
Environnement et santé publique au Bénin: Vers un renforcement des politiques de protection et de prévention
La dégradation de l’environnement compromet la santé publique et la sécurité des populations. Au Bénin, l’avancée des eaux de l’océan Atlantique a déjà provoqué, par le passé, la destruction de plusieurs habitations, soulignant ainsi l’urgence de mesures préventives. Tout comme l’agriculture, l’élevage, la culture, le tourisme ou le sport, la question environnementale figure parmi les priorités des candidats de l’opposition à la présidentielle d’avril 2026. Dans leur programme de société, les principaux défis identifiés incluent la détérioration du cadre de vie, l’urbanisation anarchique et l’occupation de sols inadaptés à l’habitation.
«Les experts estiment qu’une catastrophe serait inévitable si des mesures préventives ne sont pas prises dans l’immédiat », stipule le document. Selon le diagnostic présenté par Paul Hounkpè et Judicaël Hounwanou, le Bénin fait face à plusieurs défis environnementaux majeurs : mauvaise gestion des réserves forestières, érosion côtière préoccupante, réseaux de drainage des eaux pluviales insuffisants et inondations fréquentes dans certaines communes. À cela s’ajoutent une application limitée des textes régissant l’environnement, la pollution, des prestations de voirie insuffisantes, des infrastructures inadéquates et une déforestation avancée. La disparition progressive d’espèces végétales et animales, ainsi que la mauvaise gestion des déchets solides et liquides, constituent également des menaces significatives.


En réponse à ces enjeux, ils proposent plusieurs mesures prioritaires. Il s’agit notamment d’améliorer la gestion des réserves forestières, de poursuivre les actions de protection du littoral, de développer des programmes de recyclage des plastiques non biodégradables et de renforcer l’application des textes environnementaux. La construction d’infrastructures de drainage est essentielle pour limiter les inondations, tandis que la lutte contre la pollution et le soutien aux services de voirie restent des priorités.
Le projet vulgarisé prévoit également la mise en place d’une politique d’urbanisation adéquate, la conservation de la faune et la plantation d’espèces en voie de disparition dans le cadre des programmes de reboisement. Enfin, le renforcement du corps des Eaux et Forêts dans ses missions de contrôle et de protection des parcs, des forêts nationales et de la faune est jugé indispensable pour restaurer l’équilibre écologique du pays.
Laura LEKE