Après l’imbroglio au conseil communal: L’installation contestée de la nouvelle maire de Lalo Pélagie GOWUI, un conseil déjà fracturé
La nouvelle maire de Lalo Pélagie GOWUI a été officiellement installée par le préfet du Couffo il y a moins d’une heure. Mais l’événement, censé ouvrir une nouvelle page pour la commune, s’est tenu dans une atmosphère lourde. La nouvelle maire de Lalo entre en fonction dans un climat de fracture politique visible dès la cérémonie d’installation.
Sur les 25 conseillers communaux, 12 ont choisi de ne pas se présenter. Tous appartiennent au Bloc Républicain. Leur absence a pesé sur la cérémonie, transformant ce moment institutionnel en signal de crise. Dans la salle, les sièges vides ont parlé d’eux-mêmes.
Face à cette défection, seuls 13 élus étaient présents. Parmi eux, cinq conseillers de l’Union progressiste le Renouveau ont assisté à la cérémonie dans un contexte manifestement inconfortable. La scène traduit un malaise politique profond au sein du conseil communal.
La nouvelle maire de Lalo, une femme d’une trentaine d’années, prend donc les rênes d’une commune où l’adhésion politique paraît fragile. Son installation ne fait pas l’objet d’un consensus. Le clivage entre les deux principales formations politiques du conseil se voit au grand jour.

Au-delà de l’image institutionnelle, c’est l’équilibre même du conseil communal qui se trouve questionné. Plusieurs sources évoquent déjà deux scénarios, un projet de destitution en préparation ou, à défaut, une paralysie du conseil communal par le jeu des majorités.
Dans les rangs de l’administration locale, l’inquiétude est réelle. Car une nouvelle maire de Lalo installée dans ces conditions devra gouverner avec un conseil divisé presque à parts égales. La commune pourrait entrer dans une période de tensions politiques permanentes.
A Lalo, la cérémonie d’installation s’est achevée dans un silence lourd. Derrière les discours officiels, un sentiment dominait, celui d’un pouvoir local qui commence sous le signe de la contestation.
La suite dépendra désormais du comportement des conseillers absents. Et de la capacité de la nouvelle maire de Lalo à éviter que la crise politique ne se transforme en blocage institutionnel. A suivre
Joseph Sossou