Séquestration et rébellion contre les forces de l’ordre dans le Zou: A Zogbodomey, la police interpelle plus de vingt personnes après la séquestration de deux officiers
La séquestration de deux officiers dans la commune de Zogbodomey refait surface. Ce mercredi 11 mars 2026, la police républicaine a mené une opération d’envergure dans une localité du département du Zou. Le bilan fait état de plus d’une vingtaine d’individus interpellés. Tous sont soupçonnés d’avoir participé, en juillet 2025, à la séquestration d’un commissaire de la police républicaine et d’un officier des eaux et forêts.
Selon des sources du département enquête et investigation ( DEI) du groupe de presse Le Potentiel, les faits remontent à une mission de constat effectuée dans la forêt sacrée de Zogbodomey. Des tecks y avaient été abattus et transportés pour des usages domestiques et commerciaux. Informées de ces coupes dans une zone classée, les autorités avaient dépêché un commissaire de police et un officier des eaux et forêts pour écouter les personnes impliquées et dresser les constats.
Mais la mission a tourné court.
À leur arrivée dans le village de Dohouè, au cœur de la grande forêt de Zogbodomey, la tension est montée entre les agents et certains habitants. En quelques minutes, la discussion s’est transformée en confrontation. La population s’est opposée aux forces de l’ordre. Les deux officiers ont alors été retenus sur place.
Pendant près de quatre heures d’horloge, le commissaire et l’officier des eaux et forêts sont restés sous contrainte dans la forêt. La situation n’a changé qu’après l’alerte donnée aux unités voisines. L’annonce de l’arrivée de renforts du commissariat et d’autres services du département a fini par faire reculer les auteurs de la séquestration.

Les deux officiers ont finalement été relâchés. Mais avant de quitter les lieux, les agresseurs ont détruit la moto de dotation du commissaire, laissée sur place.
Depuis cet épisode, le dossier était resté discret. L’opération menée ce mercredi montre que l’enquête a suivi son cours. Les interpellations opérées par la police visent les personnes soupçonnées d’avoir participé à la séquestration ou à l’attaque du matériel de service.
Dans les rangs des forces de sécurité, l’affaire a laissé des traces. Séquestrer deux agents de l’État venus constater des infractions dans une forêt classée reste un acte grave. L’enquête devra désormais établir les responsabilités exactes de chacun.
Les personnes arrêtées devraient être présentées dans les prochains jours aux autorités judiciaires compétentes. Le dossier pourrait alors entrer dans une nouvelle phase, celle des poursuites et des explications devant la justice.
Joseph Sossou