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Vol de matériaux de construction de la voie dans l’Alibori : Kandi : graviers concassés  »volés », 05 personnes arrêtées

C’est un fait à priori banal mais qui interpelle la conscience citoyenne et oblige à se poser des questions sur le rapport du béninois au bien public. Depuis le dimanche 16 août 2026, un chauffeur et quatre (04) chargeurs de graviers ont été mis aux arrêts pour des faits présumés de vols de graviers concassés délaissés par l’entreprise Sogea Satom. Selon nos sources, les lots de graviers concassés ont été utilisés par l’entreprise Sogea Satom en charge du bitumage de la voie Kandi-Malanville. À la fin des travaux de bitumage, l’entreprise a donc délaissé les lots de graviers concassés non exploités sur un vaste site. Ces graviers sont essentiellement disposés à Gala, un village de Angaradébou dans la commune de Kandi. Nos sources informent qu’un homme entrepreneur réputé proche de certaines autorités politico-administratives et de certains agents de la mairie, sous le couvert de cette proximité qui devrait lui assurer une immunité même dans l’arbitraire, cet homme aurait donc entrepris d’aller ramasser les graviers concassés. Les mêmes sources précisent qu’il a effectivement mis son plan en exécution, sollicitant des camions pour aller charger les graviers concassés qu’il vendait en ville. Mais, l’homme d’affaires entrepreneur sera vite lâché par certains de ses complices soutien en raison du caractère illégal de ce commerce de graviers concassés. La nouvelle parvint à la police qui se met aux aguets. Le dimanche 16 août 2026, , un (01) conducteur de camion accompagné de quatre (04) chargeurs de sont rendus sur le site de chargement pour charger les graviers. C’est alors que les 05 personnes ont été arrêtées et placées en garde-à-vue, selon nos sources. Les mêmes sources précisent que l’homme d’affaires entrepreneur est actuellement en fuite et est introuvable.

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De vieilles querelles… une rancœur

Au-delà des informations à chaud, les informations recueillies par Le Potentiel auprès d’autres sources apportent d’autres nuances. L’homme d’affaire et entrepreneur est un exploitant de carrière agréé par l’État. Dans ses droits, seul, contre tous, il avait gagné des procès par le passé contre d’autres fils du territoire qui se sont introduits Illégalement sur ses sites pour prélever du sable. Même face à certaines autorités politiques de la commune, la justice lui avait donné raison. Avec ce passé, certaines sources évoquent de vieilles querelles qui expliquent la rancoeur nourrie en communauté contre lui. Nos sources de vérification confirment effectivement qu’il n’a pas daigné répondre à la convocation du commissariat de Angaradébou dans la commune de Kandi et est depuis introuvable. Sur les lots de graviers concassés, nos sources expliquent que l’entreprise, Sogea Satom, en charge du bitumage, une fois ses travaux finis, considère ces blocs de graviers comme « inutiles » et destinés à être évacués. Pour l’évacuation, un responsable technique de l’entreprise Sogea Satom aurait cédé les lots de graviers à l’entrepreneur moyennant une contrepartie financière. D’autres sources renseignent qu ‘il s’agit d’un grand domaine de stockage de graviers sur lequel « plusieurs autres personnes venaient se servir clandestinement ». Mais ayant payé, l’entrepreneur s’est vu dans ses droits de disposer au vu et au su de tout le monde des lots de graviers. Payer ne vous donne pas toujours tous les droits. Et c’est là que l’entrepreneur commettra sa faute. Selon nos sources, il aurait violé une clause de non cession des graviers concassés à certaines structures en livrant une concurrence déloyale à d’autres entreprises de BTP, et de surcroît à vil prix. C’est justement cette faute commise qui a amené l’agent de l’entreprise de bitumage à interdire à l’entrepreneur de continuer par aller charger les graviers concassés sur le site. Mais foulant au pied cette injonction, l’entrepreneur a continué par charger tranquillement les graviers concassés. C’est alors que des mesures de traque ont été prises pour mettre aux arrêts les commis de l’entrepreneur, toujours introuvable. La procédure est toujours en cours, et les autorités judiciaires veille à garantir le droit de toutes les parties engagées dans l’affaire. L’entrepreneur et un responsable de Sogea Satom qui lui aurait cédé les lots de graviers sont activement recherchés.

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