Vente illégale de motos de fourrière : Commissariat de Fidjrossè : le policier comptable Éric Saïzonou écroué en prison
Il est placé sous mandat de dépôt depuis le lundi 26 janvier 2026 après sa présentation au parquet de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET). Il s’agit de Éric Saïzonou, policier exerçant comme comptable au commissariat de Fidjrossè à Cotonou. L’homme en treillis est poursuivi pour sa présumée implication dans la vente de motos d’usagers mis en fourrière au sein du commissariat de Fidjrossè. La CRIET n’a pas frappé seulement le policier comptable. Selon les informations recueillies par le Dei de Le Potentiel, ce flic aurait bénéficié de la complicité d’un de ses amis. Le rôle de cet ami est décrit par plusieurs de nos sources. Selon le récit, cet ami est celui qui aiderait Éric Saïzonou à sortir les motos mises en fourrière. Mais l’aide ne s’arrête pas là. Cet ami est aussi cité comme celui qui facilite la vente des motos des usagers une fois sorties de la fourrière. Au même titre que le policier Éric Saïzonou écroué, l’ami incriminé a été inculpé de complicité des charges retenues et placé sous mandat de dépôt. Les deux personnes poursuivies seront jugées au mois de février 2026, apprennent nos sources. Avant le parquet de la CRIET, Eric Saïzonou a passé environ une semaine de garde à vue à la Brigade économique et financière (Bef) dès l’ouverture du dossier. Cette procédure pénale a été décidée par la hiérarchie policière au regard de la gravité des faits reprochés au policier comptable du commissariat de Fidjrossè. Son arrestation est intervenue la semaine écoulée et a laissé cours à un choc dans le rang des populations dont les biens sont souvent mis sous scellés. Attentifs à la situation, les usagers attendent que la lumière soit faite dans ce dossier qui remet une fois en cause l’intégrité de certains agents de police.

Brivaël Klokpê Sogbovi