Togo : Coup d’État constitutionnel, Faure Gnassingbé a des jours sombres devant lui.

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Dans un récent post sur sa page Facebook, Ricardo AGOUZOU, président du mouvement Kozah Espoir, a lancé ce lundi 17 juin 2024, un vibrant appel à la mobilisation des Togolais. Il exhorte ses concitoyens à reprendre les rues pour contrer ce qu’il décrit comme un « coup d’État constitutionnel » orchestré par Faure Gnassingbé à travers le changement de la constitution qui bascule le pays dans la 5e république.
Cet appel, loin d’être une simple invitation à manifester, est une clameur pour la préservation des fondements démocratiques au Togo, incarnés par la constitution de 1992.

Adoptée par référendum en septembre 1992, cette constitution est le fruit de longues luttes et de sacrifices pour instaurer un État de droit après des décennies de régime autoritaire. Cette constitution symbolise l’engagement du Togo envers des principes démocratiques essentiels que sont la séparation des pouvoirs, la limitation des mandats présidentiels, et la garantie des droits fondamentaux des citoyens.

Cette constitution a été suffisamment claire en son article 59 qui stipule que <>. Elle est le pacte social par lequel le peuple togolais a exprimé sa volonté de vivre dans un pays où la justice, la liberté et la démocratie prévalent.

Le changement de cette constitution sans référendum est perçu par le peuple togolais comme une trahison de cet engagement démocratique. Les modifications apportées permettent à Faure Gnassingbé de garder le pouvoir à vie, en dépit des aspirations populaires à l’alternance politique.

Cette manœuvre est considérée comme un coup d’État constitutionnel, visant à consolider un pouvoir dynastique au détriment de la volonté du peuple. Elle sape les acquis démocratiques et menace de plonger le pays dans une ère d’instabilité et de méfiance.

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L’appel de Ricardo AGOUZOU à reprendre les rues est un appel à la conscience de chaque Togolais. C’est un rappel que la démocratie ne se défend pas uniquement par des mots, mais aussi par des actions concrètes et déterminées.

C’est le moment plus que jamais pour le peuple togolais de s’organiser pour mettre en application les dispositions des articles 45 et 150 de la constitution de 1992, qui stipulent respectivement que <> et que <>. Il est indéniable que les leaders politiques qui ont refusé de siéger ont compris et travailleront pour. Reprendre les rues, c’est exprimer notre refus de l’injustice et notre attachement à la constitution de 1992, véritable pierre angulaire de notre État de droit. C’est montrer que le peuple togolais n’accepte pas de voir ses droits et sa volonté bafoués par des manœuvres politiques malsaines.

Pour que cette mobilisation soit efficace, elle doit être portée par l’unité nationale. Toutes les forces vives de la république (acteurs politiques, société civile et autres) doivent se rassembler autour de cet objectif commun. Il est essentiel de transcender les divisions pour faire front commun contre toute tentative de dérive autoritaire. L’unité est la meilleure arme pour défendre les droits et garantir un avenir démocratique pour un pays.

Il est crucial que cette mobilisation reste pacifique. La violence ne ferait que servir les intérêts de ceux qui cherchent à justifier la répression. En manifestant pacifiquement, nous montrons notre maturité politique et notre engagement envers les principes de la constitution de 1992, celle reconnue par le peuple togolais.

Manifester pour la défense de la constitution de 1992 est un devoir historique. C’est honorer la mémoire de ceux qui ont combattu pour la liberté et la démocratie au Togo.
L’appel de Ricardo AGOUZOU à battre le macadam r est une opportunité cruciale pour le peuple togolais de réaffirmer son engagement envers la démocratie.

En se mobilisant pacifiquement et en restant unis, les Togolais peuvent faire échec à ce coup d’État constitutionnel et réaffirmer la primauté de la constitution de 1992.

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