Enquête pour trafic d’organes humains dans le département du Zou: De la tête retrouvée au cadavre abandonné, le puzzle macabre de Covè

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Le trafic d’organes humains refait surface dans le département du Zou. À Covè, l’enquête ouverte après la découverte d’une tête humaine le vendredi 6 février 2026 a conduit à l’interpellation d’un homme de 55 ans, Y. Hubert, cultivateur et exploitant de vin de palme domicilié à Zogba-Fonli.

Arrêté le samedi 7 février dans un cabaret de la localité, le suspect a d’abord nié en bloc. Lors de sa première audition, il a multiplié les contradictions face aux officiers de police judiciaire. Puis, le lundi 9 février, il change de posture. Lucide, sans détour, il passe aux aveux et indique l’endroit d’où proviendrait la tête retrouvée en sa possession.

Un transport judiciaire est aussitôt organisé vers Koussingo, arrondissement de Adogbé, commune de Covè. Sur place, au sol, parmi des feuilles sèches d’une brousse clairsemée par la sécheresse, les enquêteurs tombent sur un corps sans tête, allongé en décubitus ventral. Les bras arqués le long du corps, les pieds orientés vers le sud-est. Des mouches en essaim autour de la dépouille. Le corps ne dégage plus d’odeur.
Face aux questions, le mis en cause avance une version déroutante. Il affirme qu’il était en quête d’un rat géant lorsqu’il aurait découvert le cadavre. Il admet toutefois avoir prélevé la tête pour des rituels. Dans ce dossier de trafic d’organes humains, cette déclaration pèse lourd.

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Selon nos sources, le médecin-chef du centre de santé de Covè, requis sur les lieux, aurait déclaré que la mort remonte à environ trois semaines. L’état avancé de putréfaction ne permet pas d’identifier formellement le sexe du défunt. Selon la morphologie observée, il s’agirait probablement d’un homme.

Une famille, quelque part, ignore peut-être encore le sort du sien. Derrière les faits, il y a une absence, un silence, une attente.

L’enquête se poursuit pour établir l’identité de la victime, préciser les circonstances du décès et déterminer s’il s’agit d’un acte isolé ou d’un réseau structuré de trafic d’organes humains. À Covè, l’affaire laisse un goût amer et ravive une peur ancienne, celle des corps profanés au nom de croyances dévoyées.

Joseph Sossou

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