Une délégation du collège des ministres conseillers a posé ses valises dans le Mono ce lundi 2 novembre 2926. Objectif : s’assurer de l’effectivité de la prise en charge des urgences vitales et sensibiliser sur la pérennisation des mesures sociales. Une tournée de proximité qui marque un tournant décisif dans l’application de la vision du Chef de l’État.
C’est la ville de Lokossa, dans le département du Mono, qui a eu l’honneur d’accueillir le coup d’envoi de cette tournée républicaine d’envergure. Conduite par Jeanne Adanbiokou Akakpo, ministre conseillère aux infrastructures et au cadre de Vie, coordonnatrice du collège des ministres Conseillers, et Rosine Dagniho, ministre conseillère à la Santé, la délégation est venue porter la voix du Président de la République, Romuald Wadagni, sur le terrain.
Face à un parterre d’autorités préfectorales, communales, de responsables sanitaires, de chefs de village et de relais communautaires, le message a été clair : la vie humaine est sacrée et doit primer sur toute considération financière ou administrative.
La vie avant tout : une réforme en profondeur
Dans son allocution, la ministre conseillère Jeanne Adanbiokou Akakpo a rappelé la philosophie qui sous-tend l’action gouvernementale : celle d’un « Bénin de rêve » où l’humain est au cœur de l’action publique. Elle a toutefois tenu à lever toute ambiguïté sur le dispositif de prise en charge des urgences vitales.
« La prise en charge des urgences vitales ne rime pas avec la gratuité des soins », a-t-elle martelé. « C’est une caution de l’État pour protéger la vie. »
Un message de responsabilité partagée, également porté par la ministre conseillère à la Santé, Rosine Dagniho. Cette dernière a insisté sur l’impérieuse nécessité pour le personnel soignant d’accueillir et de traiter le patient en détresse sans exiger de paiement préalable. Cependant, elle a souligné que la pérennité de ce mécanisme dépendra de la régularisation des frais après les soins.
« Une fois les soins assurés, la régularisation des frais selon les modalités prévues est essentielle. Elle permet de reconstituer les ressources mobilisées et de préserver la capacité des formations sanitaires à accueillir d’autres patients », a-t-elle expliqué.

Une chaîne de solidarité et de veille
Pour garantir le succès de cette réforme, le gouvernement mise sur une mobilisation collective. Les préfets, maires et chefs d’arrondissement ont été appelés à faciliter la coordination et à jouer leur rôle de proximité. Les relais communautaires et agents de santé communautaires sont invités à traduire les messages dans les langues locales pour que chaque citoyen comprenne ses droits et devoirs.
Un mécanisme de veille a été mis en place. Les usagers sont désormais invités à dénoncer tout refus de soins d’urgence. « Vous avez désormais un droit de plus. Si on vous refuse les soins d’urgence vitale parce que vous n’avez pas payé d’abord, vous devez saisir le chef d’arrondissement, le maire ou les services préfectoraux pour dénoncer cela », a insisté la Coordonnatrice du Collège des Ministres Conseillers.
Un accueil chaleureux et des attentes fortes
Le Préfet du Mono, Dêdêgnon Bienvenu Milohin, a salué cette initiative qui vient renforcer l’action des services déconcentrés de l’État. Il a rappelé que la nomination des ministres conseillers était une innovation majeure du Chef de l’État, destinée à apporter des clarifications nécessaires et à harmoniser la compréhension des décisions gouvernementales sur l’ensemble du territoire.
« Vous êtes venus non seulement nous soulager, mais nous renforcer dans cette mission qui est la nôtre d’être le relais de l’action gouvernementale », a-t-il déclaré, avant de réaffirmer la disponibilité des populations du Mono à accompagner cette dynamique de développement.
En choisissant de démarrer cette tournée dans le Mono, le gouvernement envoie un signal fort : celui d’une gouvernance de proximité, à l’écoute des réalités du terrain. Au-delà de la santé, c’est toute une architecture de solidarité nationale qui se met en place, où chaque acteur, du sommet de l’État au dernier maillon communautaire, est appelé à jouer sa partition pour que plus personne ne perde la vie faute de moyens financiers immédiats. La réussite de cette réforme, comme l’a souligné la délégation, sera le gage de l’affirmation des valeurs humanistes de la nation béninoise.
Aristide Agbonagban





































































