Reprise du transport en commun: Les Tokpa-tokpa bafouent les gestes barrières

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Pour se rendre à l’intérieur du pays, il faut débourser le double du tarif normal. Respect des gestes barrières du coronavirus. Cette exigence n’est pas du goût des usagers de la route qui se rendent à l’intérieur du pays pour gérer leurs affaires. Par exemple, le prix du transport Cotonou-Parakou s’élève désormais à 11 mille voire 12 mille contre 5500f et 6000f (Tarif pratiqué jusqu’au 16 mars dernier). Pour se rendre compte de l’effectivité et du respect des gestes barrières, une équipe s’est rendue sur l’un des parcs qui dessert la zone septentrionale du pays.  6 heures ce mardi 2 juin, l’affluence au niveau de ce parc laisse à désirer. Aucun dispositif de lavage de mains installées sur les lieux. On remarque seulement quelques vendeurs de masques  sur les lieux. Ces derniers sans mettre leur masque se dirigent vers les voyageurs pour leur proposer les masques. Certains acceptent ; d’autres étant venus avec leur masque préfèrent les éviter et monter à bord du bus avec le numéro du ticket. Une fois le dernier colis embarqué, les passagers retardataires sont priés de monter à bord du bus  en mettant leur masque de protection. 7 heures 00, le chauffeur klaxonne et démarre. À bord du bus les règles de distanciation sont respectées. C’est du moins ce que  nous avons constaté.

 

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Les gestes barrières, les conducteurs de Tokpa-Tokpa s’en tapent les couilles

 

Pendant ce temps, au niveau du parc de Dantokpa, les bus Tokpa-Tokpa ont eux aussi repris du service. À ce niveau, notre équipe a constaté que le prix du transport n’a pas connu d’inflation, du moins au niveau des bus qui desservent Abomey-Calavi et Cocotomey. Les montants ont été revus à la hausse légèrement (50 F ou 100F). Mais chose curieuse, les gestes barrières ne sont pas  exécutés ni par les passagers ni par le conducteur. La plupart des usagers que nous avons surpris étaient sans masque de protection et étaient assis quatre par siège.  Poussant notre curiosité, un des chauffeurs nous a confié que les clients ne pourront pas accepter dépenser deux fois plus que par le passé d’où la nécessité de maintenir le tarif précédent. Si nous leur demandons de payer 500 francs ou 600 francs nous n’aurons aucun client, or nous sommes fatigués de rester à la maison sans rien faire, a-t-il expliqué. En attendant qu’une solution soit trouvée, les conducteurs des bus Tokpa-tokpa continuent de faire leur chargement comme la période d’avant covid.

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