Présidentielle du 12 avril 2026 : Un scrutin apaisé qui confirme la maturité démocratique du Bénin

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Le Bénin a organisé, ce dimanche 12 avril 2026, l’élection présidentielle devant permettre de désigner le locataire de la Marina pour la mandature 2026-2033. Pour ce scrutin tant attendu, deux duos de candidats étaient en lice : Romuald Wadagni-Mariam Chabi Talata, portés par les formations politiques de la mouvance présidentielle, et Paul Hounkpè-Judicaël Hounwanou, pour le compte de l’opposition.
Mais ce qui a retenu l’attention des Béninois et des observateurs avertis du paysage politique national ces dernières années, c’est le bon déroulement du scrutin ainsi que la qualité de son organisation par la Commission électorale nationale autonome (CENA). Cette institution a visiblement tiré de nombreuses leçons des ratés observés lors des élections communales et législatives du 11 janvier dernier.
Évidemment, depuis l’avènement du renouveau démocratique en 1991, le Bénin est devenu une référence sur le continent pour la qualité de ses scrutins, particulièrement depuis l’institutionnalisation de la CENA en 2013. Si le processus reste perfectible face aux défis logistiques, car aucune œuvre humaine n’est parfaite, il demeure dans son ensemble solide et fiable.
Il convient toutefois de relever que certains points ont toujours suscité des débats, mais ils ont été maîtrisés, notamment la réduction significative du coût des élections ainsi que la mise en place d’une liste électorale fiable, transparente et non contestée. Le système électoral béninois reste, à ce jour, robuste, crédible et transparent.
Au soir de ce dimanche 12 avril 2026, les Béninois peuvent se réjouir de la tenue d’un scrutin dans le calme et la sérénité sur toute l’étendue du territoire national. C’est la maturité démocratique du peuple béninois qui s’affirme ainsi à travers cette consultation électorale.

L.T.

Les impressions de quelques personnalités après avoir exercé leur droit de vote

Abdoulaye Bio Tchané

Banniere carrée

« Nous sommes en train d’élire notre futur chef d’État et la CENA, la Cour constitutionnelle, les autres institutions impliquées, notamment les Forces de défense et de sécurité (FDS), bien sûr avec tout le gouvernement qui est derrière, ont assuré la coordination de ce processus. Je pense donc qu’il faut féliciter notre peuple qui, une fois encore, donne l’exemple de ce qu’il y a à faire pour que le continent continue d’évoluer dans la démocratie, mais aussi remplisse les conditions pour son propre développement. Chacun de nous attend quelque chose de l’État ; c’est l’occasion de l’exprimer par ce vote, parce qu’il permet de choisir celui qui sera en mesure de satisfaire ces attentes. »

Irénée Koupaki

« Nous venons de terminer deux mandats de cinq ans et nous avons travaillé d’arrache-pied sous le leadership du président Patrice Talon. Nous avons donc achevé un cycle et nous allons entrer dans un deuxième. Je note que la campagne électorale a été apaisée, une campagne au cours de laquelle les populations sont sorties massivement pour suivre les différentes déclarations des deux duos. Aujourd’hui, nous devons exercer notre droit de vote. C’est un devoir civique, et c’est ce que nous sommes venus faire. »

Luc Atrokpo, député à l’Assemblée nationale, 10e législature

« Mes impressions sont des impressions de joie, parce que nous avons constaté que le niveau d’organisation est à saluer. La CENA est vraiment à féliciter, car le matériel est en place depuis le matin, et même très tôt. Il faut également saluer le gouvernement qui a mis les moyens à sa disposition. Les populations sont heureuses de constater que, pour cette fois-ci, rien n’a manqué et que tout est en ordre. C’est mon premier motif de satisfaction.
Le second, c’est que les citoyens se sont déplacés. Cela signifie que le message lancé a été entendu. Je voudrais les remercier et leur rappeler que cela se reproduira dans sept ans. Il faut que chacun se souvienne que sa voix compte et que c’est ainsi que nous construirons le Bénin de demain. »

Nicéphore Soglo

« J’étais à la manœuvre il y a plusieurs années, lors de la Conférence nationale. J’ai passé le témoin à quelqu’un, puis il y a eu Patrice Talon. En tant que membre de la grande famille que nous formons avec son épouse, qui est la petite-nièce de ma femme et compte tenu de sa bonne volonté, nous avons commencé à transformer ce pays. Aujourd’hui, notre pays va de l’avant et connaît des transformations positives. »

Guy Mitokpè

« C’est un sentiment de joie de savoir qu’une fois de plus, je contribue à l’enracinement du processus démocratique et que je participe à faire comprendre à chacun qu’il est du devoir de chaque citoyen de contribuer à la consolidation des institutions. C’est ce que je suis venu faire. »

Bruno Amoussou

« Je voudrais d’abord féliciter les deux candidats, parce qu’ils ont mené une campagne qui a permis la construction, dans notre pays, d’un large consensus. »

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