Les tensions entre les États-Unis et l’Iran se sont accentuées mercredi 28 janvier, après de nouvelles déclarations du président américain Donald Trump appelant Téhéran à conclure rapidement un accord sur le nucléaire.

Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, le chef de l’État américain a appelé les autorités iraniennes à reprendre les discussions en vue d’un accord qu’il qualifie de « juste et équitable », excluant toute capacité nucléaire militaire. À défaut, Donald Trump a évoqué la possibilité d’une intervention « bien pire » que les frappes américaines menées contre des sites nucléaires iraniens en juin dernier.
Dans le même temps, Washington a renforcé sa présence militaire dans le Golfe. L’armée américaine a confirmé le déploiement du porte-avions Uss Abraham Lincoln et de son groupe d’escorte. Donald Trump a présenté ce dispositif comme une force navale majeure, capable d’intervenir rapidement si nécessaire. Ces annonces s’inscrivent dans un contexte de tensions persistantes, aggravées par la situation politique interne en Iran et par les désaccords de longue date entre les deux pays sur le programme nucléaire iranien.
Selon des responsables américains, ce renforcement militaire vise avant tout un objectif dissuasif. L’administration américaine estime que la pression accrue pourrait inciter Téhéran à revenir à la table des négociations, dans un contexte régional marqué par de fortes instabilités sécuritaires.

À Washington, le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré que l’Iran traversait une phase de fragilité politique et économique. Il a notamment évoqué l’impact des tensions sociales internes et les difficultés économiques du pays, estimant que les priorités budgétaires iraniennes contribuaient à accentuer le malaise social.
Du côté iranien, les autorités ont rejeté toute approche fondée sur la menace. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rappelé que la diplomatie ne pouvait prospérer sous la pression militaire, tout en affirmant que l’Iran restait disposé à dialoguer sur la base du respect mutuel et des intérêts réciproques.
Dans un communiqué diffusé par sa mission permanente auprès des Nations unies, l’Iran a réaffirmé sa volonté de parvenir à un accord équilibré, tout en prévenant qu’il se réservait le droit de défendre sa souveraineté face à toute agression.
À ce stade, aucune date n’a été annoncée pour une éventuelle reprise formelle des discussions. La situation demeure suivie de près par la communauté internationale, alors que le dossier nucléaire iranien reste l’un des principaux points de tension au Moyen-Orient.
Laura LEKE