
Au moins 112 morts et 837 blessés, c’est le lourd bilan provisoire des frappes israéliennes menées mercredi au Liban informe le ministère libanais de la Santé. Cette escalade militaire, sans précédent dans le conflit actuel, fait craindre une remise en cause du fragile cessez-le-feu au Moyen-Orient et compromet les efforts diplomatiques en cours.
Les bombardements israéliens ont visé plus de 100 cibles sur le territoire libanais, intensifiant les tensions avec le Hezbollah, mouvement armé soutenu par l’Iran. Face à cette offensive, le Hezbollah a annoncé jeudi avoir riposté par des tirs de roquettes contre Israël, promettant de poursuivre ses attaques tant que les frappes se poursuivront.


Selon un bilan élargi communiqué par les autorités libanaises, les violences auraient fait jusqu’à 180 morts et près de 900 blessés. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres a exprimé une vive inquiétude face à la dégradation rapide de la situation. Dans un communiqué publié mercredi 8 avril, son porte-parole a mis en garde contre un « risque grave » pour le cessez-le-feu et les efforts de paix dans la région. « Les opérations militaires en cours au Liban font peser un risque grave sur le cessez-le-feu et les efforts visant à instaurer une paix durable », a-t-il déclaré, appelant toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités.
Médard Clobechi