RDC : la justice belge en perquisition chez des proches de Félix Tshisekedi dans une enquête pour blanchiment présumé

La justice belge a mené des perquisitions à Bruxelles et dans sa périphérie chez plusieurs proches et associés du président congolais Félix Tshisekedi. Ces opérations s’inscrivent dans une enquête sur des soupçons de blanchiment d’argent liés aux revenus du secteur minier en République démocratique du Congo (RDC). Le parquet fédéral belge a confirmé les faits sans dévoiler l’identité des personnes concernées.
L’enquête judiciaire vise à déterminer si des fonds issus de l’exploitation des ressources minières congolaises ont été détournés, puis blanchis en Belgique. À ce stade, aucune culpabilité n’est établie et les investigations se poursuivent. L’affaire fait suite à une plainte déposée en 2025 à Bruxelles par un collectif d’organisations non gouvernementales (ONG) de la province du Katanga, en République démocratique du Congo.
Représentées par les avocats Bernard Maingain et Hervé Diakese, ces organisations dénoncent un système présumé de détournement des revenus miniers au détriment de l’État congolais et des communautés locales. Selon les plaignants, une partie des fonds aurait ensuite fait l’objet d’opérations de blanchiment sur le territoire belge.
D’après les accusations formulées par les plaignants, plusieurs personnes de l’entourage du chef de l’État congolais auraient bénéficié de fonds provenant de l’exploitation des ressources minières, notamment le cuivre et le cobalt. Certaines de ces personnes posséderaient la nationalité belge et résideraient en Belgique. Les ONG estiment que les sommes concernées auraient contribué à financer un train de vie sans rapport avec les revenus officiellement déclarés. Ces éléments constituent toutefois des allégations qui devront être vérifiées dans le cadre de la procédure judiciaire.
Le parquet fédéral belge a confirmé que les perquisitions ont été menées à Bruxelles et dans sa périphérie dans le cadre de l’enquête pour blanchiment présumé. Il n’a cependant pas confirmé que les personnes visées appartenaient à la famille présidentielle ou étaient directement liées à Félix Tshisekedi. De son côté, la présidence de la République démocratique du Congo n’a pas réagi à cette affaire.
Les enquêteurs devront notamment établir l’origine des fonds concernés, retracer leurs éventuels circuits financiers et déterminer si des infractions ont été commises.
Cette enquête intervient alors que le président Félix Tshisekedi fait face à plusieurs défis en RDC. Le pays reste confronté aux violences persistantes dans sa partie orientale, tandis que la situation politique alimente des débats sur l’avenir institutionnel du pays.
Médard Clobechi






























































