Le 11 janvier 2026 est passé avec son lot d’incertitudes imposées par l’imprévisibilité des électeurs. Entre espérances, angoisse et assurance, les candidats aux élections municipales et communales ont dû se résoudre à subir les bons et les mauvais points distribués par le citoyen électeur. Son choix est souverain. Il est sans appel. Les plus hautes instances notamment, la CENA et la Cour suprême ont d’ailleurs reçu mandat pour faire respecter son choix. Passé ce filtre décisif qui aura fait pleurer et fait rire, les conseillers municipaux et communaux doivent reprendre un autre chemin de croix. Cette fois, le jeu se dessinera au sein des partis politiques Union Progressiste Le Renouveau (Up-r) et le Bloc Républicain (Br). Conformément aux textes en vigueur, les partis procéderont à la désignation des maires devant officier à la tête des communes. Ici, le suspense se raccourcit. Dans le Bénin des réformes sous Talon, plus de place aux tergiversations. La politique politicienne ne bloque plus le fonctionnement de l’État. Pour preuve, hier dimanche 8 février 2026, les députés de la 10e mandature ont été installés conformément aux textes. Loin des pratiques de »reports », aussitôt la cérémonie d’installation bouclée, le bureau d’âge a convoqué les députés pour l’élection des membres du bureau de l’Assemblée Nationale. Chose faite. Depuis hier, tous les organes de gestion du parlement sont connus. Le tempo ainsi donné va sans doute se répercuter sur le processus de pourvoyance des postes de gestion au sein des communes. Dans les prochains jours, les préfets des différents départements devraient reprendre du service et procéder aux installations des nouveaux élus. De leurs côtés, les partis politiques, avec la célérité qui les caractérise désormais, vont transmettre les noms des maires, de leurs adjoints et des Chefs d’arrondissement aux préfets. Et sauf, situations improbables, on devrait aussi connaître tous les 77 maires très bientôt.

B. K. S