Gestion des communes au Bénin, mandature 2026-2033 :Up-r/ Br : des espoirs ruinés par l’accord de gouvernance locale

0 219

Après les élections municipales et communales du 11 janvier 2026, l’heure est au partage du pouvoir entre les partis Union Progressiste Le Renouveau (Up-r) et le Bloc Républicain (Br). Les deux partis qualifiés pour l’attribution des sièges sont liés par un accord de gouvernance locale. Cet accord conclu entre les deux formations politiques produira des incidences sur la clé de répartition des postes au sein des organes de gestion au sein des mairies. « Dans le cadre de la mise en place des organes de gouvernance communale pour la période 2026-2033, et conformément aux accords politiques conclus entre l’Union
Progressiste le Renouveau (Up le renouveau) et le Bloc Républicain (BR), la Haute Direction Politique (HDP) porte à votre connaissance la directive suivante, qui s’impose à toutes les sections communales du Parti », lit-on dans les premières lignes de la directive n°003-26/UP-R/HDP en date du 4 février 2026 et relative à la désignation des organes de gouvernance communale. Cette directive signée par Gérard Gbenonchi, Secrétaire Général du parti Up-r, permet d’en savoir un peu plus sur les termes de l’accord politique liant le parti au Bloc Républicain. Dans toutes les communes, l’Up-r et le BR ont retenu le « principe de la gouvernance collégiale ». Ce groupe de mots qui peut paraître banal est en réalité ce qui va mettre fin à des rêves nourris par des militants dans les deux partis. Au nom des privilèges légaux, le parti majoritaire dans une commune avait la latitude de faire un partage entre-soi. Tous les postes ouverts au sein des organes de gestion communale pouvaient ainsi être occupés par les membres du parti majoritaire. Et les militants le savent. Eux, ils se sont battus pour donner la majorité à leur parti afin d’y tirer les marrons du feu. Hélas, le principe de la gouvernance collégiale vient émousser les ardeurs et fragiliser les certitudes et ruiner des rêves de pouvoir. Il ne s’agit pas d’invention, d’analyses, mais des conséquences des termes de l’accord politique liant l’Up-r et le Br. « Dans les communes où l’UP le Renouveau est majoritaire : l’UP le Renouveau désigne : le Maire, le Premier Adjoint au Maire et le Troisième Adjoint au Maire, le cas échéant. L’UP le Renouveau désigne trois (03) Présidents de commissions sur les
quatre (04). Le parti minoritaire désigne le Deuxième Adjoint au Maire et un (01) Président de commission. Au niveau des arrondissements, le Chef d’Arrondissement (CA) est proposé
par le parti majoritaire dans l’arrondissement concerné. Par convention spéciale et expresse, les deux partis peuvent convenir de dispositions dérogatoires dans certaines communes spécifiques », prévoit l’accord politique entre l’Upr et le Bloc Républicain. Avec ces clauses, les militants des deux partis dans les communes où ils sont majoritaires doivent désormais revoir leurs ambitions. De façon euphorique et en toute ignorance des termes de l’accord de gouvernance, certains leaders locaux dessinaient déjà leur schéma de proposition des membres des exécutifs et des présidents de commissions. Leur certitude était basée sur une raison : « privilège du parti majoritaire ». Sauf qu’avec ces accords de gouvernance locale, la désillusion totale s’installe. Certains devront se résoudre à céder les postes convoités au parti minoritaire. Une autre pilule amer à avaler de force !

Banniere carrée

Brivaël Klokpê Sogbovi

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

error: Content is protected !!