Police républicaine dans le Couffo: Après l’évasion de deux voleurs au commissariat de Lalo, deux policiers mis aux arrêts

0 691

L’évasion de deux voleurs au commissariat de Lalo prend un nouveau tournant. Quelques heures après notre article du samedi 21 février 2026, la hiérarchie policière a réagi. Selon des sources du département enquête et investigation (DEI) du groupe de presse Le Potentiel, deux policiers ont été mis aux arrêts par le directeur départemental de la police républicaine du Couffo. Ils écopent chacun de 25 jours d’arrêt de rigueur.

Ces deux agents étaient chargés du défèrement des mis en cause. C’est au cours de cette procédure que l’évasion s’est produite. La sanction est tombée vite. Elle vise à situer les premières responsabilités dans une affaire qui a secoué le département.

*Rappel des faits*

Le vendredi 6 février 2026, à Sossou-Gadjouhouè, dans l’arrondissement de Lalo centre, des habitants surprennent deux individus en possession de moutons et de deux motos. Les suspects sont maîtrisés puis remis aux éléments de la police républicaine. Conduits au commissariat de Lalo, ils sont placés en garde à vue.

Banniere carrée

Le lundi 9 février, ils sont présentés au parquet du tribunal de Lokossa. Le dossier est renvoyé au jeudi 12 février. Mais après leur retour au commissariat, les deux voleurs disparaissent. Les policiers annoncent une évasion. Aucun détail clair sur l’heure, ni sur les circonstances.

Dans le hameau de Adjacomè, la colère monte. Les habitants rappellent qu’ils ont procédé à l’interpellation avant de remettre les suspects aux forces de l’ordre. Pour eux, cette évasion sonne comme une faute grave. La confiance est atteinte.

Une évasion dans un commissariat engage toute la chaîne de commandement, surveillance, discipline, respect des procédures lors du défèrement. La décision de mettre aux arrêts les deux policiers est un premier acte. Elle ne clôt pas le débat.

La question reste entière, comment deux personnes gardées à vue peuvent-elles disparaître après un retour de parquet ? À Lalo, l’affaire continue de peser.

Joseph Sossou

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

error: Content is protected !!