Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET): De TikTok à la cellule, Alladji vendredi déposé en prison pour harcèlement par voie numérique

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Le harcèlement numérique vient de franchir un cap. Alladji vendredi, TikTokeur connu et féticheur, a été placé en détention après sa présentation, le jeudi 26 mars 2026, devant le procureur spécial de la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). A l’issue de son audition, il a été déposé en prison en attendant son procès.

Une semaine plus tôt, le 20 mars, il avait été interpellé par les agents du centre national d’investigation numérique (CNIN). L’affaire, partie des réseaux sociaux, a vite pris une autre dimension. Au cœur du dossier, le harcèlement numérique et des propos qualifiés d’injures publiques.

Derrière son écran, Alladji vendredi s’était construit une audience solide. Ses vidéos, souvent directes, attiraient des milliers de vues. Mais avec le temps, le ton a changé. Les échanges ont glissé vers des attaques répétées, visant d’autres internautes. Ce qui relevait du spectacle a fini par entrer dans le champ de la loi.

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Son placement sous mandat de dépôt agit comme un signal. Le harcèlement numérique, souvent banalisé, prend ici un visage concret. La prison n’est plus une menace abstraite. Elle devient une issue possible pour ceux qui franchissent la limite.

Dans les quartiers, sur les téléphones, l’ambiance a changé. Ceux qui suivaient ses sorties avec amusement observent désormais en silence. Il reste une impression lourde, celle d’une chute rapide, presque annoncée, dans un espace où tout circule vite, mais où rien ne disparaît vraiment.

Joseph Sossou

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