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Séance plénière à l’Assemblée nationale: les députés adoptent la suppression provisoire de la Cena

Les députés de la 10e législature de l’Assemblée nationale du Bénin se sont réunis en séance plénière ce vendredi 10 juillet 2026 à Porto-Novo. Cette session a été consacrée à l’examen de plusieurs textes portant sur des réformes institutionnelles, le financement de projets publics et le cadre électoral.

Parmi les principaux dossiers inscrits à l’ordre du jour figure la proposition de loi visant à abroger les dispositions du titre II du livre premier de la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral, telle que modifiée par la loi n°2024-13 du 15 mars 2024. Le texte concerne notamment le titre consacré à la Commission électorale nationale autonome (Cena), principale structure chargée de l’organisation des scrutins dans le pays et entraîne sa suspension provisoire, en attendant une réflexion sur sa future organisation dans le cadre des nouvelles réformes institutionnelles. À travers cette réforme, l’institution, composée du Conseil électoral et de la Direction générale des Élections (Dge), devra attendre une nouvelle configuration définie dans le cadre d’une restructuration annoncée du dispositif électoral. La loi prévoit également que les modalités de conservation du patrimoine de la Cena et de liquidation de ses engagements seront fixées par décret en Conseil des ministres. Quant à son personnel, il sera mis à la disposition de l’administration publique.

*Les raisons….*

Cette décision intervient alors que le mandat de cinq ans non renouvelable des membres actuels de la Cena arrive à échéance le 14 juillet prochain. Selon les arguments avancés par les initiateurs de la réforme, l’installation d’une nouvelle équipe électorale ne serait pas nécessaire à court terme, aucune élection politique majeure n’étant prévue avant 2031. La situation découle notamment des réformes institutionnelles ayant instauré un alignement à sept ans des mandats du président de la République, des députés et des conseillers communaux.

Portée par le député Augustin Ahouanvoébla, la proposition de loi vise, selon son initiateur, à rationaliser les ressources publiques et à adapter l’appareil électoral aux nouvelles réalités institutionnelles. Le texte a été adopté à l’unanimité par les députés lors d’une séance plénière.

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Gouvernance locale au Bénin: Chefs de village et de quartier de ville, le partage des localités entre l’UP-R et le BR désormais arrêté

Les partis politiques de l’Union progressiste le Renouveau (Up le Renouveau), du Bloc républicain (Br) peuvent désormais désigner les Chefs de villages ou de quartiers de ville. Cette désignation se fera sur la base des résultats des élections communales de 2026. Ce jeudi 9 juillet 2026, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a à travers une liste procédé à la fixation des localités où les partis politiques notamment l’UP-R et le BR sont habiletés à désigner les chefs de village ou de quartier de ville sur la base des résultats des élections communales de 2026.

Lire l’intégralité des listes :

Liste des localités où BR est habilité à désigner les ches de village et quartier de ville 2376 sur 5296

Liste des localités où l’UPR est habilitée à designer les chefs de village ou de quartier de ville 2919 sur 5295

Décision N°024 portant désignation des chefs de villages et de quatier de villes 2026

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Première mandature du Sénat: Louis Vlavonou quitte l’Assemblée nationale et rejoint la chambre haute

Louis Vlavonou a officiellement renoncé à son mandat de député afin de siéger au Sénat. Ce choix, rendu nécessaire par l’incompatibilité entre les deux fonctions, met fin à plus de deux décennies de présence au parlement et ouvre un nouveau chapitre de sa carrière politique.

Ex-président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a choisi de poursuivre son parcours au sein de la première mandature du Sénat béninois. Selon des informations relayées par La Nation, il a déposé, le jeudi 2 juillet 2026, sa lettre de démission de son mandat de député auprès du président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou. Cette décision met un terme aux interrogations suscitées depuis sa désignation comme sénateur. En effet, en vertu des dispositions en vigueur, les fonctions de député et de sénateur ne peuvent être exercées simultanément, obligeant ainsi l’ancien président du parlement à faire un choix.

Son parcours…

 Élu député pour la première fois en 2003, il n’avait toutefois pas siégé lors de cette première élection, préférant poursuivre sa carrière au sein de la douane béninoise. Il retrouvera l’hémicycle à partir de la législature issue des élections de 2007, avant d’y exercer sans interruption jusqu’en 2026. Au cours de ce parcours, il a notamment dirigé l’Assemblée nationale pendant six ans, huit mois et vingt-deux jours, à la tête des 8ᵉ et 9ᵉ législatures. Cette longévité fait de lui l’un des parlementaires les plus expérimentés du pays. Le Colonel des douanes à la retraite, Louis Vlavonou mettra désormais son expérience au service du Sénat, dont les membres ont été nommés en conseil des ministres le 1ᵉʳ juillet dernier.

L’installation officielle de la nouvelle institution est attendue dans les prochains jours. Selon les mêmes sources, la cérémonie devrait se tenir au siège de l’Assemblée nationale à Porto-Novo, après le retour au pays de deux sénateurs actuellement à l’étranger, et avant les célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Bénin, le 1ᵉʳ août.

Laura LEKE

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Architecture de gouvernance sous le Président Wadagni : Ministres conseillers et conseillers spéciaux : l’utilité des nominations divise

A peine installé à la tête de l’État, le Président de la République, Romuald Wadagni a procédé à la formation de son gouvernement puis à la nomination de plusieurs collaborateurs appelés à l’accompagner dans la conduite de l’action publique. Dans le respect strict des prérogatives que lui confère la constitution, le successeur de Patrice Talon exerce ainsi son pouvoir. La démarche est d’ailleurs classique dans toute nouvelle administration soucieuse de s’entourer de compétences et d’expériences diverses. Si les premiers pas du Président notamment ses premières décisions sociales, le collectif budgétaire et l’activation d’une diplomatie offensive avec des gains tangibles sont applaudis à l’unanimité, le flanc des nominations alimente un débat curieux de citoyen. Ce débat, lui, est loin de faire l’unanimité. En effet, au-delà de l’enthousiasme qui accompagne toujours les débuts d’un nouveau mandat, une question commence à émerger dans l’opinion publique. Celle de la cohérence globale de l’architecture institutionnelle mise en place autour du Chef de l’État. Le débat ne porte pas tant sur les personnes que sur les fonctions. Dans plusieurs secteurs stratégiques, le dispositif institutionnel semble désormais reposer sur une superposition de responsabilités. Du moins, à la lecture primaire faite par les voix critiques, cela a tout l’air d’une superposition voire un chevauchement des compétences. Deux pans sont mis en vedette : la question des ministres conseillers et celle des conseillers ayant l’oreille discrète du Président la de la République. Dans le cœur du débat, l’appel se fait insistant. Le Président de la République, Romuald Wadagni est expressément appelé à abroger le décret portant nomination des ministres conseillers rattachés à la Présidence de la République. Sous Patrice Talon déjà, la question des ministres conseillers faisait l’objet d’un débat clivant mêlant impératif d’une rationalisation de l’appareil d’État, la maîtrise des dépenses publiques, la réduction des charges de l’État et une bataille juridique. Et, tel un serpent de mer, la question semble resurgir sous une autre forme depuis quelques jours sous le magister Wadagni. Quelques faits factuels sont mis en avant pour légitimer ce débat. Dans le domaine de la défense, par exemple, le Bénin dispose d’un ministre délégué à la défense nationale auprès du Président de la République. Romuald Wadagni a aussi nommé l’ancien directeur de cabinet militaire, le Général d’armées, Bertin Bada au poste de conseiller aux questions sécuritaires et à la défense. Dans le même temps, dans le collège des ministres conseillers, il y a un ministre conseiller à la défense. La même observation est faite dans le secteur de l’éducation où plusieurs ministres sectoriels coexistent avec des conseillers spécialisés et des ministres conseillers. L’ancien ministre Salimane Karimou est nommé conseiller sur les questions de l’éducation. Dans le même temps, et alors que chaque ordre de l’enseignement a déjà son ministre régalien de tutelle, le pays dispose encore d’un ministre conseiller à l’éducation. L’agriculture n’échappe pas davantage à cette interrogation. Là encore, des compétences techniques reconnues ont été mobilisées à travers différents niveaux de responsabilité. Gaston Dossouhoui, ancien ministre de l’agriculture avec un palmarès riche occupe déjà un poste de conseiller du Président de la République même si c’est dans un autre domaine d’action. Outre le ministre titulaire, un ministre conseiller à l’agriculture a aussi été nommé. Naturellement, personne ne contestera la nécessité pour le Président de la République de s’entourer des meilleurs profils. La question est plutôt de savoir si certaines fonctions ne produisent pas, dans la pratique, des chevauchements de missions qui pourraient être évités. « Je ne suis pas contre les nominations. Le Président a besoin de compétences autour de lui. Mais lorsqu’il y a déjà un ministre, un conseiller technique et parfois un conseiller spécial dans un domaine, beaucoup de citoyens ont du mal à comprendre ce qu’apporte concrètement un ministre conseiller supplémentaire », estime Cyrille A. citoyen à Abomey-Calavi.

 

L’exigence d’un État sobre

Depuis plusieurs années, les citoyens béninois sont de plus en plus attentifs à l’utilisation des ressources publiques. Cette exigence n’est pas dirigée contre les institutions. Elle traduit plutôt une attente. Celle d’un État efficace, lisible et sobre. Dans ce contexte, toute structure dont la valeur ajoutée n’apparaît pas clairement aux yeux du public est naturellement interrogée. Le débat autour des ministres conseillers s’inscrit dans cette logique. Leur création répondait à un contexte politique et institutionnel précis. Aujourd’hui, avec l’installation d’un nouveau pouvoir et l’ouverture d’une phase davantage orientée vers la gouvernance, le développement et la performance économique, certains observateurs estiment qu’une réflexion pourrait être engagée sur l’opportunité de maintenir simultanément plusieurs niveaux de conseillers dans les mêmes secteurs. Pour Clarisse H., commerçante à Cotonou, le débat est avant tout budgétaire. « Chaque année, on nous explique que les ressources de l’État doivent être utilisées avec rigueur. Si deux structures font pratiquement le même travail, pourquoi ne pas en garder une seule et utiliser les économies réalisées pour d’autres priorités ? », s’interroge-t-elle. Cette lecture renvoie aux perspectives d’une économie budgétaire. Chaque poste de haut niveau mobilise des ressources, rémunérations, avantages, moyens logistiques, personnel d’appui, véhicules, fonctionnement. Pris individuellement, ces coûts peuvent sembler modestes à l’échelle du budget national. Mais cumulés, ils représentent des montants non négligeables dans un contexte où les besoins d’investissement restent considérables dans les secteurs sociaux, les infrastructures et l’emploi des jeunes. Dès lors, deux options apparaissent. La première consisterait à maintenir les ministres conseillers tout en réduisant les fonctions consultatives parallèles dans les mêmes domaines. Plus clairement, soit on maintient les postes de conseillers et on supprime les postes de ministres conseillers ou vice-versa. La seconde reviendrait à conserver les conseillers techniques et stratégiques déjà rattachés à la Présidence tout en réexaminant l’utilité des postes de ministres conseillers. Igor D., entrepreneur dans le sécateur agricole interrogé reprend bien cette proposition : « Dans l’agriculture par exemple, il existe déjà un ministère avec toute son administration. Si d’anciens ministres sont également mobilisés comme conseillers du Chef de l’État, la question que se posent les citoyens est simple est de savoir, où commence la mission de l’un et où s’arrête celle de l’autre ? ». Une question qui revient largement des discussions ces dernières heures même si d’autres sont plus nuances. Pour Marcelin K., fonctionnaire à la retraite, le débat mérite d’être posé sans passion. « Peut-être que les ministres conseillers ont une réelle utilité que le public ne perçoit pas toujours. Mais dans ce cas, il faudrait mieux expliquer leurs missions et leurs résultats. Dans le cas contraire, le Président gagnerait en popularité en simplifiant davantage l’organisation de son équipe. », a-t-il dit. Dans les deux cas, l’objectif ne serait pas de fragiliser l’action gouvernementale mais de rechercher une meilleure lisibilité institutionnelle et une plus grande efficacité budgétaire.

Un signal fort attendu

Le Président Romuald Wadagni a bâti une grande partie de son image publique sur la rigueur, la performance et la bonne gestion des ressources. C’est précisément pour cette raison que le débat mérite d’être posé sereinement. Une éventuelle rationalisation de certaines fonctions serait perçue non comme une remise en cause des personnes concernées mais comme la poursuite logique d’une culture de gestion fondée sur l’efficacité et l’optimisation des dépenses publiques. Dans une période où chaque franc économisé peut être réorienté vers des priorités de développement, la recherche d’un appareil d’État plus léger pourrait constituer un signal fort. Non pas celui d’une réduction de l’ambition publique, mais celui d’une administration davantage concentrée sur les résultats que sur la multiplication des structures. Dans un contexte de trêve politique, quelle est l’utilité réelle et quelle serait la plus-value des ministres conseillers. Et les béninois peinent à s’accorder sur cette architecture de l’appareil de gouvernance lancé par le Président de la République, Romuald Wadagni. Peut-être qu’un effort supplémentaire d’explication mérite d’être fait pour dissiper les doutes sur la pertinence de ce modèle.

B.K.S..

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Diplomatie et mesures sociales : la FCBE salue les premières actions de Romuald Wadagni

Diplomatie et mesures sociales : la FCBE salue les premières actions de Romuald Wadagni

La Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) a exprimé sa satisfaction face aux premières décisions prises par le président Romuald Wadagni depuis son investiture. Le parti d’opposition modérée a notamment salué les initiatives diplomatiques du chef de l’État ainsi que les premières mesures sociales engagées par son gouvernement.

Dans une déclaration signée par son Secrétaire exécutif national par intérim, Garba Yaya, la FCBE a félicité le président Romuald Wadagni pour sa récente tournée sous-régionale, particulièrement sa visite au Niger. Cette démarche diplomatique est perçue comme un signal fort en faveur du réchauffement des relations entre Cotonou et Niamey, marquées par plusieurs années de tensions.

Le parti encourage le chef de l’État à poursuivre cette dynamique de rapprochement afin de favoriser la réouverture de la frontière bénino-nigérienne et la relance des échanges commerciaux entre les deux pays. Selon la FCBE, une normalisation durable des relations bilatérales contribuerait à renforcer l’intégration régionale et à soutenir les activités économiques des populations vivant de part et d’autre de la frontière.

Au-delà de la diplomatie, la FCBE a également salué les premières mesures sociales annoncées par le gouvernement Wadagni. Le parti met en avant les initiatives prises dans les secteurs stratégiques de l’agriculture, de la santé et de l’éducation, qu’il considère comme des leviers essentiels pour l’amélioration des conditions de vie des populations.

Tout en se félicitant de ces actions, la formation politique invite l’exécutif à poursuivre les réformes engagées et à les étendre à d’autres secteurs vitaux de l’économie nationale. L’objectif, selon les Cauris, est d’accélérer le développement socio-économique du Bénin et de répondre aux attentes des citoyens.

Enfin, la FCBE a réaffirmé son appartenance à la mouvance présidentielle constituée autour du président Romuald Wadagni.

Médard Clobechi

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Renforcement de l’équipe présidentielle: Wadagni confie de nouvelles missions politiques à Gaston Dossouhoui et Modeste Kérékou

Par décret présidentiel signé le 28 mai 2026, le chef de l’État Romuald Wadagni a procédé à la nomination de deux chargés de mission aux affaires politiques auprès de la Présidence de la République. Gaston Cossi Dossouhoui et Modeste Tihounté Kérékou rejoignent ainsi l’équipe présidentielle.

Le président de la République, Romuald Wadagni, poursuit la mise en place de son dispositif administratif et politique. À travers le décret n°2026-328 signé le 28 mai 2026, le chef de l’État a nommé deux nouvelles personnalités à la Présidence de la République.

Il s’agit de Gaston Cossi Dossouhoui et de Modeste Tihounté Kérékou, désormais chargés de mission aux affaires politiques auprès du président de la République. Le décret précise que cette nomination prend effet à compter de la date de signature du document et sera publiée au journal officiel. Ces désignations interviennent quelques jours après l’installation du nouveau pouvoir exécutif et s’inscrivent dans la dynamique d’organisation progressive de l’entourage présidentiel au début du septennat 2026-2033.

Laura LEKE

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Présidence de la République : le colonel-major Gabin Abel Chahounka porté à la fonction de Directeur du Cabinet militaire

Le président de la République, Romuald Wadagni, a procédé à une nouvelle série de nominations au sein de l’appareil présidentiel. Par décret signé le 28 mai 2026, le colonel major Mètohokan Gabin Abel Chahounka a été désigné Directeur du Cabinet militaire du chef de l’État.

Le dispositif administratif et sécuritaire de la Présidence de la République continue de se mettre en place. À travers le décret n°2026-322 du 28 mai 2026, le président Romuald Wadagni a nommé le colonel major Mètohokan Gabin Abel Chahounka au poste de Directeur du Cabinet militaire. Le décret présidentiel précise que cette nomination prend effet à compter de la date de signature du document. Le texte abroge également toute disposition antérieure contraire et sera publié au journal officiel.

Laura LEKE 

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Nominations à la Présidence de la République : Wilfried L. Houngbédji désormais ministre, Wadagni met en place son premier cercle de confiance

Deux jours seulement après son investiture à la tête du Bénin, Romuald Wadagni accélère la mise en place de son dispositif présidentiel et gouvernemental. A travers une série de décrets signés ce mardi 26 mai 2026, le nouveau chef de l’État a procédé à plusieurs nominations stratégiques au sein de la Présidence de la République et de l’appareil gouvernemental. Ces différentes décisions interviennent 48 heures après la cérémonie solennelle de prestation de serment organisée le dimanche 24 mai 2026 sur l’esplanade du Palais des Congrès de Cotonou, suivie de la passation de charges avec le Président sortant Patrice Talon au Palais de la Marina.

Wilfried Léandre Houngbédji élevé au rang de ministre

La nomination la plus marquante de cette vague de décrets demeure sans conteste celle de Wilfried Léandre Houngbédji. Par décret n°2026-320 du 26 mai 2026, il est officiellement nommé Ministre, Porte-parole du Gouvernement. Jusqu’ici Secrétaire général adjoint du gouvernement et déjà porte-parole du gouvernement sous l’administration Talon, Wilfried Léandre Houngbédji voit ainsi son statut renforcé au sein du nouvel exécutif. Cette promotion apparaît comme un signal fort de continuité dans la communication gouvernementale, mais également comme une marque de confiance personnelle du président Romuald Wadagni envers une figure devenue incontournable de la parole publique institutionnelle ces dernières années. Avec cette nomination, le Chef de l’État confère désormais un poids politique plus important à la fonction de porte-parole, dans un contexte où la communication gouvernementale s’annonce stratégique pour accompagner les premières réformes du nouveau quinquennat.

Hermann Orou Takou propulsé à la Présidence

Autre nomination fortement remarquée est celle de Hermann Orou Takou. Par décret n°2026-317 du 26 mai 2026, l’ancien Directeur de cabinet de Romuald Wadagni au ministère de l’Économie et des Finances est nommé Secrétaire Général Adjoint de la Présidence de la République. Cette désignation illustre la volonté du nouveau Président de la République de s’entourer de collaborateurs de confiance ayant travaillé à ses côtés dans la gestion économique et financière du pays. Considéré comme l’un des technocrates proches du nouveau Chef de l’État, Hermann Orou Takou fait ainsi son entrée dans le premier cercle du pouvoir présidentiel.

José Tonato et Salimane Karimou “repêchés”

Le Président Wadagni a également procédé au repositionnement de deux anciens ministres de l’ère Talon, quelques jours seulement après leur départ du gouvernement. Par décret n°2026-316 du 26 mai 2026, José Tonato est nommé Conseiller aux infrastructures du Président de la République, tandis que Salimane Karimou devient Conseiller à l’Éducation du chef de l’État. Ces nominations sont perçues comme une forme de continuité administrative et politique. Elles traduisent surtout la volonté du nouveau président de conserver autour de lui certaines compétences clés issues du précédent régime, notamment sur les grands chantiers d’infrastructures et les réformes éducatives engagées ces dernières années.

Un nouveau coordonnateur pour le BAI

Dans le même mouvement, le Président de la République a nommé Adédiran Alfred Affoyon à la tête du Bureau d’Analyse et d’Investigation (BAI) de la Présidence de la République. La décision a été prise par décret n°2026-318 du 26 mai 2026. Cette structure stratégique de la Présidence joue un rôle essentiel dans le suivi de certains dossiers sensibles, les investigations administratives ainsi que l’analyse des politiques publiques.

Mise en place du cabinet présidentiel

Le Chef de l’État a également complété son dispositif administratif rapproché. Par décret n°2026-319 du 26 mai 2026, Fulgence Primael Gbeke est nommé Chef du Cabinet du Président de la République. Dans le même décret, Paulette Hountondji Sopoh est désignée Secrétaire particulière du Président de la République. Enfin, par décret n°2026-321 du 26 mai 2026, Maximilien Claude Cocou Olympio est nommé Coordonnateur de la Cellule juridique et Conseiller juridique de la Présidence de la République.

Un premier cercle présidentiel déjà structuré

Au total, six grandes nominations ont été officialisées ce mardi autour du Président Romuald Wadagni, traduisant une volonté d’installation rapide de son appareil présidentiel. Entre continuité avec certaines figures de l’ère Talon, promotion de proches collaborateurs et renforcement stratégique de la communication gouvernementale, le nouveau chef de l’État pose progressivement les bases de sa gouvernance. La promotion de Wilfried Léandre Houngbédji au rang de ministre apparaît déjà comme l’un des marqueurs politiques forts de cette première série de décisions présidentielles.

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Passation de charge au Ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du développement durable : Georges ALE ouvre une nouvelle phase des réformes

Le nouveau Ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable, Georges Alé, a officiellement pris fonction le mardi 26 mai 2026 à la faveur d’une cérémonie de passation de service organisée à la cité ministérielle de Cotonou. Il succède ainsi à José Tonato, figure emblématique des grandes transformations urbaines engagées au Bénin ces dernières années. Dans une allocution dense, structurée et résolument tournée vers l’action, Georges ALE a donné le ton de son mandat en affichant sa volonté de poursuivre les réformes engagées tout en imprimant une nouvelle dynamique axée sur l’impact social, la durabilité environnementale et l’amélioration concrète du quotidien des populations. « C’est avec une profonde humilité, un grand sens de responsabilité et une réelle conscience des attentes de nos concitoyens que je prends officiellement fonction », a déclaré le nouveau ministre dès l’entame de son intervention, avant d’exprimer sa gratitude au président Romuald Wadagni pour la confiance placée en sa personne.

Georges ALE salue l’héritage de José Tonato

Dans un exercice marqué par l’élégance républicaine, Georges ALE a rendu un hommage appuyé à son prédécesseur José Tonato ainsi qu’aux équipes techniques du ministère pour les importantes réformes engagées sous le précédent gouvernement. Le nouveau ministre a notamment salué « une vision structurante » qui a profondément modifié le visage des villes béninoises grâce à plusieurs projets majeurs : le programme d’asphaltage, les investissements dans l’assainissement urbain, la modernisation des infrastructures routières, la protection du littoral contre l’érosion côtière, les réformes foncières, la gestion moderne des déchets ou encore les programmes de reboisement. Pour Georges ALE, ces acquis constituent désormais une base solide à partir de laquelle le gouvernement entend « aller plus loin ensemble ».

Une nouvelle phase du développement urbain

Le nouveau patron du cadre de vie a clairement affiché sa volonté d’inscrire son action dans une logique de proximité avec les populations. Pour lui, les politiques publiques liées au cadre de vie ne doivent pas se limiter aux infrastructures visibles, mais transformer concrètement les conditions de vie des citoyens. « Parler de cadre de vie, d’infrastructures et de développement durable, c’est parler du quotidien des Béninois », a-t-il insisté, évoquant tour à tour les enjeux de mobilité, d’assainissement, de logement, d’environnement, de résilience climatique et d’attractivité économique. Dans cette dynamique, Georges ALE a annoncé la poursuite des efforts dans plusieurs secteurs stratégiques : la gestion des eaux et forêts, la lutte contre les inondations, le drainage des eaux pluviales, l’assainissement urbain, la préservation du patrimoine foncier ainsi que la salubrité des villes.

Les quartiers vulnérables au cœur des priorités

L’un des axes majeurs du discours du nouveau ministre concerne la rénovation des quartiers et villages vulnérables. Georges ALE veut accélérer l’accès des populations aux infrastructures essentielles telles que les routes, les caniveaux, l’éclairage public, les espaces verts et les équipements de proximité. Cette orientation traduit une volonté d’élargir les bénéfices des grands projets d’infrastructures à l’ensemble des territoires, y compris les zones les plus fragiles. Le ministre entend également renforcer les solutions innovantes de mobilité urbaine durable à travers le transport multimodal, le transport fluvial et l’intégration de systèmes modernes de déplacement dans les grandes agglomérations du pays.

Un accent fort sur l’environnement et la durabilité

Très attendu sur les questions environnementales, Georges ALE a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur du développement durable. Protection du littoral, reboisement, gestion durable des espaces urbains et promotion de l’économie circulaire figurent parmi les priorités annoncées.

Le ministre a notamment insisté sur la valorisation des déchets, le tri sélectif et la réduction progressive de l’empreinte carbone des métiers liés au secteur. Autre innovation notable : la volonté affichée d’accroître la présence des femmes dans les métiers du cadre de vie et dans les sphères de décision du ministère.

Une gouvernance axée sur la performance

Face aux cadres et agents du ministère, Georges ALE a lancé un appel à la mobilisation collective. Il a promis une gouvernance fondée sur l’écoute, l’exigence, la rigueur et les résultats. « Nous devons renforcer la culture de performance, améliorer la qualité de l’exécution des projets publics et garantir une gestion rigoureuse des ressources publiques », a-t-il affirmé. Le nouveau ministre a également insisté sur la transparence, la redevabilité et l’amélioration du service public rendu aux citoyens. Aux partenaires techniques et financiers, aux collectivités territoriales, au secteur privé et à la société civile, il a adressé un message de coopération et de responsabilité partagée autour des défis liés au développement urbain durable.

Des infrastructures au service de la dignité humaine

En conclusion de son intervention, Georges ALE a livré une vision ambitieuse du rôle que devront désormais jouer les infrastructures publiques dans le développement du Bénin. « Les infrastructures ne doivent plus seulement être des ouvrages physiques, mais des leviers de prospérité, d’inclusion sociale, de compétitivité économique et de dignité humaine », a-t-il déclaré. Par cette prise de parole, le nouveau ministre du Cadre de Vie et des Transports apparaît déjà comme l’un des acteurs clés de la nouvelle dynamique gouvernementale impulsée par le Président Romuald Wadagni.

Entre continuité des grands chantiers et ambition d’un développement plus inclusif et durable, Georges ALE entend visiblement inscrire son action dans la durée.

ALLOCUTION DE GEORGES ALE

À L’OCCASION DE LA PASSATION DE SERVICE AU MCVT

Monsieur le Ministre, Chers collègues, Chers invités,
C’est avec une profonde humilité, un grand sens de responsabilité et une réelle conscience des attentes de nos concitoyens que je prends officiellement fonction ce jour à la tête du Ministère du Cadre de Vie et des Transports, en charge du Développement durable. Je voudrais avant toute chose exprimer ma sincère gratitude à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Monsieur Romuald WADAGNI pour la confiance placée en ma personne. Cette confiance constitue à la fois un honneur et un engagement solennel au service de la Nation. Je mesure pleinement l’importance stratégique de ce ministère dans la transformation structurelle de notre pays. Car parler de cadre de vie, d’infrastructures et de développement durable, c’est parler du quotidien des béninois ; c’est parler de mobilité, de logement, d’assainissement, d’environnement, d’aménagement du territoire, de résilience climatique, de conservation de sites, d’attractivité économique et de dignité humaine. Je voudrais également rendre un hommage mérité à Monsieur le Ministre sortant, cher José TONATO ainsi qu’à l’ensemble de ses collaborateurs pour les efforts consentis et les réformes engagées au cours des dernières années. Les avancées enregistrées dans notre pays témoignent d’un travail considérable et d’une vision structurante. Des projets majeurs ont changé durablement le visage de nos villes et renforcé les bases de notre développement. L’aménagement de milliers de kilomètres de voiries urbaines à travers le programme d’asphaltage, les investissements massifs dans l’assainissement urbain, la modernisation des infrastructures routières, la protection du littoral contre l’érosion côtière, le développement de solutions de mobilité urbaine durable, la réforme du cadastre national, la gestion moderne des déchets, la protection de nos forêts et du patrimoine foncier et les efforts de reboisement constituent aujourd’hui des acquis importants pour notre pays.

Mesdames et Messieurs,
Le défi qui nous attend désormais est clair : aller plus loin ensemble, plus vite, mais surtout faire en sorte que le développement infrastructurel atteigne chaque territoire et améliore concrètement la vie de chaque citoyen. Nous poursuivrons les efforts engagés en matière de gestion des eaux et forêts, de préservation de notre patrimoine foncier, d’assainissement, de gestion des déchets, de drainage des eaux pluviales et de lutte contre les inondations. La question de la salubrité urbaine demeurera au cœur de nos préoccupations, car un environnement sain constitue une condition fondamentale du bien-être social et de la santé publique.

Nous accorderons également une attention particulière au programme de rénovation des quartiers et villages vulnérables afin de permettre à des milliers de familles d’accéder progressivement aux infrastructures essentielles : routes, caniveaux, éclairage public, espaces verts et équipements de proximité. Notre ambition est également de développer des solutions innovantes de mobilité urbaine durable, notamment à travers le transport multimodal, le transport fluvial et l’intégration de systèmes modernes de déplacement dans les grands centres urbains. Nous poursuivrons les efforts de protection du littoral, de reboisement, de gestion durable des espaces urbains et de promotion de l’économie circulaire à travers le tri et la valorisation des déchets. Certains indicateurs transversaux seront un peu plus mis en avant : – L’amplification de l’impact social de nos réalisations et l’intégration des bénéficiaires – La réduction de l’empreinte carbone de nos métiers – L’augmentation du nombre de femmes dans nos métiers et dans les sphères de décision – La sécurité dans les transports – La maintenance et l’entretien de nos équipements Mesdames et Messieurs, La réussite de cette mission exige une administration performante, rigoureuse et orientée vers les résultats.
Je sais que José Tonato a mis en place une équipe très performante et je voudrais donc adresser un message particulier aux cadres et agents du ministère. Je viens avec un esprit d’écoute, de dialogue, d’exigence et de collaboration. Les défis qui nous attendent nécessitent la mobilisation de toutes les compétences, de toutes les expertises et de toutes les énergies. Nous devons renforcer la culture de performance, continuer à améliorer la qualité de l’exécution des projets publics, réduire les délais administratifs et garantir une gestion rigoureuse des ressources publiques. J’attacherai également une importance particulière à la transparence, à la redevabilité et à la qualité du service public rendu aux citoyens.
Aux partenaires techniques et financiers, je voudrais réaffirmer notre volonté de poursuivre une coopération constructive fondée sur la confiance, l’efficacité et l’impact durable des investissements. Aux collectivités territoriales, au secteur privé, aux organisations de la société civile et aux populations, je voudrais dire que la transformation de notre cadre de vie est une responsabilité collective. Le développement durable ne peut être porté uniquement par l’État ; il exige l’engagement de tous les acteurs.
Mesdames et Messieurs, Notre pays entre dans une nouvelle phase de son développement. Une phase où les infrastructures ne doivent plus seulement être des ouvrages physiques, mais des leviers de prospérité, d’inclusion sociale, de compétitivité économique et de dignité humaine.
Nous avons le devoir de bâtir des villes mieux organisées, des territoires mieux connectés, des infrastructures plus résilientes et un environnement plus sain pour les générations présentes et futures. Cette ambition est grande. Mais je demeure convaincu qu’avec la vision du Gouvernement, l’engagement des équipes techniques, l’implication des partenaires et la confiance des populations, nous saurons relever ensemble les défis qui nous attendent. Je prends aujourd’hui cet engagement avec détermination, humilité et sens du devoir. Que Dieu bénisse notre pays.

Je vous remercie.

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Gouvernement Wadagni : Wilfried Léandre Houngbédji reconduit comme porte-parole du gouvernement et élevé au rang de ministre

Le président de la République, Romuald Wadagni a décidé de maintenir Wilfried Léandre Houngbédji au poste de porte-parole du gouvernement. Désormais élevé au rang de ministre, l’ancien porte-voix de l’exécutif demeure une pièce maîtresse de la communication gouvernementale.

La continuité s’observe également dans la communication gouvernementale. Par décret présidentiel signé ce mardi 26 mai 2026, Wilfried Léandre Houngbédji a été reconduit dans ses fonctions de porte-parole du gouvernement par le président Romuald Wadagni.

Au-delà de son maintien au sein de l’exécutif, l’ancien secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement accède désormais au rang de ministre. Déjà chargé de porter la voix de l’exécutif sous la présidence de Patrice Talon, Wilfried Léandre Houngbédji demeure ainsi l’un des visages clés de la continuité institutionnelle entre les deux administrations. Cette reconduction intervient dans la période de formation du premier gouvernement du président Romuald Wadagni, dévoilé quelques heures après son investiture du 24 mai 2026.

En maintenant Wilfried Léandre Houngbédji à ce poste, le nouveau pouvoir mise sur l’expérience et la stabilité pour assurer la coordination de la parole gouvernementale face aux défis politiques et institutionnels du nouveau mandat.

Laura LEKE

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