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Affaire des ossements humains retrouvés derrière le CNHU : Sept condamnations à cinq ans de prison et deux mandats d’arrêt émis par la CRIET

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La chambre correctionnelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict jeudi 26 mars 2026 dans le dossier de la découverte macabre d’ossements humains derrière la morgue du Centre National Hospitalier Universitaire (CNHU) de Cotonou. Sept prévenus ont été condamnés à cinq ans de prison ferme et à cinq millions de francs CFA d’amende chacun. Deux autres personnes, poursuivies sans mandat de dépôt, font l’objet de mandats d’arrêt émis par la juridiction spéciale.

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Poursuivis pour abus de fonction et complicité d’abus de fonction, les mis en cause, dont certains agents liés à la morgue, ont été reconnus coupables à l’issue de plusieurs mois de procédure. Cinq d’entre eux étaient déjà en détention préventive au moment du verdict. En outre, la juridiction spéciale a décerné des mandats d’arrêt à l’encontre de deux autres personnes impliquées dans le dossier et poursuivies sans mandat de dépôt. Les condamnés disposent d’un délai de quinze jours pour interjeter appel.

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Au cours des audiences, le parquet a mis en avant la gravité des faits, évoquant l’existence présumée de pratiques illégales autour de prélèvements sur des corps déposés à la morgue. À l’issue d débats, des éléments issus de l’exploitation de téléphones portables auraient notamment orienté les investigations vers un réseau impliqué dans la manipulation de restes humains. Le parquet avait requis des peines plus lourdes, allant jusqu’à huit ans d’emprisonnement ferme Pour certains prévenus, tout en sollicitant la relaxe pour d’autres au bénéfice du doute

En effet, l’affaire remonte au 28 février 2025, date à laquelle des ossements humains ont été découverts dans une zone située derrière la morgue du CNHU. Selon les éléments du dossier, c’est un agent d’entretien, occupé à des travaux de désherbage, qui aurait fait la découverte avant d’alerter les responsables de l’établissement. Les constatations effectuées par les services compétents ont permis de reconstituer cinq squelettes humains. Toutefois, certaines parties, surtout les têtes, n’ont pas été retrouvées.

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