Foi et organisation cultuelle annuelle : À Tohonou-Tchiakpè-Codji, Thron Kpéto Déka Alafia rassemble et prie

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À Tohonou-Tchiakpè-Codji, dans la commune de Ouidah, département de l’Atlantique, la fête annuelle de Thron Kpéto Déka Alafia a réuni, ce dimanche 25 janvier 2026, dignitaires et adeptes venus du Bénin et d’ailleurs. Le lieu, chargé de mémoire, a porté une ferveur contenue, faite de gestes anciens, de silences partagés et d’une foi vécue sans emphase.

L’histoire situe l’avènement de la divinité au 25 janvier 1939, à Tchiakpè Codji. Chaque année, à la même date, les fidèles reviennent pour prier, rendre grâce et maintenir le lien. Cette fois encore, Tohonou-Tchiakpè-Codji a servi de point d’ancrage à une tradition respectée, tenue avec rigueur et sens du devoir.

Sous la conduite de Hounnongan Xossou Papa Defodji Tchedji Dandan II, président national de la Confrérie des Dignitaires et Adeptes de Thron Kpéto Déka Alafia (CODATH), les rites se sont déroulés en plusieurs séquences. sacrifices, offrandes, prières, puis une messe de clôture. Le message a été clair, humilité, amour du prochain, refus de l’orgueil et du culte de la personne. Une parole simple, adressée à chacun, pour rappeler le service rendu à la communauté.

Des prières ont aussi été élevées pour le Bénin, à l’approche de l’échéance présidentielle d’avril 2026. Le congrès de la Confrérie des Dignitaires et Adeptes de Thron Kpéto Déka Alafia (CODATH), moment attendu, a reconduit Hounnongan Xossou Papa Defodji Tchedji Dandan II pour un mandat de sept ans, avec mission de former le bureau national. Un choix de continuité assumé.

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Deux motions ont ensuite été lues. La confrérie a salué le président Patrice Talon pour le travail accompli et son esprit de rassemblement. Elle a également exprimé son soutien au ministre d’État Romuald Wadagni, candidat de la majorité présidentielle, jugé apte à poursuivre l’action engagée. L’appel à la mobilisation des dignitaires et adeptes a été formulé sans détour.

La journée s’est achevée autour d’un déjeuner offert aux invités, puis d’une réjouissance populaire. À Tohonou-Tchiakpè-Codji, la foi a parlé par la retenue, la fidélité au rite et le sens du collectif. Une célébration qui rappelle que l’endogénéité se vit d’abord dans la continuité des actes.

B. K. S

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