Insécurité et justice expéditive dans le Zou: A Gnidjazoun, la vindicte populaire met fin à la fuite d’un présumé braqueur

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La vindicte populaire a encore parlé à Bohicon. Mercredi 4 mars 2026, vers 13 heures, dans l’arrondissement de Gnidjazoun, un présumé braqueur a perdu la vie après une tentative d’attaque contre un conducteur de taxi-moto, communément appelé zemidjan. La scène s’est déroulée sur le tronçon Abomey – Bohicon, non loin de l’annexe du tribunal d’Abomey.

Selon les informations recueillies sur place, deux individus circulant à moto auraient pris en chasse le conducteur du taxi-moto. Leur objectif, d’après plusieurs témoins, était clair, lui arracher son engin. Sur cette voie fréquentée reliant Abomey à Bohicon, la poursuite a rapidement attiré l’attention.

Face au danger, le zemidjan, un père de famille qui sillonne chaque jour la route pour nourrir ses enfants s’est mis à crier au secours. Ses appels ont été entendus dans l’arrondissement de Gnidjazoun. Des habitants sont sortis précipitamment. En quelques instants, la situation a basculé.

La vindicte populaire s’est alors déclenchée. La foule a rattrapé l’un des présumés braqueurs et l’a violemment pris à partie. Lorsque le calme est revenu, l’homme ne respirait plus. Son complice, voyant la colère monter et craignant pour sa vie, a abandonné la scène et pris la fuite.

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Alertée, la Police républicaine, compétente dans la zone du commissariat d’Avogbanan, s’est rendue sur les lieux. Les agents ont constaté la mort du suspect. Le médecin de zone a confirmé l’absence de signes de vie.

Le corps a ensuite été sécurisé et transféré à la morgue de l’hôpital départemental du Zou.

Derrière cet épisode sombre, la vindicte populaire laisse un malaise profond. Elle traduit la peur persistante des populations face aux attaques qui visent souvent les conducteurs de taxi-moto, cibles faciles pour les braqueurs.

L’enquête ouverte par la Police républicaine devra désormais identifier le suspect décédé et retrouver son complice en fuite. Les forces de sécurité cherchent aussi à remonter la piste d’un réseau plus large, soupçonné d’opérer régulièrement dans plusieurs localités du département du Zou.

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