Affaire « 100 marmites en 24h » : Éden Food et trois co-organisateurs entendus au CNIN, tous libérés et convoqués pour le 19 février
L’affaire dite des « 100 marmites en 24h » prend une nouvelle tournure. Selon une source proche de Éden Food, Love Anick Ploka, l’influenceuse culinaire à l’origine de l’initiative, a de nouveau été entendue par les officiers de police judiciaire du Centre national d’investigations numériques (CNIN), cette fois aux côtés de trois co-organisateurs.
À l’issue des auditions, les quatre personnes ont été libérées. Elles sont toutefois mises sous convocation pour le jeudi 19 février 2026, dans le cadre de la poursuite des investigations.
*Une opération caritative aux ambitions massives*
L’opération « 100 marmites en 24h », organisée le 28 novembre 2025, affichait des objectifs spectaculaires : mobiliser une centaine de marmites, préparer cinq tonnes de vivres et servir entre 25 000 et 30 000 personnes en situation de précarité. Des appels aux dons ont été largement relayés sur les réseaux sociaux. Des contributions financières auraient été recueillies auprès de particuliers et de partenaires, en plus de dons en nature – sacs de riz, cartons de spaghetti et autres denrées.
L’élan de solidarité initial s’est toutefois transformé en polémique. Des dénonciations publiques ont émergé, mettant en cause la transparence de la gestion. Certains affirment avoir versé de l’argent pour des repas présentés comme gratuits. D’autres évoquent un décalage entre les montants supposément mobilisés et le volume réel des prestations servies.

*Une enquête centrée sur la traçabilité*
Saisie dans un contexte de forte agitation numérique, la police judiciaire cherche désormais à établir les faits. Les auditions portent notamment sur la gestion des fonds collectés, la traçabilité des dons en nature et la concordance entre les engagements publics et l’exécution effective de l’opération.
La libération des mis en cause ne préjuge en rien de la suite de la procédure. La convocation du 19 février marque une étape supplémentaire dans un dossier où l’enjeu dépasse la seule réputation d’une influenceuse. Il touche à la crédibilité des initiatives caritatives portées par des figures publiques et à la confiance des citoyens dans les chaînes de solidarité.
La question centrale demeure entière : les promesses ont-elles été tenues, et les fonds ont-ils été employés conformément à l’objectif annoncé ?
L’enquête, elle, continue.