Conseil des ministres du 11 mars 2026: Violences basées sur le genre, l’État engage la construction de trois centres d’accueil pour les victimes

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Les violences basées sur le genre restent une réalité lourde pour de nombreuses femmes et filles. Face à cette situation, le gouvernement a décidé d’agir sur un point souvent négligé, l’hébergement d’urgence des victimes. Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 11 mars 2026, l’exécutif a autorisé la contractualisation avec une entreprise spécialisée pour conduire les études techniques et la construction de centres d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement.

Aujourd’hui, le dispositif de prise en charge des violences basées sur le genre repose sur plusieurs formes d’assistance. Les victimes peuvent bénéficier d’un soutien psychologique, de soins médicaux, d’une assistance juridique et judiciaire ainsi que d’un accompagnement social. Mais un maillon manque, un lieu sûr pour se mettre à l’abri immédiatement après les faits.

Or, l’accompagnement social exige plus qu’une simple écoute. Il suppose un espace où la victime peut se sentir protégée, raconter ce qu’elle a vécu sans crainte, recevoir une première évaluation de ses besoins et accéder rapidement à l’aide nécessaire. Dans de nombreux cas, l’hébergement provisoire devient la première barrière contre de nouvelles violences.

C’est ce vide que l’État entend combler. Trois centres seront construits à Parakou, Allada et Savalou. Ces structures offriront un cadre sécurisé, respectueux des droits des victimes et fondé sur la confidentialité et la non-discrimination. Elles permettront aussi de conduire des enquêtes sociales, d’évaluer la situation familiale et de préparer la réinsertion sociale.

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Derrière cette décision, il y a une réalité souvent silencieuse : quitter un foyer violent reste difficile lorsqu’aucun refuge n’existe. Les centres envisagés visent donc à donner aux victimes de violences basées sur le genre un espace temporaire pour reprendre pied, se reconstruire et engager les démarches nécessaires.

Le Conseil des ministres a également autorisé plusieurs activités internationales. Parmi elles, l’organisation à Cotonou du VIIᵉ congrès de la Société médicale Tête et Cou du Bénin du 23 au 25 avril 2026, la participation du pays à la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce à Yaoundé du 26 au 29 mars 2026, ainsi qu’à la Commission mixte militaire bénino-belge prévue à Bruxelles en mai.

Sur le plan sportif, les équipes nationales prendront part aux grandes compétitions de l’année, dont les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027.

Mais dans l’immédiat, la décision sur les centres d’accueil retient l’attention. Pour beaucoup de victimes de violences basées sur le genre, disposer d’un lieu sûr peut faire la différence entre le silence et la possibilité de se relever.

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