
Département de la Donga : un individu arrêté à Djougou avec un crâne humain et plus de 2 millions FCFA saisis
La police républicaine a procédé le samedi 28 mars dernier, à l’interpellation d’un individu soupçonné de trafic d’ossements humains et de mise en circulation de faux billets de banque. L’opération a permis la saisie de plus de deux millions de francs CFA en fausse monnaie, ainsi que la découverte d’un crâne humain à son domicile.

L’affaire débute par une plainte déposée auprès du commissariat du deuxième arrondissement de Djougou par un commerçant spécialisé dans la vente de motocyclettes. Ce dernier dit avoir été victime d’une escroquerie à répétition. Selon ses déclarations, le suspect avait déjà effectué un premier achat de moto d’une valeur de 500 000 FCFA. Dans une partie du paiement, cinq billets de 10 000 FCFA sont révélés faux. Quelques jours plus tard, le même individu revient pour acquérir une seconde motocyclette de marque HAOJUE SPINNER, estimée à 700 000 FCFA.
Cette fois, le commerçant identifie 21 faux billets supplémentaires dans la transaction. Au total, ce sont 26 faux billets, représentant un montant de 260 000 FCFA, qui ont été frauduleusement injectés dans ces deux opérations commerciales. Plutôt que d’agir immédiatement, la victime a choisi de faire preuve de patience, convaincue que l’arnaqueur reviendrait sur les lieux. Une stratégie qui s’est avérée payante.
C’est lors d’une visite ultérieure du suspect, présentée comme une simple courtoisie, que les forces de l’ordre alertées en amont ont procédé à son arrestation.
La perquisition menée au domicile du suspect a révélé l’ampleur de ses activités illégales. En plus des faux billets déjà identifiés, les agents ont mis la main sur 200 autres billets contrefaits de 10 000 FCFA, soit un montant supplémentaire de 2 000 000 FCFA. Mais la découverte horrible reste celle d’un crâne humain accompagné de divers objets assimilés à des pratiques de charlatanisme, retrouvés dans la chambre du mis en cause.
Selon MIAN Yves en charge de l’enquête, l’ensemble des éléments saisis a été placé sous scellé et transmis au procureur de la République pour les besoins de la procédure judiciaire. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’origine des faux billets ainsi que les circonstances liées à la détention des ossements humains.
Médard Clobechi
