Tentative de déstabilisation au Burkina Faso: Les autorités accusent Damiba, ex-chef de la transition d’un projet de déstabilisation armée

0 680

Le gouvernement burkinabè a rendu publics de nouveaux éléments relatifs à une tentative de coup d’État récemment déjouée. Lors d’une déclaration diffusée à la télévision nationale, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a mis en cause l’ancien président de la Transition, Paul-Henri Sandaogo Damiba, présenté comme le principal responsable présumé de ce projet de déstabilisation.

Selon les autorités, l’opération devait être déclenchée dans la nuit du samedi 3 janvier 2026. Le plan aurait reposé sur une action coordonnée impliquant des militaires et des civils, avec pour objectif de remettre en cause l’ordre institutionnel en place. Le ministre a indiqué que plusieurs étapes étaient prévues, incluant des actions ciblées contre des personnalités civiles et militaires, ainsi que des interventions sur des installations stratégiques.

Toujours selon les explications officielles, Paul-Henri Sandaogo Damiba, renversé lors du coup d’État de septembre 2022 et actuellement hors du pays, aurait joué un rôle central dans l’élaboration du projet. Il lui est reproché d’avoir contribué à la planification des actions, à la recherche de financements et à la mobilisation de différents acteurs impliqués dans le complot présumé. Le ministre de la Sécurité a précisé que les militaires engagés devaient rallier d’autres éléments des forces armées et former des groupes d’intervention, tandis que des civils auraient été chargés d’activer leurs réseaux afin de soutenir l’opération après son déclenchement.

Articles Relatifs

Scrutin présidentiel en République centrafricaine: Touadéra…

Liberté de culte des religions importées au Rwanda: Kigali…

Banniere carrée

Aucun autre nom n’a été officiellement révélé à ce stade. Les autorités justifient cette réserve par la nécessité de préserver le bon déroulement des investigations. Toutefois, une vidéo diffusée par les services de sécurité montre un individu présenté comme un opérateur économique, qui reconnaît son implication et décrit le rôle qui lui aurait été assigné. En ce qui concerne les moyens financiers, le gouvernement affirme qu’une part significative du financement proviendrait de l’étranger, évoquant notamment un transfert estimé à 70 millions de francs CFA, en provenance de la Côte d’Ivoire.

Plusieurs personnes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire. Les enquêtes se poursuivent afin d’identifier l’ensemble des acteurs impliqués et de faire toute la lumière sur ce dossier que les autorités qualifient de menace grave pour la stabilité du Burkina Faso.

Laura LEKE

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

error: Content is protected !!