Cour spéciale des affaires foncières: Vente présumée de parcelle à acquéreurs multiples, 140 000 FCFA au cœur du litige

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Présenté ce vendredi 20 février 2026 devant la cour spéciale des affaires foncières, un homme poursuivi pour des faits présumés de vente multiple de parcelle a comparu détenu à l’audience publique. À la barre, le plaignant, identifié sous les initiales D.S., réclame le remboursement de 140.000 FCFA versés dans le cadre d’une transaction foncière qu’il estime frauduleuse. Le dossier a été renvoyé au 10 avril 2026 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries.

Coffreur métallique résidant à Abomey-Calavi, D.S. explique avoir été mis en relation avec le prévenu par une connaissance pour l’acquisition d’une parcelle. Selon ses déclarations, un accord verbal aurait été conclu pour un montant global de 500 000 FCFA. Il affirme avoir effectué un premier versement de 100 000 FCFA, suivi d’un complément de 40 000 FCFA, soit un total de 140 000 FCFA.

C’est après ce paiement partiel que la situation se serait compliquée. Le plaignant indique s’être rendu sur la parcelle afin d’y implanter une plaque portant son nom. Il aurait alors été contacté par une dame revendiquant la propriété légale du terrain. « Elle m’a affirmé que la parcelle lui appartenait et m’a demandé de passer à son domicile pour m’expliquer », a relaté D.S. à la Cour.

Selon le plaignant, les deux parties se seraient ensuite rendues chez le mis en cause. Ce dernier aurait, d’après lui, reconnu les faits et promis le remboursement des sommes perçues.

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Autre élément versé au débat : D.S. soutient que le prévenu aurait encaissé des fonds auprès d’au moins cinq autres personnes dans des circonstances similaires, laissant planer le soupçon d’une cession multiple d’un même bien. Une allégation que le prévenu conteste formellement, affirmant que les parcelles concernées seraient distinctes.

À la barre, le prévenu en détention préventive depuis 2023 n’a pas nié avoir reçu les 140 000 FCFA. Il évoque cependant une confusion liée à la délimitation des parcelles. « J’ai acquis deux parcelles contiguës. Celle vendue à la dame lui appartient effectivement. La confusion serait née lorsqu’une autre plaque a été retrouvée sur le terrain », a-t-il soutenu. Il a précisé que les acquéreurs devaient se rendre avec lui sur les lieux afin de procéder à une clarification des limites, démarche qui n’aurait pas abouti. Sollicitant l’indulgence de la juridiction, il a demandé une mise en liberté provisoire, indiquant vouloir « vendre sa maison pour rembourser les différentes parties ».

Face aux versions contradictoires et aux implications pénales potentielles notamment au regard des infractions relatives aux mutations irrégulières et aux ventes successives prévues par la législation foncière béninoise la cour a ordonné le renvoi du dossier au 10 avril 2026.

À cette date, le ministère public présentera ses réquisitions, avant les plaidoiries de la défense.

Médard Clobechi 

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