Ministère de l’énergie, de l’eau et des mines : Cotonou accueille un atelier stratégique du Bassin du Niger

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Le Ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines du Bénin a lancé ce mardi un atelier régional de haut niveau consacré à la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et à la pêche continentale dans le bassin du fleuve Niger. Les travaux vont réuni pendant trois jours les représentants des neuf États membres de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), ainsi que des partenaires techniques et financiers. Objectif, accélérer les priorités nationales et régionales en matière de gestion durable de l’eau, de sécurité alimentaire. Les experts devront également s’atteler sur la résilience environnementale dans un contexte marqué par les effets du changement climatique.

Avec plus de 180 millions d’habitants et une superficie d’environ 2 millions de km², le bassin du fleuve Niger constitue un pilier économique et écologique pour l’Afrique de l’Ouest et centrale. Long de près de 4 200 km², il traverse neuf pays, dont le Bénin, le Niger, le Mali et le Nigeria.

Mais cette richesse est aujourd’hui fragilisée. Selon les autorités, la baisse des précipitations, l’augmentation des températures et la dégradation des écosystèmes aquatiques menacent directement les moyens de subsistance des populations. Représentant le Secrétaire exécutif de l’ABN, Zinsou Didier a alerté sur la vulnérabilité croissante du bassin. « Le bassin du fleuve Niger se situe à l’extrémité de l’échelle de vulnérabilité et souffre d’un déficit d’adaptation face aux événements climatiques récurrents. » ll a également rappelé que la pêche et l’aquaculture restent essentielles pour la sécurité alimentaire et l’emploi, avec un potentiel halieutique estimé à 7,5 tonnes/km de voie d’eau.

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Pour Sanni Bio Yérima, représentant de la FAO, l’enjeu est global. « Le bassin du Niger n’est pas qu’une étendue d’eau, c’est un levier stratégique de développement pour toute la sous-région. » Il a insisté sur la nécessité d’une approche intégrée. « Nous ne pouvons plus gérer séparément l’eau, l’énergie, l’alimentation et l’environnement. Tout se tient dans une approche systémique. » L’ambition affichée est claire, transformer les systèmes alimentaires aquatiques, réduire la pauvreté et atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030.

Présidant la cérémonie d’ouverture, Deen Saliou, Directeur adjoint de cabinet du ministère béninois de l’énergie, de l’eau et des mines, a souligné l’importance stratégique de cette rencontre. À l’en croire, la gestion durable du fleuve Niger est indispensable pour : garantir la sécurité alimentaire,

préserver les écosystèmes, et assurer un développement inclusif et résilient. Le Directeur de cabinet du ministère appelle à des résultats concrets dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture. Au-delà des échanges techniques, cet atelier ambitionne de produire des recommandations opérationnelles et de renforcer les plateformes de dialogue avec les partenaires financiers.

Médard Clobechi

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