Ghana : Le Président John Dramani Mahama interdit l’exportation de noix de cajou brutes et appelle à l’implantation d’usines locales

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Le Ghana ne veut plus être un simple exportateur de matières premières. À l’ouverture du premier Sommet et Salon ghanéen sur l’investissement dans les cultures arboricoles à Accra, le président John Dramani Mahama a lancé un appel ferme aux investisseurs étrangers. il leur a demandé d’implanter des usines de transformation locale. L’objectif est de mettre fin aux exportations de produits bruts et accroître la valeur ajoutée nationale.

« Nous n’exporterons plus de noix de cajou brutes. J’invite nos partenaires investisseurs à développer les capacités de transformation locales », a déclaré le chef de l’État, annonçant ainsi un changement de cap majeur dans la politique économique du pays. La directive présidentielle ne concerne pas uniquement la noix de cajou. Elle s’étend également au karité et au caoutchouc, trois filières stratégiques des cultures arboricoles au Ghana. Selon John Dramani Mahama, le système actuel « prive les agriculteurs et l’économie d’une juste rémunération ». Pour corriger cette situation, le gouvernement vise désormais la transformation locale de 50 à 60 % des produits issus des cultures arboricoles chaque année.

Cet objectif sera soutenu par : l’expansion des parcs agro-industriels ; des incitations fiscales et financières pour les transformateurs privés ; un renforcement du contrôle réglementaire par l’Autorité de développement des cultures arboricoles. Le président a insisté sur la nécessité de rompre avec une dépendance historique aux exportations brutes, héritée de l’époque coloniale, notamment dans la filière cacao.

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Organisé avec l’appui de Banque mondiale, le sommet se déroule du 17 au 20 février 2026 sous le thème : « Croissance durable grâce aux investissements dans les cultures arboricoles : repenser et construire l’économie verte du Ghana ». À cette occasion, le président a relancé le Projet de diversification des cultures arboricoles, doté d’un financement de 200 millions de dollars.

 

Ce programme prévoit : la distribution de millions de plants d’anacardier, d’hévéa et de cocotier ; l’appui direct à plus de 30 000 agriculteurs ; l’octroi de subventions à 185 PME locales. « Nos agriculteurs doivent voir des résultats, pas de la paperasserie », a martelé John Dramani Mahama, soulignant l’urgence d’une mise en œuvre efficace et orientée vers l’impact concret.

Médard Clobechi

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