Patrimoine spirituel et mémoire collective à Abomey-Calavi : À Bada Honto, la fête du Vodun rassemblée autour de l’essentiel
À Calavi Bada Honto, la fête du Vodun a réuni, le vendredi 9 janvier 2026, autorités communales et dignitaires des cultes endogènes autour d’un même élan. Portée par le Conseil communal d’Abomey-Calavi, sous la conduite du maire Angelo Ahouandjinou, la célébration a rappelé la place de la spiritualité ancestrale dans la vie collective.
Autour du troisième adjoint au maire, Patrice Hounyè-Azé, du chef d’arrondissement Franck Doho, du conseiller communal Christophe Ayissi et du député Brice Denis Fagbemi, les représentants des couvents de la commune ont répondu présents. Leur participation a donné corps à une rencontre attendue, sobre et chargée de sens.
La fête du Vodun s’est exprimée par des chants, des percussions et des danses héritées des anciens. Les gestes, les sons et les pas ont parlé sans détour. Dans les regards, une mémoire partagée. Dans les corps, une fidélité aux repères transmis. L’émotion était là, contenue, vraie.

Un temps de prière a suivi, dédié au président de la République et à la nation. Un moment grave, respecté, qui rappelle que les cultes endogènes accompagnent la cité depuis toujours, en silence et avec constance. Cette séquence a renforcé le lien entre foi traditionnelle et destin commun.
Par cette célébration, la mairie d’Abomey-Calavi confirme une ligne claire reconnaître, soutenir et transmettre. La fête du Vodun devient ainsi un acte public de mémoire, un rappel utile de ce qui unit, sans discours superflu, avec dignité.
Brivaël Klokpê Sogbovi