Festival Vodun Days à Ouidah : débits de boissons, auberges, cafétérias, restaurants, etc, font le plein

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Les Vodun Days 2026 se poursuivent avec une ville de Ouidah qui grouille de monde. Dans pratiquement toutes les rues du centre de la cité des Kpassè, on ressent l’ambiance des fêtes, celle des grands jours. La ferveur populaire a atteint un tel niveau que le passage des festivaliers et des milliers de touristes étrangers constitue en soi un spectacle pour certains habitants qui, campés devant leurs maisons, expriment par leurs regards joie et satisfaction face à la tenue d’un événement d’une telle envergure.

« Sincèrement, c’est beau ce que nous voyons. On peut tout reprocher à Patrice Talon, mais là, il a réussi », apprécie une habitante de Ouidah que nous avons croisée au retour de la plage. « Et après ça, vous dites que Talon est mauvais, qu’il n’a rien fait ! », s’exclame un autre festivalier venu de Cotonou, qui s’apprêtait à embarquer dans l’un des bus climatisés gratuitement mis à la disposition des populations pour leurs déplacements, avec des conducteurs disponibles et bien préparés pour la tâche.

La plage, à hauteur de la Porte du Non-Retour entièrement rénovée, est devenue un haut lieu de rencontres, de négociations, de découvertes, d’échanges divers et d’opportunités. Ici, le marché s’anime de jour comme de nuit. Certains en profitent même pour passer la nuit à la belle étoile, sur le sable fin de la plage, loin de la chaleur. Tout ceci se déroule dans la discipline et l’ordre, sous le contrôle et la vigilance des éléments de la Police républicaine et surtout de l’armée, qui veillent au grain.

Pour passer de bons moments aux Vodun Days, il faut être prêt à dépenser
Il y a donc de quoi faire un tour à Ouidah en ces temps de Vodun Days pour vivre ce pèlerinage annuel de la culture, des arts et du tourisme, même si cela a un coût. Et parlant de coût, les Vodun Days constituent une occasion pour les vendeurs, vendeuses et prestataires de services d’augmenter leurs chiffres d’affaires, face à la grande affluence dans la commune et aux nombreux besoins qui s’expriment.

Un tour dans certains quartiers de Ouidah permet de constater que restaurants, cafétérias, auberges et buvettes font le plein. Avec la forte demande, certains plats ont doublé, voire triplé de prix. Un festivalier rencontré sur l’un des sites nous a confié sa surprise de voir qu’un plat habituellement vendu à 500 FCFA est désormais proposé à 2 000 FCFA, avec une quantité en baisse.

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Les débits de boisson, eux aussi, font le plein et sont même débordés par endroits. Ils sont envahis par des vendeurs de divers articles, notamment des objets d’art, qui n’hésitent pas à doubler les prix de leurs produits, profitant de la présence des visiteurs et des touristes étrangers.

À Ouidah, en ces temps de Vodun Days, les prestataires de services de transport tirent également leur épingle du jeu. Dans une élégante exagération, zémidjans et tricycles réclament deux à trois fois le coût habituel d’un déplacement de la plage vers le parking aménagé de l’OCBN. Les clients pressés de rejoindre la plage et disposant des moyens n’ont souvent pas d’autre choix que de se soumettre à ces exigences financières.

Heureusement, pour cette édition des Vodun Days, le gouvernement, à travers la principale structure organisatrice Bénin Tourisme, a créé des parkings et mis à la disposition des populations des bus climatisés pour les navettes. Une initiative salutaire qui permet d’éviter les embouteillages sur la Route des Pêches et de rendre la circulation plus fluide. Toutefois, au niveau des parkings, l’affluence reste constante et il faut parfois faire preuve de patience, voire faire le pied de grue, pour accéder aux bus. Ceux qui n’y parviennent pas choisissent tout simplement de s’y rendre à pied.

L’un dans l’autre, la fête se poursuit à Ouidah dans une ambiance conviviale, avec un dispositif sécuritaire bien renforcé.

 

L.T.

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