Charlatanisme, profanation de tombe et menaces de mort : Le redoutable féticheur Gagnon devant le juge ce jour

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Le jour tant attendu est enfin arrivé. À Ouedemè Pédah dans la commune de Comè, les aveux, confidences et déclarations du redoutable féticheur Gagnon devant le juge d’instruction seront scrutés de près. Au cœur d’une embrouille familiale, le redoutable féticheur Gagnon est poursuivi pour des faits de menaces publiques, profanation de corps et pratiques de charlatanisme.

L’affaire met en boule des membres d’une grande famille depuis la plainte déposée par un haut cadre de la douane remonté contre les pratiques douteuses du redoutable féticheur. Déposé en prison le 30 mai 2024 après avoir été contraint de débarrasser la tombe de leur défunt frère de tous les objets occultes, le redoutable féticheur Gagnon sera de nouveau entendu par le juge d’instruction.

Le féticheur Gagnon Gansè Hounsou est accusé entre autres d’avoir été payé par des hommes influents, notamment du milieu politique pour agir comme il l’a fait. Ce mercredi 26 juin, la famille espère que le juge pourra tirer au clair cette affaire.

À quelques heures de cette audition, ça sent de la manipulation et du trafic d’influence. Citant l’action de certains cadres d’une commune voisine de Comè, des sources informent que le redoutable féticheur Gagnon Gansè ferait l’objet d’une manipulation. Ces cadres cités feraient feu de tout bois pour éviter que le féticheur ne cite leurs noms dans le dossier.

Des montants faramineux seraient proposés au féticheur contre son silence. A-t-il accepté ou pas? Difficile de le dire. Mais, dans le rang de la famille, l’on croit fermement à la justice. Tôt ou tard, soutiennent les membres de la famille, les commanditaires, complices et coauteurs des faits reprochés au redoutable féticheur Gagnon Gansè seront connus et châtiés. L’audition du féticheur qui dort en prison depuis le 30 mai dernier sera suivie de près.

Retour sur les faits qui accablent le féticheur Gagnon

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Selon les recoupements d’informations, lors de la cérémonie d’inhumation du défunt qui est un parent proche d’un douanier, le féticheur Gagnon Gansè Hounsou a posé un certain nombre d’actes. Selon nos sources, après avoir immolé des moutons, coqs et poules, le féticheur aurait versé le sang sur le visage et sur les pieds du défunt. Une autre source proche de la famille éplorée affirme qu’il (le féticheur) aurait aussi arraché des plumes couvertes de sang avant de les déposer sur le cadavre.

Les mêmes sources précisent que le féticheur a aussi mis des feuilles et un canari dans la tombe avant d’y poser le cercueil. Pis, ce même féticheur aurait fait fermer la tombe du défunt en laissant le cercueil ouvert à l’aide d’un gros bois. Cette situation intrigue plusieurs membres de la famille depuis l’inhumation du corps le 16 décembre 2023. Dans le narratif des faits, il ressort qu’à l’entame des rituels, le féticheur aurait prononcé des incantations à l’endroit d’un autre cadre de la famille (un agent de la douane) et ceci dans un cercle de famille.

Ensuite, ce sont des menaces de mort et des propos de malédictions que le féticheur a proférés contre le haut cadre et toute autre personne qui tenterait de s’opposer à lui. Dans le développement de l’affaire, nos sources précisent que deux ou trois jours après l’inhumation, le seul frère vivant du défunt, a interpellé les frères aînés du douanier pour savoir les raisons pour lesquelles des rituels inhabituels ont été faits sur le corps de son frère.

En remontant le filon, aucune explication convaincante n’est sortie de leurs bouches. Dès lors, toutes les conditions étaient réunies pour demander des comptes au féticheur. Le 7 avril 2024, lors d’une grande réunion, le douanier a exigé la présence du féticheur. De lui, il était attendu des explications sur les rituels réalisés sur le défunt. Comme à ses habitudes, informent nos sources, le féticheur a de nouveau renoué avec les menaces.

Cette fois-ci, c’est sans compter avec la détermination du douanier pour qui le féticheur devrait répondre de ses actes. Ne voyant aucun acte de pression et de remise en cause nette vis-à-vis du féticheur en famille, le douanier se décida d’aller porter plainte pour laver l’affront subi par la famille. Le féticheur sera alors arrêté par les éléments du commissariat de Bopa.

B. K. S

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