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Épidémie d’Ebola en RDC : Près de 300 personnes testées positives portées disparues

Épidémie d’Ebola en RDC : Près de 300 personnes testées positives portées disparues

La République démocratique du Congo (RDC) fait face à une situation sanitaire particulièrement préoccupante. Près de 300 malades sont introuvables, compromettant les efforts de riposte contre l’épidémie. Face à cette évolution, les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) alertent sur un risque élevé d’aggravation de la crise.

Le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a qualifié cette situation d’« extrêmement préoccupante ». Selon les données communiquées par l’institution, 297 patients confirmés positifs au virus Ebola ne figurent ni parmi les personnes guéries, ni parmi les malades hospitalisés, ni parmi les décès officiellement enregistrés. Cette absence de traçabilité constitue un défi pour les autorités sanitaires, qui craignent une propagation incontrôlée du virus. L’épidémie, provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, a déjà enregistré 1 118 cas confirmés et 291 décès en RDC, auxquels s’ajoutent 20 cas et deux décès en Ouganda, selon les derniers chiffres des autorités sanitaires.

Les autorités annoncent un recrutement de 20 000 agents de santé communautaires chargés notamment de retrouver les personnes contacts et de détecter rapidement les nouveaux cas.

Médard Clobechi

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Faculté des sciences de la santé (FSS) à Cotonou : 98 nouveaux professionnels de santé mis sur le marché de l’emploi

Faculté des sciences de la santé (FSS) à Cotonou : 98 nouveaux professionnels de santé mis sur le marché de l’emploi

La Faculté des sciences de la santé (FSS) de l’Université d’Abomey-Calavi a mis à la disposition du système sanitaire béninois 98 nouveaux professionnels de santé. Réunis au Palais des Congrès de Cotonou ce lundi 29 juin 2026, les récipiendaires ont prêté serment au cours d’une cérémonie solennelle marquant leur entrée dans la vie professionnelle. Les autorités universitaires et gouvernementales ont saisi l’occasion pour lancer un appel à l’engagement, au patriotisme et à la valorisation de la recherche scientifique au service du développement du Bénin.

Cette promotion comprend 53 médecins, 25 pharmaciens, 9 assistants sociaux, 8 kinésithérapeutes, 2 nutritionnistes-diététistes ainsi qu’un diplômé de Master en protection de l’enfance et de la jeunesse, soit un total de 98 diplômés issus de cinq filières de la Faculté des sciences de la santé.

Dans son allocution, le doyen de la FSS, le Professeur Josué Déjinnin Georges Avakoudjo a rappelé que cette promotion a soutenu plus de 90 travaux de recherche, consacrés aux principaux défis sanitaires et sociaux du pays. Ces études mettent notamment en évidence la progression des maladies chroniques non transmissibles telles que l’hypertension artérielle, le diabète, les cancers ou encore les maladies rénales.

Le Professeur Avakoudjo a également indiqué que les recherches conduites par les étudiants ont permis de documenter les infections associées aux soins, l’antibiorésistance et les insuffisances dans la prise en charge des patients. Il a ajouté que deux études multicentriques menées dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest placent désormais la FSS parmi les institutions pionnières dans le domaine de la simulation chirurgicale assistée par l’intelligence artificielle. S’adressant directement aux nouveaux diplômés, le Professeur Avakoudjo leur a rappelé que leur formation a été financée par l’ensemble des contribuables béninois. Selon lui, le départ définitif des professionnels de santé constitue une perte importante pour les populations, notamment dans les communes rurales.

Tout en reconnaissant l’intérêt des formations à l’étranger, il les a invités à distinguer mobilité académique et fuite des cerveaux. Il leur a demandé de revenir partager leurs compétences et contribuer au développement du système sanitaire national, rappelant que « derrière chaque ordonnance se trouve une famille et derrière chaque patient une histoire humaine ».

Président du jury international, le Professeur Anatole Lalèyè a salué la qualité du parcours des nouveaux diplômés. Il a affirmé que ces derniers disposent désormais des compétences scientifiques, techniques et éthiques nécessaires pour assurer des soins de qualité aux populations.

Selon lui, les années de recherche ont permis aux récipiendaires de développer l’esprit critique, la rigueur scientifique, le respect de l’éthique et le sens des responsabilités. Il leur a rappelé que leur diplôme constitue à la fois une récompense et un engagement envers la société.

Représentant la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Agnès Badou Savi a transmis les félicitations du gouvernement aux nouveaux diplômés. Elle leur a rappelé que leur réussite est l’aboutissement d’années d’efforts, mais surtout le début d’une mission au service des populations. Insistant sur les valeurs d’engagement, de responsabilité et d’empathie, elle a souligné que la médecine ne peut être dissociée de sa dimension humaine et sociale.

La représentante ministérielle s’est particulièrement réjouie de constater que plusieurs travaux de recherche étaient consacrés aux personnes vulnérables, à l’inclusion sociale et à la médecine préventive.

Au nom des diplômés, Christelle Quenum, a exprimé la reconnaissance de l’ensemble de la promotion envers les autorités universitaires, les enseignants, le personnel administratif ainsi que les familles pour leur accompagnement durant tout le cursus. Elle a rappelé que cette cérémonie symbolise moins la fin d’un parcours universitaire que le début d’une responsabilité professionnelle. Revenant sur les valeurs acquises durant la formation, elle a insisté sur le respect, la solidarité, la patience, la compassion et l’entraide. Évoquant les nombreux défis sociaux auxquels le pays est confronté, la représentante des récipiendaires a affirmé que les futurs assistants sociaux auront pour mission d’accompagner les personnes vulnérables sans discrimination, de défendre leurs droits et de contribuer à restaurer leur dignité.

À travers cette 48ᵉ cérémonie de prestation de serment, la Faculté des sciences de la santé confirme sa volonté de former des professionnels compétents, attachés aux valeurs de l’éthique, de la recherche et du service public.

Médard Clobechi

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Santé

Infrastructures sanitaires : le gouvernement lance la construction de 14 centres de santé et la réhabilitation de la maternité de Ouidah

Le gouvernement béninois a donné son feu vert à la construction de 14 centres de santé ainsi qu’à la réhabilitation de la maternité de l’hôpital de zone de Ouidah. Cette initiative vise à renforcer l’accès aux soins de santé de proximité et à améliorer la qualité de la prise en charge des populations dans plusieurs communes du pays. La décision a été prise en conseil des ministres de ce mercredi 13 mai 2026. Selon le conseil, ce projet s’inscrit dans la politique de modernisation du système sanitaire national. Il répond à la nécessité de médicaliser certains centres de santé, tout en les mettant en conformité avec les normes requises en la matière. Les nouveaux centres de santé seront construits dans les localités de Kpakpamè, Savalou Aguah, Kountori, Liboussou, Copargo, Dunkassa, Akassato, Ouèdo, Abomey-Calavi, Zèbou, Comè, Adohoun, Tchi-Ahomadégbé et Idigny. En parallèle, la maternité de l’hôpital de zone de Ouidah bénéficiera de travaux de réhabilitation afin d’améliorer les conditions d’accueil des patientes et de renforcer les services de santé maternelle et infantile.

Pour assurer la mise en œuvre du projet, le Conseil des ministres a autorisé la contractualisation avec les entreprises sélectionnées pour l’exécution des travaux. Les ministres concernés ont également été instruits de veiller au suivi rigoureux et à la bonne exécution des différents chantiers.

Médard Clobechi

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Réforme du système sanitaire au Bénin: Le centre de santé de Mènontin élevé au rang d’hôpital de zone public

Le gouvernement béninois a officiellement procédé à la transformation du centre de santé de Mènontin en hôpital de zone public, dans la zone sanitaire Cotonou V. La décision a été entérinée à travers le décret n°2026-115 pris en Conseil des ministres le 11 mars 2026.

Inscrite dans une dynamique de restructuration du système sanitaire national, cette réforme vise à renforcer l’organisation des structures de santé publiques. Elle fait suite à la dénonciation du mandat de gestion confié depuis 1992 à l’Association médico-sociale de Mènontin, désormais révoqué par les autorités compétentes.

L’ancien centre de santé de Mènontin est désormais intégré au réseau des hôpitaux de zone publics du Bénin. Le décret a été signé par le président Patrice Talon, le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances Romuald Wadagni, le ministre de la Santé Benjamin Hounkpatin ainsi que la ministre du Travail et de la Fonction publique Adidjatou Mathys. Les ministres en charge de la Santé et des Finances sont par ailleurs chargés de veiller à la mise en œuvre effective de cette mesure.

Cette transformation s’accompagne également d’une réorganisation de la gestion hospitalière. En effet, il convient de rappeler qu’en février 2025, un administrateur provisoire avait été nommé. Il avait pour responsabilité d’assurer la transition, dans le cadre d’une volonté d’adapter la gouvernance des structures sanitaires aux standards définis par l’État.

Laura LEKE

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Ministère de la Santé : recensement des titulaires de diplômes étrangers en santé non reconnus depuis 2011

Le Ministère de la Santé du Bénin lance une opération de recensement à l’endroit des professionnels de santé détenteurs de diplômes obtenus dans des établissements privés étrangers non reconnus. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’application du décret N° 2025-090 du 19 février 2025 relatif aux mesures transitoires d’équivalence des diplômes. L’annonce a été faite à travers un communiqué en date du 30 Avril 2026, signé par Benjamin Hounkpatin. Selon le communiqué, ce recensement vise à préparer la mise en œuvre des dispositions spécifiques permettant l’obtention d’équivalence pour certains diplômes étrangers. L’appel s’adresse exclusivement aux titulaires de diplômes à partir de 2011 issus d’établissements privés étrangers non homologués par les autorités béninoises.


Médard Clobechi

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Célébration de la 19ᵉ édition de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme : Le message du Dr Armand Houndonougbo, Médecin-Chef de la Commune de Bantè

Le monde entier commémore ce 25 avril 2026 la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. À cette occasion, le Dr Armand Houndonougbo invite les populations à renforcer les mesures de prévention face à une maladie qui continue d’affecter les enfants et les femmes enceintes.

Dans son message adressé aux citoyens, le responsable sanitaire rappelle que le paludisme demeure l’un des principaux problèmes de santé publique au Bénin. En effet, malgré les efforts conjoints de l’État et de ses partenaires, la maladie continue de faire des ravages, notamment chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Chaque année, des milliers de cas sont enregistrés, avec un lourd tribut humain et socio-économique pour les familles. Il y rappelle que des gestes simples, tels que: l’usage des moustiquaires imprégnées, l’assainissement du cadre de vie et le recours rapide aux soins, restent essentiels pour réduire l’impact du paludisme.

Lire l’intégralité du message:

Message_Dr Armand HOUNDONOUGBO_MCC Bantè_Journé_Paludisme-1

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Lutte contre la bilharziose et les vers intestinaux : Une campagne de traitement de masse annoncée dans plusieurs départements pour les enfants âgés de 5 à 14 ans

Le Ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a annoncé le lancement d’une campagne nationale de traitement de masse contre la bilharziose et les vers intestinaux chez les enfants âgés de 5 à 14 ans. L’initiative a été rendue publique dans un communiqué daté du 15 avril 2026 et couvrira plusieurs départements.

Portée par le programme national de lutte contre les maladies transmissibles, cette opération est conduite en partenariat avec les ministères en charge des enseignements maternel et primaire, ainsi que ceux du secondaire, technique et de la formation professionnelle. Elle vise aussi bien les enfants scolarisés que non scolarisés.

Prévue du 27 au 29 avril 2026, la campagne reposera sur une distribution gratuite de médicaments. Dans les écoles, les élèves seront pris en charge sur place, tandis que des équipes mobiles seront déployées dans les communautés pour atteindre les enfants non scolarisés.

Plusieurs départements sont concernés, notamment l’Alibori, l’Atacora, l’Atlantique, le Borgou, le Couffo, les Collines, la Donga, le Mono, l’Ouémé, le Plateau et le Zou. Le ministre appelle à une forte mobilisation des acteurs éducatifs, des autorités locales et des relais communautaires pour garantir le succès de l’opération. Il invite également les parents à faciliter l’accès des enfants au traitement.

Par ailleurs, le communiqué précise que cette initiative vise à améliorer la croissance, les capacités d’apprentissage et le rendement scolaire des enfants, tout en renforçant la lutte contre les maladies tropicales négligées au Bénin.

Communiqué 0322- Campagne contre la bilharziose et les vers intestinaux

Laura LEKE

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Coopération bénino-chinoise : le Bénin renforce son système hospitalier avec de nouveaux équipements médicaux

Le système de santé béninois vient de bénéficier d’un appui d’envergure. Le gouvernement a officiellement réceptionné, ce jeudi 16 avril 2026 au centre de santé d’Agbato situé au quartier Akpakpa, un lot de 600 concentrateurs d’oxygène acquis par l’UNICEF sur financement de la Chine. Un renfort important pour les structures sanitaires, destiné à améliorer la prise en charge des urgences médicales, notamment chez les mères et les enfants.

La cérémonie, organisée  au centre de santé d’Agbato, a réuni plusieurs autorités administratives, diplomatiques et sanitaires, dont le ministre de la Santé, le représentant résident du Fonds des Nations unies pour l’enfance, (UNICEF) au Bénin et l’ambassadeur de la République populaire de Chine.

Dans son allocution, le représentant de l’UNICEF au Bénin, Ousmane Niang, a salué un acte de solidarité internationale. Pour lui, ce don  illustre concrètement «l’engagement commun en faveur du renforcement du système de santé du Bénin ». Il a également exprimé la reconnaissance de l’institution onusienne envers le gouvernement béninois pour ses efforts constants dans l’amélioration de la santé des populations.

En effet, cet appui s’inscrit dans un contexte de réformes et d’initiatives nationales visant à réduire la mortalité maternelle et néonatale. Ousmane Niang a notamment mis en avant le plan d’urgence 2025-2027, qui ambitionne une baisse annuelle de 15 % de la mortalité maternelle et de 10 % de la mortalité néonatale. « Des objectifs à la hauteur des défis, mais aussi à la hauteur de la détermination du Bénin », a-t-il souligné.

Revenant sur les progrès enregistrés, il a rappelé que la mortalité néonatale est passée de 38 à 23 décès pour 1000 naissances vivantes entre 2014 et 2022, tandis que la mortalité infanto-juvénile a reculé de 115 à 80 pour 1000. Des avancées qu’il juge encourageantes, tout en appelant à « redoubler d’efforts » pour sauver davantage de vies.D’un coût global de plus de 205 000 dollars américains, soit environ 116 millions de francs CFA, les 600 concentrateurs d’oxygène de type « 10 LPM single flow » seront déployés dans plusieurs formations sanitaires à travers le pays afin de renforcer leurs capacités opérationnelles.

Prenant la parole, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a mis en exergue l’importance cruciale de l’oxygène médical dans la gestion des urgences vitales. « L’oxygénothérapie est un acte de première ligne. Elle permet de gagner de précieuses minutes pour stabiliser une patiente et sauver un enfant. C’est un véritable garde-fou contre la mort », a-t-il déclaré.

Selon lui, ces équipements arrivent « à point nommé », à  un moment où le pays fait face à des défis persistants en matière d’accès aux soins. Ils seront répartis dans 23 hôpitaux et centres de santé situés dans plusieurs départements, dont l’Alibori, le Littoral, l’Atacora, le Borgou, la Donga, le Couffo et l’Atlantique. Quant à l’utilisation optimale de ces équipements, le ministre a par ailleurs rassuré en  affirmant que son département veillera à leur gestion rigoureuse et à leur maintenance. Il a également appelé les structures bénéficiaires à en faire un usage judicieux pour le bonheur des populations.

En conclusion, au nom du gouvernement béninois, le ministre Benjamin Hounkpatin a salué l’UNICEF, le qualifiant de « partenaire stratégique et fidèle », et remercié la Chine pour son soutien constant, évoquant «un symbole de solidarité, d’humanité et d’espoir».

Laura LEKE

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Santé sexuelle des femmes au Bénin : insatisfaction des femmes à Porto-Novo et Parakou

Une étude scientifique menée au Bénin met en lumière une situation préoccupante. Une majorité de femmes en couple souffrent de troubles de la sexualité. Douleurs pendant les rapports, manque de désir, difficultés d’excitation ou d’orgasme autant de problèmes qui touchent presque toutes les participantes interrogées.

Selon les données publiées dans la revue Santé publique, 99,93 % des femmes déclarent ressentir des douleurs lors des rapports sexuels, un chiffre élevé. Plus de 83 % évoquent des troubles de l’excitation, tandis que près des trois quarts rencontrent des difficultés à atteindre l’orgasme. L’étude a été conduite entre septembre et décembre 2022. Il a porté sur 1 531 femmes âgées de 15 à 49 ans , toutes en couple depuis au moins six mois. Les participantes provenaient de quatre communes représentatives du pays dont Djougou, Parakou, Abomey-Calavi et Porto-Novo.

Les résultats détaillent une situation généralisée de mal-être sexuel. 76,36 % souffrent de problèmes de lubrification, 66,69 % signalent une baisse du désir sexuel, 62,18 % se disent globalement insatisfaites de leur vie sexuelle. L’étude met également en évidence des différences selon les régions. L’insatisfaction sexuelle est plus prononcée à Parakou qu’à Porto-Novo. Les écarts s’expliquent pas des facteurs socioculturels, des normes religieuses, des dynamiques conjugales différentes. Dans certaines zones du nord, où la polygamie et l’islam sont plus présents, la sexualité féminine est souvent perçue comme une obligation conjugale ou un moyen de reproduction. À l’inverse, dans le sud, les femmes expriment davantage leurs difficultés, même si celles-ci restent très répandues.

Les chercheurs soulignent que la pression sociale et les normes culturelles influencent fortement la perception de la sexualité. Des solutions plausibles ont été également proposés.

Médard Clobechi

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Atelier régional sur la santé communautaire : La réforme de la CEDEAO lancée à Cotonou

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a lancé ce mardi 24 mars à Cotonou sa politique régionale de santé communautaire. La cérémonie, organisée au Sofitel, a réuni les représentants des États membres, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des responsables nationaux et régionaux du secteur de la santé.

Portée par l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS), cette politique s’inscrit dans la continuité des engagements internationaux issus des déclarations d’Alma-Ata (1978), d’Astana (2018) et de Lomé. Elle met l’accent sur la prévention, la promotion de la santé et la surveillance communautaire, tout en reconnaissant les inégalités persistantes dans l’accès aux soins et les limites des systèmes de santé locaux. Malgré les efforts déployés, l’accès aux soins reste inégal et les systèmes de santé peinent à répondre aux besoins locaux.

En effet, dans son allocution, le directeur général de l’OOAS, Dr Melchior Athanase Aïssi, a souligné que la couverture sanitaire universelle demeure hors de portée pour une grande partie des populations de la région. En réponse à ces défis, la CEDEAO propose un changement de modèle. Celle-ci consiste à rapprocher davantage les services de santé des populations afin d’adopter un système centré sur la population plutôt que sur les infrastructures.

Dans la même logique, Sibylle Assavedo, représentant le ministère de la Santé du Bénin, a souligné que la santé se construit, se vit et se consolide au sein des communautés. Pour parvenir à l’efficacité de cette réforme, elle a laissé entendre que cela dépendra de sa mise en œuvre rapide et coordonnée.

Au cours de la cérémonie, le Bénin a été salué pour ses avancées dans le secteur de la santé. Le Bénin, avec ses progrès notables, montre la voie à suivre pour la sous-région. ». affirmé Amadou Diongue, représentant résident de la CEDEAO au Bénin rappelant les progrès réalisés dans le pays en matière de couverture sanitaire et d’initiatives communautaires. Mettant l’accent sur l’importance d’une coordination étroite entre les États pour maximiser l’impact de la réforme, il a expliqué que «cette politique traduit la volonté de la CEDEAO de renforcer la santé communautaire comme pilier des soins primaires dans tous les États membres».

Les orientations stratégiques de la politique de santé communautaire

La politique régionale repose sur quatre axes principaux : la gouvernance, le financement, l’harmonisation des services et la digitalisation des systèmes d’information sanitaire. Un cadre institutionnel renforcé prévoit une implication accrue des collectivités territoriales pour rapprocher les décisions et les services des populations.

 

L’un des moments phares de cette cérémonie a été la remise de documents stratégiques aux États membres, destinés à soutenir la mise en œuvre de la réforme au niveau national. Ces outils serviront de guide pour harmoniser les politiques de santé communautaire à travers la sous-région.

Laura LEKE

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