Déviances dans le cercle religieux à Djougou : Viol sur mineure : le pasteur Clément Zounli condamné à 36 mois de prison

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Hier mardi 25 juin 2024, la justice béninoise a châtié un pasteur devenu un bourreau sexuel pour les jeunes filles mineures adolescentes. Clément Zounli, pasteur de l’Église évangélique Auto-auto du Camerounais au Bénin a été en effet condamné à 36 mois, dont 24 fermes, et 12 mois assortis de sursis par le juge de céans du tribunal de Djougou pour des raisons d’incitation d’excitation de mineurs à la débauche. Mais comment le pasteur Clément Zounli s’est retrouvé dans le box des accusés au tribunal ?

Dans la nuit du 20 au 21 juin 2024, Clément Zounli a été mis aux arrêts et placé en garde à vue aux environs de 2h du matin. Il lui est reproché des faits de viol sur mineure, notamment sur une fillette de 16 ans.

Selon les informations obtenues par le Département enquête et Investigation (Dei) du groupe de presse Le Potentiel, le fameux pasteur Clément Zounli a l’habitude de s’introduire dans la douche pour tenir des rapports sexuels avec l’adolescente de 16 ans aux heures de prise de bain de cette dernière.

Les premiers aveux du pasteur Clément Zounli à l’audience ont d’ailleurs confirmé des intrusions répétées sous la douche pour rejoindre l’adolescente.

Tous les jours pour le voleur et un jour pour le propriétaire, dit-on ! La nuit du jeudi 20 juin 2024 sera la nuit fatale pour Clément Zounli, officiant comme pasteur de l’Église évangélique Auto-auto au quartier Sassirou dans le premier arrondissement Djougou. Venu une énième fois se donner du plaisir dans la douche au moment où la jeune fille adolescente prenait son bain, le pasteur Clément Zounli sera surpris.

L’adolescente vit sous la responsabilité d’un tuteur qui veillait au grain. Constatant des mouvements bizarres et très suspects sous la douche, le tuteur aurait donc surgi dans les toilettes. Le pasteur a été pris la main dans le sac et les voisins ont pris d’assaut les abords de la douche.

Noyé dans un fleuve de honte au regard de son statut et l’ignominie de l’acte qu’il posait, le pasteur Clément Zounli a été immédiatement conduit au commissariat de Djougou 1 pour des faits de viol sur mineure. Selon les sources proches de l’affaire, la version du pasteur Clément Zounli est ambiguë.

Pour un voisin présent sur les lieux de l’interpellation du pasteur, Clément Zounli aurait reconnu s’être introduit dans la douche sans savoir que la jeune fille adolescente était là.

Une autre source confie avec insistance que le pasteur Clément Zounli a reconnu s’être rendu sous la douche avec l’intention d’avoir des rapports sexuels avec l’adolescente sans y parvenir. Mais, l’adolescente de 16 ans dit tout le contraire.

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Nos sources précisent que la fille de 16 ans jure que le pasteur Clément Zounli avait déjà, par deux fois de suite, réussi à la violer. « Cette fois-ci, c’est la troisième fois qu’il voulait le faire quand nous l’avons attrapé », soutient une source du voisinage de la famille de l’adolescente.

Le pasteur chez le procureur

Après l’étape de la garde à vue où «le pasteur demandait pardon en se confondant en excuses», il a été présenté au procureur du Tribunal de Djougou ce mardi 25 juin 2024. Le Dei du Groupe de presse Le Potentiel a dépêché une équipe sur le terrain pour suivre ce procès.

Ici, tout est allé très vite. Après le passage devant le procureur, celui-ci a décidé de la comparution immédiate du pasteur Clément Zounli en début d’après-midi à 15h. La gravité des faits est frappante et les acteurs de droit n’ont donc pas voulu tergiverser.

Au terme de l’audience en jugement tenue hier, le pasteur Clément Zounli a été reconnu coupable des faits d’excitation de mineure à la débauche. Il a donc été condamné à 36 mois de prison, dont 24 fermes et 12 assortis de sursis.

Le pasteur confondu au cours du procès a finalement reconnu avoir tenu des rapports sexuels au moins 3 fois avec la jeune fille adolescente de 16 ans. Le président de céans a requalifié les faits en excitation de mineure à la débauche.

À l’heure où nous mettons sous presse, la peine prononcée par le tribunal de Djougou est loin de satisfaire certaines associations de femmes. La requalification des faits en excitation de mineure à la débauche profiterait au pasteur selon les associations faîtières de défense des droits des femmes contactées.

Celles-ci pensent engager des actions pour interjeter appel de la décision afin que le pasteur soit transféré à la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) pour recevoir la peine correspondant à sa forfaiture. Les faits souillent l’Église et décrédibilisent le cercle des hommes de Dieu. Il est plus qu’urgent de nettoyer l’écurie des pasteurs.

Brivaël Klokpê Sogbovi

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