Recherche agricole : À Okpara, l’agroécologie reprend racine pour régénéré les sols

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Le mercredi 14 janvier 2026, à Okpara, situé à l’est de Parakou dans le département du Borgou, l’agroécologie s’est imposée comme une voie concrète d’adaptation aux changements climatiques, à la restauration de la fertilité des sols, à la gestion intégrée des bioagresseurs et à la régénération de la biodiversité au Bénin. Sur le site de l’Institut de Recherche sur le Coton (IRC), et sous l’autorité du Directeur Général Monsieur ADEOSSI Bertin, producteurs, chercheurs, décideurs, Responsable d’ONG et de faîtière des organisations paysannes ont réalisé une visite d’échange portée par le projet Réseau en Agroecologie pour promouvoir la durabilité des systèmes Alimentaires
(RADIUS). Une rencontre sobre , technique, tournée vers les bonnes pratiques de production permettant de relever les défis actuels du secteur agricole.

Accueillis par Dr Saturnin AZONKPIN, point focal du projet, les participants ont observé des parcelles de démonstration fondées sur des pratiques éprouvées de semis sous couverture végétale, rotations soja- maïs-coton, recours à des plantes de service telles que Stylozanthes, Crotalaria et Brachiaria. Des choix pensés pour réduire l’utilisation des intrants chimiques et redonner de la vigueur aux sols, à la faune et à la flore.

Savoirs paysans et recherche, même combat

Coordonné par le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF) et financé par l’Union Européenne, le projet RADIUS s’appuie sur une approche claire. Pour Dr Fructueuse OUIDOH AGBODJOGBE, Coordinatrice régionale, l’agroécologie relie les savoirs locaux à la recherche appliquée afin de maintenir de bons rendements durables sans épuiser la terre ni détruire la biodiversité. Le message a trouvé un écho direct chez les producteurs.

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Ganibadou TAMOU, président de la fédération nationale des producteurs de coton, parle sans détour, « J’ai compris que je gâtais la vie de mes enfants en affaiblissant mon sol. Les associations de cultures permettent de réduire l’engrais et de régénérer la terre». Arouna BOSSOU, président des riziculteurs, s’est arrêté sur le « zéro labour », une pratique qui protège la structure du sol et limite l’érosion.

 

De la parcelle à la communauté

Les partenaires institutionnels et associatifs, dont l’ONG AFVA représentée par madame Garadima Baké Antoinette, ainsi que le MAEP avec monsieur Anselme Tchétangni, ont salué des résultats probants. Les images et retours de terrain collectés serviront de supports de formation pour les communautés rurales. Un accompagnement est annoncé pour étendre ces pratiques à d’autres producteurs.

À Okpara, l’agroécologie n’a rien d’un slogan mais une réalité. Elle s’exprime par des pratiques précises, des sols couverts et des rotations réfléchies. Une agriculture qui nourrit sans empoisonner, respecte la terre et pense aux générations à venir.

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