis et vendus aux enchères, des dettes dues à des fournisseurs de plus de 300 millions de francs CFA, et des arriérés dus à son propre personnel, une question demeure, comment cette entreprise compte-t-elle mener à terme les chantiers publics qui lui ont été confiés ? À suivre…




























































