Tension CEDEAO – Mali- Burkina Faso – Niger : l’ancien président du Nigéria Yakubu Gowon invite les 2 parties à fumer le calumet de la paix

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Attristé par la tension qui prévaut actuellement entre la CEDEAO et le Burkina Faso, le Mali et le Niger, l’ancien président du Nigéria , l’un des pères fondateur de la CEDEAO et Général Yakubu Gowon a invité les 2 parties à préserver la paix et la CEDEAO des peuples.

Dans un message relayé sur les réseaux sociaux, il a tenu à rappeler notamment la mission de la CEDEAO qui est de permettre aux citoyens des pays membres de circuler en toute quiétude et d’installer leurs commerces partout où ils sentent le besoin.

Par ailleurs, Yakubu Gowon a invité les chefs d’État et de gouvernement de la communauté à lever toutes les sanctions imposées à ces 3 pays lendemain des coups d’État. Un message fort qui sûrement inspirera les travaux de l’instance régionale prévus le samedi 24 février prochain à Abuja au Nigeria.

In Extenso son message

CEDEAO :

Yakubu Gowon, Général et ancien président du Nigeria, arrivé au pouvoir par un coup d’État en 1966 et destitué par un coup d’État en 1975, membre fondateur de la Cedeao, écrit ce 21 février 2024 aux Chefs d’États de cette Communauté pour:

Banniere carrée

1)● exprimer sa profonde préoccupation et tristesse face à la décision du Burkina Faso, du Mali et du Niger de quitter la CEDEAO;

2)● dire que la Cedeao devait plutôt œuvrer à ce que les citoyens ordinaires continuent de bénéficier de ses bienfaits liés à leur libre circulation, installation et commerce dans n’importe quel pays membres;

3)● lancer un appel au nom de tous les pères fondateurs aux chefs d’États actuels de la Cedeao pour que ces derniers mettent de côté leurs différends et se réunissent pour la paix, la stabilité, la sécurité et la prospérité des populations;

4)● demander la levée de toutes les sanctions imposées au Burkina Faso, à la Guinée, au Mali et au Niger, et l’abandon, par les trois qui ont décidé d’en sortir sans délais, de leur projet de retrait ;

5)● l’organisation dans les meilleurs délais d’un sommet à 15 pour débattre de l’avenir de la Communauté dans le contexte géopolitique actuel;

6)● rappeler aux dirigeants actuels que la CEDEAO ne doit pas être perçu comme une simple coalition d’États, mais plutôt comme une communauté établie pour le bien-être de peuples qui partagent une histoire, une culture et une tradition communes.

Et ce sont les membres de la Commission de la Cedeao qu’il a chargé de transmettre sa lettre aux chefs d’États et de gouvernements.

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