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Sommet de Lusaka 2026 sur la conservation de la faune : À Lusaka, Azizou El Hadj Issa porte haut la voix du Bénin

C’est un digne fils du Bénin qui a tenu l’une des places les plus en vue au 5ᵉ sommet du Réseau africain des leaders traditionnels pour la conservation (ATLCN), réuni à Lusaka, en Zambie, du 27 au 29 octobre 2026. Azizou El Hadj Issa, ancien ministre béninois de l’agriculture et Président du Conseil des Sages de la Coalition pour l’Éléphant d’Afrique (CEA), y a porté la voix du Bénin sur une scène continentale consacrée au rôle des chefs traditionnels et des communautés locales dans la préservation de la biodiversité. Organisée avec le soutien du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), cette rencontre a réuni leaders et chefs coutumiers, experts en biodiversité et décideurs politiques venus de tout le continent.

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*Un digne fils du Bénin au cœur du dispositif continental*

Le parcours de Azizou El Hadj Issa explique largement le poids de sa présence à Lusaka. Au-delà de son passage à la tête du ministère béninois de l’Agriculture, il a occupé plusieurs fonctions de premier plan à l’international. Conseiller spécial du chef du Département foresterie pour l’Afrique à la FAO, à Rome ; Président du groupe politique (Caucus) Afrique de l’Ouest au Parlement panafricain, à Midrand, en Afrique du Sud ; et, aujourd’hui, Président du Conseil des Sages de la Coalition pour l’Éléphant d’Afrique, une coalition co-dirigée par les directions nationales en charge de la faune du Bénin et du Kenya, et qui rassemble désormais plus d’une trentaine de pays africains… Une progression que beaucoup attribuent, au-delà de son propre parcours, au leadership et au professionnalisme de ce cadre béninois qui honore son pays partout où il passe.

*Des recommandations fortes à l’intention des gouvernements africains et de l’UA*

À Lusaka, Azizou El Hadj Issa ne s’est pas contenté de représenter le Bénin. Il a pris part activement aux travaux, formulant de fortes recommandations à l’intention des gouvernements africains, de l’Union africaine (UA) et de ses structures compétentes en la matière. Au regard du contenu de la déclaration officielle ainsi que des recommandations finalement retenues, sa contribution a compté parmi les plus marquantes de cette plateforme stratégique d’échange et d’action, aux côtés de figures telles qu’Azzedine Downes (IFAW), le chef traditionnel ghanéen Kofi Adu-Nsiah et Son Altesse Royale le chef Lukwa, représentant l’ATLCN.

*Chefs traditionnels, gardiens des terres et des savoirs*

Le cadre dans lequel s’inscrivait cette intervention béninoise n’avait rien d’anodin. Ouvrant officiellement le sommet, le ministère zambien du Tourisme, par la voix de son secrétaire permanent, Evans Muhanga, a insisté sur la nécessité de placer les chefs traditionnels au centre des stratégies de préservation du patrimoine naturel africain. « Ce sont les gardiens de nos terres, de notre culture et de nos savoirs autochtones. Leur rôle est fondamental pour élaborer des stratégies de conservation qui protègent la faune tout en préservant les moyens de subsistance des populations », a-t-il fait valoir, propos rapportés par Nelly Banda-Chewe, responsable principale des relations publiques au ministère du Tourisme de Lusaka. Sous l’impulsion du président Hakainde Hichilema, la Zambie entend ainsi promouvoir un tourisme durable fondé sur une participation active des communautés, avec l’ambition d’attirer cinq millions de touristes internationaux d’ici 2031.

*Un sommet au service d’une conservation inclusive*

Les travaux de Lusaka ont porté sur la gouvernance communautaire des ressources naturelles, le développement d’alternatives économiques compatibles avec la protection de la faune, et la valorisation des savoirs et des pratiques traditionnelles de coexistence pacifique entre l’homme et la faune sauvage. Pour les organisateurs, la conservation ne doit plus se limiter à la stricte protection des espèces. Elle doit s’accompagner d’avantages concrets pour les populations locales, à travers l’emploi, le tourisme durable et le développement des territoires. Un appel a ainsi été lancé en faveur de partenariats renforcés entre gouvernements, autorités traditionnelles et acteurs de la conservation. Il s’agit d’un appel auquel la contribution de Azizou El Hadj Issa, depuis Lusaka, aura donné une résonance particulièrement béninoise.

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