La création de l’agence pour l’assistance au retour des Afro-descendants marque un tournant discret mais profond. Depuis l’adoption de la loi 2024-31 du 2 septembre 2024 sur la reconnaissance de nationalité, des demandes affluent. Derrière chaque dossier, il y a une attente, parfois ancienne, souvent chargée d’histoire. Cette agence vient donner un cadre à cette attente.
Pensée comme un dispositif institutionnel, la structure a pour mission d’orienter et d’accompagner les requérants tout au long du parcours menant à la nationalité béninoise. Elle ne décide pas. Elle organise. Elle clarifie. Elle rend le chemin lisible et suivi, sans brouiller les responsabilités de l’État.
Le choix d’un guichet unique répond à une réalité simple, beaucoup de candidats se perdent dans les démarches. L’agence propose un point d’entrée fiable, un accompagnement continu, et une information maîtrisée. Elle canalise les flux, évite les interprétations hasardeuses et limite les interférences entre acteurs.

La création de l’agence pour l’assistance au retour des Afro-descendants protège aussi les prérogatives régaliennes. Le traitement de la nationalité reste du ressort exclusif des autorités compétentes. L’agence suit, trace et documente, sans se substituer. Cette séparation nette réduit les risques de confusion et renforce la crédibilité du processus.
En validant la création de l’agence, le Conseil a également approuvé ses statuts. Le signal est clair : la politique de reconnaissance ne repose plus sur l’improvisation. Elle s’inscrit dans la durée. Pour les Afro-descendants concernés, c’est moins une promesse qu’un cadre. Et parfois, un cadre suffit pour apaiser une longue attente.
BKS