La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a exprimé sa vive préoccupation face aux récents événements au Venezuela. Elle appelle au respect strict de la souveraineté des États et à un dialogue inclusif. Une position qui s’inscrit dans une mobilisation de plusieurs pays africains contre ce qu’ils qualifient de violation du droit international.
Dans un communiqué publié samedi à Abuja, l’organisation sous-régionale ouest-africaine affirme suivre « avec préoccupation les récents développements » dans la République bolivarienne du Venezuela. Tout en reconnaissant le droit des États à lutter contre les crimes transnationaux tels que le terrorisme et le trafic de drogue. La Cédéao rappelle à la communauté internationale son obligation de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des nations. L’institution s’appuie notamment sur l’article 2(4) de la Charte des Nations unies, qui proscrit le recours à la force dans les relations internationales. La Cédéao s’est également pleinement alignée sur la déclaration de l’Union africaine publiée le 3 janvier 2026, laquelle appelle à la retenue, à la désescalade et à un dialogue inclusif entre les différentes parties vénézuéliennes.

« Nous réitérons notre solidarité avec le peuple vénézuélien alors qu’il façonne l’avenir de son pays à travers un processus inclusif », souligne le communiqué, exhortant l’ensemble des États à respecter l’indépendance et l’intégrité territoriale du Venezuela.
Médard Clobechi