
Prévention et gestion des infractions électorales: Des officiers et agents de police judiciaire renforcent leurs capacités
Dans le cadre de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, une session de formation a été organisée ce mercredi 8 avril 2026 à la salle de conférence de la préfecture d’Allada au profit des officiers et agents de police judiciaire. L’initiative vise à renforcer leurs compétences dans la prévention et le traitement des infractions électorales, à sécuriser les opérations de vote afin de garantir l’intégrité du scrutin.

Placée sous le thème « Gestion des infractions en matière électorale : rôle de la police républicaine », cette session s’inscrit dans le cadre de l’élection présidentielle du 12 avril 2026.


À l’ouverture, Anoh Dagbélou Directeur des Partis Politiques et des Affaires Electorales (DPPAE), a rappelé l’importance de l’initiative pour garantir des élections apaisées. « Nous traversons un moment crucial de la vie démocratique de notre nation », a-t-il déclaré, appelant à l’impartialité et au professionnalisme des forces de sécurité. Selon lui, la maîtrise des infractions électorales constitue un enjeu majeur pour préserver la stabilité et renforcer la confiance des populations envers les institutions.
Dans la suite des activités, la formation proprement dite a été assurée par la magistrate Souhaïlatou Touré, première substitut du procureur de la République près le tribunal d’Abomey-Calavi. Dans sa communication, elle a indiqué qu’il s’agit avant tout de revisiter des fondamentaux afin de mieux outiller les participants. « L’objectif est de renforcer les capacités des officiers de police judiciaire (OPJ) dans la prévention et la gestion des infractions électorales, sans distinction de bord politique », a-t-elle expliqué.


Au cours de la session, plusieurs catégories d’infractions électorales ont été passées en revue, notamment les atteintes au processus électoral, les fraudes liées au vote, la destruction ou l’altération du matériel, ainsi que les actes susceptibles de troubler l’ordre public pendant le scrutin. Dans ce contexte, la magistrate a rappelé le rôle central des officiers de police judiciaire, appelés à « préserver l’ordre public, sécuriser les opérations de vote et garantir l’intégrité du scrutin ». Elle a également insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre les différents acteurs de la chaîne pénale dans le processus d’encadrement d’une enquête « Il est essentiel d’assurer une bonne coordination entre les officiers de police judiciaire, les magistrats et les autres intervenants », a-t-elle souligné.
*Une formation saluée par les participants*
La Directrice Départementale de la Police Républicaine(DDPR) de l’Atlantique, la Commissaire divisionnaire Ghislaine, a salué la portée de l’initiative. Elle a évoqué plusieurs infractions récurrentes, dont « la propagande sur les lieux de vote, la falsification des cartes électorales ou encore l’usurpation d’identité », estimant que cette session permet aux forces de sécurité de mieux maîtriser le cadre légal et d’ajuster leurs pratiques.
Le constat est le même avec Alédji Raoufou, Commissaire de Toffo qui retient une actualisation utile des connaissances. D’après lui,« le champ de la loi est vaste. Il faut régulièrement se remettre à niveau » a-t-il confié.
En outre, selon les organisateurs, cette formation concerne une vingtaine d’officiers de police judiciaire par département, ciblés en fonction des zones jugées sensibles. Elle est appelée à être déployée dans plusieurs localités du pays, notamment dans les départements de l’Alibori et des Collines, à l’instar l’Atlantique, afin d’assurer une coordination efficace à l’échelle nationale et de renforcer la confiance des populations envers les institutions.
Laura LEKE