Programme d’accès universel à l’eau potable : le liquide précieux désormais disponible à Alédjo dans la commune de Bassila

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Dans l’arrondissement d’Alédjo, commune de Bassila, l’accès universel à l’eau potable impacte les populations à travers un dispositif structurant : le Système d’Approvisionnement en Eau Potable multi-villageois (SAEPmV) Alédjo 1. Pensé pour desservir plusieurs localités et accompagner la croissance démographique, ce réseau relègue au passé la dépendance aux marigots et sécurise, pas à pas, un service public d’eau plus proche, plus fiable et mieux organisé.

 

Le SAEPmV Alédjo 1 couvre plusieurs villages et localités : Adeli, Sodali, Medina, Solao-1, Solao-2, Ourotagba, Ourobanna, Ouroakondo. La planification intègre une projection d’envergure : 13 467 habitants à l’horizon 2041 (contre 6 980 habitants en 2022), signe d’une infrastructure dimensionnée pour durer.
Sur le plan technique, le système s’appuie sur trois forages équipés avec des débits respectifs de 20,0 m³/h, 5,4 m³/h et 9,0 m³/h, permettant de soutenir la production d’eau pour la distribution. Le stockage est assuré par un château d’eau de 200 m³ (hauteur sous cuve 20 m), élément clé pour réguler la distribution et limiter les ruptures de service lors des pics de consommation. Le réseau comprend :
un linéaire “refoulement + distribution” totalisant 26 964 m (près de 27 km) ;
et 14 bornes fontaines, essentielles pour l’accès immédiat des populations, notamment là où les branchements domestiques ne couvrent pas encore tous les quartiers.

Des bienfaits concrets : santé, temps gagné, apaisement social

 

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À Alédjo, l’enjeu n’est pas seulement de “trouver de l’eau”, mais d’obtenir une eau potable et accessible sans parcours exténuants. Dans le village d’Akaradé, le chef de village décrit la situation d’avant : des habitants contraints de parcourir de longues distances vers les marigots pour s’approvisionner. Depuis l’arrivée des forages et la montée des branchements, les bénéfices se ressentent rapidement :
amélioration de la santé publique : l’abandon total des eaux de marigots se traduit, selon les bénéficiaires, par une diminution nette des maladies courantes ;
gain de temps et meilleure productivité : moins d’heures perdues à la corvée d’eau, davantage de temps pour l’école, les activités agricoles, le commerce et la vie familiale (effet particulièrement marqué pour les femmes et les enfants, premiers mobilisés pour la collecte) ;
réduction des tensions : la disponibilité d’une infrastructure plus structurée atténue la concurrence autour des points d’eau traditionnels et diminue les disputes liées aux longues attentes.

Réactions des bénéficiaires : satisfaction, adhésion… et attentes légitimes

 

Les témoignages recueillis à Akaradé mettent en évidence une forte adhésion au changement :
une reconnaissance claire des progrès. Le chef de village exprime une gratitude explicite au gouvernement et relie l’eau potable à une dynamique plus large d’amélioration locale (route, électricité, eau) ;
une demande centrale : compléter l’extension pour couvrir toutes les localités. Malgré les avancées, il note que certaines localités ne disposent pas encore de conduites, limitant l’accès aux branchements individuels partout dans le village. Une attente : poursuivre et achever l’extension du réseau afin que “chaque foyer” ait l’eau à domicile ;
un signal fort sur l’accessibilité financière et l’appétence pour le branchement. Le coût d’abonnement annoncé à 10 000 FCFA est jugé “très abordable”, et le village a déjà dépassé la centaine d’abonnements, preuve d’une demande réelle lorsque le service arrive au plus près ;
une coopération de proximité avec l’exploitant. Le témoignage insiste sur une collaboration jugée “excellente”, avec un responsable qui suit le fonctionnement et se déplace si nécessaire.

B.K.S.

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