L’abandon de poste rattrape cinq enseignants du primaire en service dans le département de l’Atacora. Par une décision signée le 17 octobre 2025, le ministre des enseignements maternel et primaire prononce leur suspension pour absence irrégulière à leur poste de travail. Une mesure administrative ferme, à effet rétroactif, qui rappelle les règles d’un service public attendu au rendez-vous.
Les faits sont précis. À Kouandé et Tanguiéta, ces agents ont quitté leur salle de classe sans autorisation. Les dates sont connues, les postes identifiés, les écoles nommées. Pour l’administration, l’abandon de poste ne laisse pas de place au doute, la continuité pédagogique a été rompue, les élèves laissés sans encadrement.
La décision vise AHINON Edogbessi Firmin et SOULEMANE Idrissou à Kouandé, puis TINGADIRI Kintoieha Hyacinthe Strong, KASSA Tchoropa et ATCHOU Moussa Benjamin à Tanguiéta. Tous sont suspendus de fonction. Le mandatement de leurs salaires est arrêté à compter des dates d’absence. Les allocations familiales, elles, sont maintenues, conformément aux textes en vigueur.

Au-delà des noms, le signal est clair. L’abandon de poste fragilise l’école publique, surtout dans les zones déjà sous pression. Chaque absence non justifiée pèse sur les élèves, sur les collègues restés en poste, sur la confiance des parents.
La décision sera publiée et exécutée partout où besoin sera. Elle engage l’administration, mais interroge aussi la responsabilité individuelle. L’école ne tient que par la présence effective de ceux qui y servent. Ici, l’État tranche, sans détour.
Joseph Sossou