Une cérémonie de baptême organisée le dimanche 18 octobre 2026 dans la rivière Djoué, à Brazzaville, au Congo, a viré au drame. Trois personnes, ont disparu dans les eaux après une tentative de sauvetage. Le pasteur de l’église Arbre de Vie Tabernacle, qui organisait la cérémonie, a été interpellé dans le cadre de l’enquête ouverte sur les circonstances de l’incident.

Les faits se sont produits dans le quartier Moutabala, au sein du 7ᵉ arrondissement de Mfilou. Cinq fidèles devaient recevoir le baptême dans la rivière. Selon le récit du pasteur lors d’une reconstitution organisée en présence du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Brazzaville, André Oko Ngakala, les deux premiers baptêmes se sont déroulés sans incident. La situation s’est compliquée au passage de la troisième participante, qui serait entrée en transe dans l’eau. Elle a été ramenée sur la berge avant que la cérémonie ne se poursuive avec un quatrième fidèle. Alors que le baptême de la cinquième personne était en cours, la jeune femme serait retournée brusquement dans la rivière, échappant aux personnes chargées d’assurer la sécurité. Trois hommes se sont alors jetés à l’eau pour lui porter secours. Emportés par le courant, ils se sont retrouvés en difficulté avec elle. Un diacre a réussi à regagner la rive avec l’aide d’autres fidèles. La fidèle et deux autres hommes ont, en revanche, disparu sous les eaux.
Lors de la reconstitution, le procureur André Oko Ngakala a reproché aux organisateurs de ne pas avoir informé les autorités locales et policières de la tenue de cette cérémonie. Il a aussi relevé l’absence de plongeurs et de gilets de sauvetage, alors que le baptême se déroulait dans un cours d’eau présentant des risques. Interrogé sur ces précautions, le pasteur a reconnu qu’aucun plongeur n’avait été prévu, expliquant que les organisateurs n’avaient pas anticipé un éventuel problème. Au lendemain du drame, les recherches se poursuivaient pour retrouver les trois disparus. Des piroguiers ont été mobilisés, avec des filets, mais les corps n’avaient toujours pas été retrouvés selon les informations rapportées. Le pasteur demeure interpellé tandis que l’enquête doit permettre d’établir les circonstances exactes du drame et les responsabilités éventuelles. Les responsables religieux devraient tirer les leçons de cette tragédie en plaçant la sécurité au cœur de l’organisation des baptêmes en milieu aquatique. La présence de secouristes, de gilets de sauvetage et d’un dispositif d’intervention adapté devrait constituer une priorité afin de prévenir de nouveaux drames.

































































